Errances Photographiques de Christian Pujol

Christian Pujol est Auteur photographe et Correspondant de presse, il nous livre à travers ses clichés, ses voyages et ses rencontres … son Errance photographique.
Une promenade … un regard … autour de l’Artisanat … la culture … le tourisme … la nature …

Des photos sublimes … pleines de sensibilités, d’émotions, d’instants partagés
Des légendes pour nous permettre de nous immerger avec plaisir dans son univers …

Un voyage pour le plaisir des yeux ...

Un livre à découvrir .. un livre pour s’évader
Un beau moment …

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Entrer une légende

« La photo est pour moi, le résultat d’un instant unique, durant lequel notre regard ne se limite pas à « regarder« , mais à « Voir » au -delà, à s’immerger dans des émotions, pour ensuite
les proposer aux « Regards » des autres.
« Errances photographiques » est une promenade dans mon monde de la photographie en cinquante photos.
Correspondant de presse et Auteur-photographe, ce livre est un concentré de mes regards sur l’artisanat, la culture, le tourisme, la nature. Mes coups de cœur également, des instants où
j’ai essayé de capturer des émotions, des attitudes, lors de mes rencontres, reportages et voyages. » Christian Pujol

Pour poursuivre la visite … https://www.jingoo.com/christian-pujol/

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Pour les reportages … http://www.caravanrandomag.fr/

Publié en 2017

Genre : Livre photographique

 

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Orgueil et Préjugés de Jane Austen

L’AngleterreLongbourne ... la vie somme toute « banale » d’une famille bourgeoise Anglaise du XIX éme siècle … Les Bennet et leur cinq filles … Jane, Elizabeth, Lydia, Charlotte et Maria …
Leur vie au quotidien, au cœur de la campagne anglaise !!
On y découvre la condition des femmes de l’époque, avec comme seul avenir … le mariage
Et cette histoire compliquée entre Elizabeth Bennet et Mr Darcy … leur « approche » tumultueuse … et l’évolution de leur relation au fil des pages …
« Mr Darcy se retourna et considéra un instant Elizabeth. Rencontrant son regard, il détourna le sien et déclara froidement :
– elle est passable, mais pas assez jolie pour me décider à l’inviter. Du reste, je ne me sens pas en humeur, ce soir, de m’occuper des demoiselles qui font tapisserie. »

Un livre qui nous embarque avec effarement … avec stupeur dans un large panelle de sentiments … de ressentiments … dans la complexité des émotions humaines …
un dégradé de sensation … d’humeur …
Et puis ces histoires de dotes … de rentes … d‘argent … d‘amour … de convenances … d‘inégalités sociales …de préjugés … d’obligations … de jugements

Des dialogues percutants !!! Une maitrise des émotions !!

Une écriture où on se laisse charmer
Un livre sur la nature humaine … drôle … ridicule et inquiétante …
« Je n’aime véritablement que peu de gens et en estime moins encore. Plus je connais le monde et moins j’en suis satisfaite. Chaque jour appuie ma conviction de l’inconséquence
de tous les hommes et du peu de confiance qu’on peut accorder aux apparences du mérite et du bon sens. »

J’avais envie de découvrir ce livre cité à plusieurs reprises dans mes précédentes lectures … « Le Purgatoire » de Chuck Palanuihk , « Les passeurs de livres de Daraya » de Delphine Meloui ,
Un roman fort et puissant !! Un monde fait d’illusions et de désillusions
J’ai été charmée par ce chef d’œuvre de la littérature anglaise …

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« Depuis le commencement, je pourrais dire dès le premier instant où je vous ai vu,
j’ai été frappée par votre fierté, votre orgueil et votre mépris égoïste de sentiments d’autrui. Il n’y avait pas un mois que je vous connaissais et déjà je
sentais que vous étiez le dernier homme du monde que je consentirais à épouser. »

« À ceux qui ne changent jamais d’opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup. »

 

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« – Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l’un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n’épousez pas Mr Collins,
et je vous défends de reparaître devant moi si vous l’épousez. »

« Mon caractère, je ne saurais m’en porter garant. Je crois qu’il manque de souplesse. Il est sans doute trop rigide, en tout cas au goût des gens que je fréquente. Je ne parviens pas à oublier les folies
et les vices d’autrui aussi vite qu’il le faudrait, ni les torts qu’ils m’ont fait subir. On ne réussit pas à m’influencer chaque fois que l’on me flatte. Je suis d’une humeur qu’on pourrait qualifier de rancunière.
Quand je retire mon estime, c’est pour toujours. »

« – Lizzy n’est en rien supérieure à ses sœurs, et je prétends qu’elle est loin d’avoir la beauté de Jane et l’heureux caractère de Lydia. Mais il faut toujours que vous lui donniez la préférence.
– Aucune n’a grand-chose pour la recommander. Elles sont toutes sottes et ignorantes, comme la plupart des filles. Mais Lizzy possède un esprit un peu plus vif que les autres. -Oh ! Mr. Bennet, parler ainsi de ses propres filles !…
Mais vous prenez toujours plaisir à me vexer ; vous n’avez aucune pitié pour mes pauvres nerfs !
– Vous vous trompez, ma chère ! J’ai pour vos nerfs le plus grand respect. Ce sont de vieux amis : voilà plus de vingt ans que je vous entends parler d’eux avec considération. »

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« Il y a, je crois, en chacun de nous un défaut naturel que la meilleure éducation ne peut arriver à faire disparaitre.
-Le vôtre est une tendance à mépriser vos semblables.
-Et le vôtre, répliqua-t-il avec un sourire, est de prendre un malin plaisir à défigurer leur pensée. »

« […] Lorsqu’une femme a cinq filles en âge de se marier elle doit cesser de songer à ses propres charmes.
– D’autant que, dans ce cas, il est rare qu’il lui en reste beaucoup. »

« Il aimait la campagne, les livres, et de ces goûts avait tiré ses principales satisfactions. À sa femme il n’était guère redevable que, pour son ignorance et sa sottise, d’une part de son amusement. Ce n’est pas le
genre de contentement qu’en général un mari souhaite devoir à une épouse. Mais, lorsque font défaut d’autres moyens de se procurer de la distraction, le véritable philosophe se satisfait de ceux qui lui sont offerts. »

« Quand les gens ne possèdent pas de qualités, l’authentique philosophe s’efforcera de tirer parti de leur défauts.« 

« – Je me demande qui a le premier découvert l’efficacité de la poésie pour chasser l’amour.
– Je croyais qu’elle le nourrissait, dit Darcy.
– Peut-être est-ce vrai d’un bel amour, robuste et sain. Tout sert à donner consistance à ce qui est déjà plein de force. Mais s’il s’agit d’un petit penchant maigrelet, je suis convaincue qu’après un bon sonnet il dépérira tout à fait. »

« – Voyons, ma chère tante, […] entre les considérations d’intérêt et celles de simples prudence ? Où finit la sagesse et où commence la cupidité ? »

Édition 10/18

Genre Roman classique Anglais

 

Les Passeurs de livres de Daraya … Delphine Meloui

Un témoignage poignant et bouleversant !!
15 octobre 2015 … Une photo aperçue par hasard sur Facebook, le cliché d’une bibliothèque secrète à Daraya et … « l’histoire » commence entre Delphine Miloui et Ahmad, puis viendra Ustez, Hussam, Shadi
Une correspondance compliquée qui ne peut se faire qu’à travers internet … une mauvaise connexion souvent coupée … et souvent interrompue par les bombardements !!

Un bouleversant témoignage … des « Insoumis de Daraya ». Daraya cette ville Syrienne assiégée et bombardée durant 4 ans (2012/2016) par le régime de Bachar El Assad ...
Une ville qui dérange …
Des barils d’explosifs largués sur la ville, des centaines par jour sur une ville en plein blocus … isolée du monde …
p 13 « Quand toutes les portes se ferment à double tour, ne reste-t-il pas, justement, les mots pour raconter ?
Ecrire, c’est recoller des bouts de vérité pour faire entendre l’absurdité. »

Puis Ahmad raconte à Delphine Meloui, cette journaliste française, leurs vies … leurs quotidiens … leurs survis puis un jour dans les décombres ... des livres retrouvés pèle mêle … abandonnés … ensevelis … abimés …
Ils seront alors réparé … et comme un sursaut … une volonté de continuer à se battre … la décision de construire cette bibliothèque … une bibliothèque clandestine, cachée dans les sous sol, à l’abri des bombes mais à la disposition de la population restante
de Daraya … p 12 « Face aux bombes, la bibliothèque est leur forteresse dérobée. Les livres, leur armes d’instruction massive. »
Une résistance par les livres !! p 29

Puis Il y a Shadi … ce photographe qui passera ces 4 années à parcourir la ville, malgré les risques, à
filmer et à prendre des clichés … pouvoir capter et ne pas oublier tous ses moments forts et bouleversants de la ville et des habitants de Daraya …
Ce boitier qui un jour lui sauvera la vie !!
Enfin le 27 février 2016 … un cessez le feu … Daraya calme … silencieuse … mais pour combien de temps ??

Que dire de ce livre sinon qu’il bouleverse et interroge … Un récit Terrifiant !!
Une écriture efficace et sobre qui nous plonge vraiment dans les profondeurs de Daraya, de ses souffrances, de cette Absurdité humaine
Un livre à partager et à faire découvrir !!! Impossible de rester insensible !!!
Malgré tout y a t-il un message d’espoir, une lueur ??

