Les murmures du lac … Karine Lebert

Dès les premières pages le ton est donné !! Lucille la soeur jumelle d’Isaure trouve la mort ! Un accident ? 

J’ai commencé ce roman avec circonspection !! Pour des raisons diverses … je commence à faire une petite « overdose » avec les histoires de jumeaux ! 

Il y a eu et il y a tellement d’écrits, de rebondissements, de dénouements avec l’apparition miraculeuse d’un jumeau !! Comment innover et nous surprendre ?

L’auteure a su néanmoins me captiver par son écriture fluide et très agréable, cette intrigue savamment construite nous apporte de belles surprises. 

Néanmoins je ne suis pas complètement rentrer dans l’histoire ! Quelques invraisemblances m’ont un peu « dérangées » 

J’ai retrouvé par contre avec plaisir les rebondissements de dernière minutes dont l’auteure sait nous surprendre ! 

Puis ces questionnements sur l’identité, l’impact, les répercussions et les implications liés à l’enfance !! 

J’ai aussi apprécié cette promenade un brin touristique en Vendée.  

Un roman en demi teinte !! 

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P 9 « Les abords de la vaste étendue d’eau étaient vides et désolés, à l’image de l’ensemble du département de la Vendée, qui somnolait pendant la morte-saison en attendant l’afflux touristique de l’été. 
Voilà sans doute pourquoi Lucille Launay, née Martineau, avait choisi ce jour de semaine, juste après le déjeuner, pour assouvir sa passion de la moto Sans crainte de déranger quiconque, à l’exception des oiseaux qui se mirent à fuir le bruit. Un tel moyen de locomotion n’était pas autorisé au sein de ce lieu préservé, mais la jeune femme pressentait qu’elle ne risquait pas d’être verbalisée. Le seul problème était le tapage causé par sa puissante Kawasaki, propre à donner l’alerte. Sinon, elle doutait de rencontrer quelqu’un bravant le froid et la grisaille en ce début d’après-midi de février. 
Lucille se trompait. Elle se croyait seule au lac de Jaunay, or elle avait été suivie et était pour l’heure épiée. Pendant qu’elle défiait le sort en accélérant sur le sol glissant, projetant de la boue aux alentours, son corps musclé protégé par une épaisse combinaison noire, une jeune femme l’observait, attentive à ne pas trahir sa présence. » 

P 146 « Curieux, Mathias examina les lieux. Ce n’était pas l’endroit où il avait remisé le tracteur la veille, cet espace servant plutôt d’appentis ; … Foulant le sol bétonné, il inspecta l’endroit sans vraiment savoir ce qui le motivait. Plusieurs toiles à même le sol, posées contre le mur à l’envers, si bien qu’il ne voyait pas quel en était le sujet, attirèrent son attention. Pour la première fois depuis très longtemps, il songea à Isaure, la jumelle de Lucille, qui n’avait pas reparu depuis vingt ans. Il ne l’avait pas connue, mais Lucille l’avait évoquée devant lui, regrettant qu’elle n’ait jamais donné signe de vie. Matthias se souvenait que Lucille avait parlé du don d’saure pour le dessin. A sa connaissance, elle ne possédait pas d’oeuvre de sa soeur, et il s’étonna d’en trouver là alors qu’il n’en avait jamais vu lors de ses précédents passages. Lucille aurait-elle eu des nouvelles d’Isaure, après tant d’années de silence ? Mais dans ce cas, pourquoi le taire ? »

 

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P 157 « Nous avons fondé de grands espoirs en toi, ton père et moi, et nous avons eu tord. Je ne t’en veux pas, tu n’y es pour rien. Je regrette, c’est tout. Tout le monde s’est trompé. 

Isaure la contempla avec une expression fataliste. Jamais Emilie Martineau n’avait abordé l’injustice dont elle se sentait victime depuis la plus petite enfance, cette comparaison constante entre les jumelles en sa défaveur. Jamais elle ne lui avait dit que son amour était équitable, jamais elle ne l’avait prouvé non plus, sauf justement quand elle avait cru en son talent de peinture. Jamais elle n’avait reconnu l’égoïsme forcené de Lucille, son besoin d’être dans la lumière aux dépens des autres, son ego surdimensionnés, sa sécheresse de coeur, son insensibilité qui atteignait des sommets en cette période complexe et fragile de l’adolescence. 

Ce fut très difficile pour Isaure durant les mois suivants. Elle renonça à peindre, se concentrant sur ses études pour oublier échec et désillusion. « 

 

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Edition : Presse de la cité

Genre : Roman

Publié en 2020

RENCONTRE avec l’auteure … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

A découvrir dans Les Amants de l’été 44 du même auteur !

 

 

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