Abeilles, crimes et champagne … Valérie Valeix

Waouh !!

Un roman époustouflant et captivant ! L’auteure nous tient en haleine dès les premières pages et ne nous lâche plus ! 

Un roman bien documenté où le fond est aussi riche que l’intrigue policière ! Le plus de ce roman !

Il y est question d’apiculture, d’écologie, comme tous les romans de Valérie Valeix mais elle nous parle aussi d’Histoire 

L’ écriture est maitrisée et subtile, les personnages charismatiques et bien « ancrés » dans l’histoire !! Une analyse subtile sur les comportements humains, les relations aux autres. 

Et ce clown, Mister Jeff énigmatique et empreint de sagesse … 

Un polar où il y a bien sûre un crime ! 

Qui a étranglé la Matriarche du domaine Garcin, productrice de vin de champagne ? Un voyage « gustatif » au pays du champagne, à proximité de Reims.

Une intrigue finement construite où aucune incohérence ne vient troubler l’enquête !! Quel plaisir !!  Et en prime un dénouement inattendu !

Un polar qui n’a rien envier au plus grand !! Et où Mister Jeff apporte sa touche « colorée » 

09082020-DSC_7658 2-2 mini

P 412 « La phrase de Mister Jeff jaillit à nouveau dans son esprit : « Nic souffre d’un sérieux conflit de loyauté envers ses parents ». Nicolas ne dirait rien pour protéger sa mère, mais jusqu’où était-il prêt à aller ? L’analyse de Jeff lui revint également en mémoire : « L’être humain est tri-couches, il y a le « Je » de tous les jours, celui qui travaille, entretient des relations, imposées ou non. Il y a l’acteur : on se donne un rôle, mais tout ce qu’on dit est faux et on ne ressent rien. Sous ces deux couches, il y a le clown, le véritable « Je ». Lui éprouve réellement les choses, mais la société, les conventions, l’éducation, bref la domestication refusent de le laisser s’exprimer. Alors il se terre au plus profond de nous-mêmes jusqu’au jour où un événement le fait jaillir et il se révèle tel qu’il est, il peut tuer, aimer, roter, être colérique ou amoureux, mais quand le clown s’exprime, attention, c’est toujours en puissance dix. »

P 35 « La salle des fêtes de Cernay-lès-Reims était pleine à craquer. Le docteur Becker, président de l’Association Francophone d’Apithérapie fit quelques essais de micro puis indiqua à Audrey que la séance allait débuter. Elle s’éclaircit discrètement la voix, eut une pensée pour son petit André. Couvé par maman Stein, il devait dormir à poings fermés dans l’un des trois chalets d’hôtes des Fleuriot, installés sur leur important rucher de Cernay-lès-Reims. Justement, ceux-ci, étaient au premier rang, passionnés, tout comme Audrey, par les cours d’apithérapie dispensés par l’ancien médecin militaire. Dans une inclinaison de tête pour la jeune femme, ce dernier demanda ; 

  • Peut-être serait-il bon de rappeler ce qu’est le pollen exactement ?
  • La semence végétale de la fleur qui est hermaphrodite. Du moins en théorie, répondit la jeune apicultrice en espérant être assez audible car cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas pris la parole en public. 
  • En théorie, exactement. Mais contrairement à l’adage, la nature n’est pas toujours si bien faite que ça. Explications …

Danièle, son élégante assistante, projeta sur le mur l’image d’une fleur schématisée dont il entreprit de détailler les diverses parties. »

DSC_7721 mini

P 48 « – Ils disent que la mère Garcin a été étranglée avec un fil en acier. Comme celui dont on se sert pour filer les cadres afin d’y accrocher la feuille de cire. 

Audrey avait en effet appris lors de sa déposition, deux heures plus tôt, que la propriétaire des Champagne Garcin avait été étouffée de face au moyen d’un fin fil d’acier qui, d’ailleurs, était resté dans les chairs entamées. L’assassin avait pris place côté passager. Des analyses étaient en cours pour déceler des empreintes ou des traces ADN sur le fil en question. La voiture était également passée au crible, de même que le corps de la victime envoyé à l’Institut médico-légal du CHU Robert Debré de Reims. 

Elle observa Nadège Fleuriot dont les doigts tremblants tentaient d’ajuster grâce à des points de colle, les deux bords d’un anneau en résine transparent rempli de pollen multicolore préalablement déshydraté. La quadragénaire aux longs cheveux blonds et au nez pointu rougi s’était fait une spécialité des bijoux issus des produits de la ruche. Labellisés « Nad’Art », une quarantaine de pendentifs, bagues et autres bracelets de toutes sortes ornés d’abeilles ou de pollen sous verre s’alignaient sur la longue table de bois de son atelier du premier étage. »

Edition : Palémon

Genre : polar 

Publié en 2018

RENCONTRE avec l’auteure … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Interview à retrouver dans la chronique « Échec à la Reine » du même auteure.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :