La pierre noire … Marc Masse

Après être tombée sous le charme de « 72 heures », « L’oeil du guetteur », « Les tables de Sargon », « La lettre », …  quelle surprise de découvrir ce nouveau polar préhistorique si différent des autres.

Un changement radical de décors !! Se retrouver il y a 38000 ans au milieu des hommes préhistoriques. 

Serait-ce la rencontre entre les hommes de Neandertal et les homo-sapiens ? 

Nous découvrons alors, à travers tous ses meurtres, la vie quotidienne de cette tribu appelée les « nous », ses conflits, ses codes, ses peurs, ses croyances, …  

Une belle intrigue menée tambour battant, une écriture toujours très agréable et maitrisée. Des personnages toujours aussi sanguins !

Une belle histoire mais j’ai néanmoins été moins sensible à ce roman qu’aux précédents romans de l’auteur.

J’ai attendu tout au long du récit un retour en 1856 mais … 

« Ses deux compagnons ressortirent pour chercher d’autres outils moins grossiers. 
Pendant ce temps, Hans continuait de creuser. Il agrandit le trou, soudain, à la périphérie, il vit briller quelque chose. De la main, il écarta la terre et dégagea l’objet qui scintillait. C’était une pierre noire, mais translucide. A cet instant, il se trouvait tout seul, dans un réflexe, il la ramassa et la glissa dans la poche de son vêtement. »

« Il appartenait, comme Gorr et Sim, à un groupe d’une trentaine d’individus qui se désignaient eux-mêmes simplement par « nous ». Ils habitaient alors une caverne creusée dans le flanc rocheux d’une colline, non loin d’une rivière, au coeur d’une vallée qu’on désignera beaucoup plus tard du nom de Néandertal. 

Quelques temps auparavant, à cause du froid grandissant, les « nous » avaient abandonné leurs habitations faites de structures de bois et d’os recouvertes de peaux pour cette caverne où régnait une chaleur agréable. Ceux qui entretenaient le feu non loin de l’entrée ne manquaient pas à leur tâche. Ils brûlaient des os, un combustible plus pratique que le bois : la graisse qu’ils contenaient n’émettait pas de fumée et durait bien plus longtemps. »

« Où aller ?

Les arbustes étiques tordus par le gel. L’herbe rase de la toundra n’offraient pas d’abri. Nous partit droit devant lui, à toutes jambes. 

Mù par la panique, son souffle sortait en buée avec un bruit saccadé. Nouk avait l’habitude de courir, mais, à ce rythme, il n’irait pas très loin. Pour garder une chance de distancer ses poursuivants, il devait contenir sa terreur, maitriser sa respiration et ses mouvements. 

Son avance s’avérait faible ; il entendait, tout proches, derrière lui, leur halètement et l’écho de leurs pas sur le sol dur. Avec le jour, des écharpes de brume montaient de la terre et de la végétation, recouvrant le paysage. Elles pouvaient l’aider à leur échapper, mais Bog et ses acolytes restaient sur ses talons. »

Editions des Falaises

Genre : polar préhistorique

Publié en 2022

Couverture : Miles Hyman

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