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p 90 « Un autre dessin mural, photographié par Ahmad, retient mon attention. » … « Au fond un tableau noir sur lequel Abou Malek al-Chami a fait glisser sa craie de droite à gauche. Je déchiffre sa prose rédigée en arabe ; « Avant,
on blaguait en disant : pourvu que l’école s’effondre. Et elle s’est effondrée. »

p 11 « Ce cliché m’interpelle. Je l’ai découvert par hasard sur Facebook, à la page de « Humans of Syria », un collectif de jeunes photographes syriens. Je lis la légende ; elle évoque une bibliothèque secrète au cœur de
Daraya. Je répète à voix haute : une bibliothèque secrète à Da-ra-ya. Les trois syllabes s’entrechoquent. Daraya, la rebelle. Daraya, l’assiégée. Daraya, l’affamée.« 

p 12  » je finis par retrouver la trace d’Ahmad Moudjahed, son auteur. Ahmad est l’un des cofondateurs de cette agora souterraine. A travers les mailles d’une mauvaise connexion internet, unique lucarne sur le monde extérieur, il me raconte
sa ville dévastée, les maisons en ruine, le feu et la poussière, et dans tout ce fracas les milliers d’ouvrages sauvés des décombres et rassemblés dans ce refuge de papier auquel tous les habitants ont accès. Des heures durant, il évoque en
détail ce projet de sauvetage du patrimoine culturel, né sur les cendres d’une cité insoumise. Puis il me parle des bombardements incessants. Des ventres qui se vident. Des soupes de feuilles pour conjurer la faim. Et de toutes ces lectures
effrénées pour se nourrir l’esprit. Face aux bombes, la bibliothèque est leur forteresse dérobée. Les livres, leurs armes d’instruction massive. (p. 12)

p 18 « Des petits, des grands, des cabossés, des écornés, des illisibles, des très rares, des très recherchés. Il faut désormais trouver un lieu pour les stocker. Les protéger. Préserver cette petite miette du patrimoine syrien avant qu’il ne parte en fumée. Après une concertation
générale, un projet de bibliothèque publique voit le jour. Sous Assad, Daraya n’en a jamais eu. Ce serait donc la première. « Le symbole d’une ville insoumise, où l’on bâtit quelque chose quand tout s’effondre autour de nous », précise Ahmad. »

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La bibliothèque secrète de Daraya … sous les sous sol de la ville … sombre et mal éclairée … Delphine Meloui « Je n’ai pu tenu ma promesse qu’à moitié ; ce livre a enfin vu le jour, mais il ne rejoindra pas, comme espéré, les étagères de la bibliothèque de Daraya, reprise par le régime. »

p 29 « Les livres, un exutoire. Une mélodie de mots contre le diktat des bombes. La lecture, ce modeste geste d’humanité qui les rattache à l’espoir fou d’un retour à la paix.
A l’ombre de la guerre, les phrases peuvent de nouveau vibrer. Elles sont la marque du temps qui reste quand tout est condamné à disparaitre. Elles frémissent de tous ces mots, ceux de la
sagesse, de l’espoir, de la science, de la philosophie, qui résistent à la poudre d’explosif. Parfaitement ordonnés et classés sur les étagères, les mots sont solides, ils tiennent debout, triomphants,
résistants, vaillants, crédibles, empreints de vérité. Ils offrent des pistes de réflexion, des torrents d’idées, des histoires pour s’échapper. Le monde entier à portée de main.
Leur résistance par les livres est fascinante. »

p 31 « J’ouvre un dictionnaire. En vieux syriaque, daraya signifie « nombreuses maisons ». Quelle ironie de destin que de porter ce nom pour une cité dont les bâtiments sont aujourd’hui si peu nombreux à tenir debout. Parfois, la puissance des bombardements est telle
qu’elle creuse des cratères en plein milieu de la chaussée. »

p 43 « Bachar al-Assad avait fait le pari de les enterrer tous vivants. D’ensevelir la ville, ses derniers habitants. Ses maisons. Ses arbres. Ses raisins. Ses livres.
Des ruines, il repousserait une forteresse de papier.
La bibliothèque secrète de Daraya.« 

 

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p 98 « Je ne connais rien d’elles. Je les vois pas. Mais je les entends. Je les devine. Femmes au foyer, enseignantes, sages_femmes, activistes. Je devine leur détresse au quotidien. Je devine leur fatigue, les fausses couches,
les bébés prématurés, les serviettes hygiéniques qui viennent à manquer. Je devine le pipi au lit des enfants paniqués, les insomnies des mères trop agitées, les larmes dans l’obscurité. Tous ces malheurs qui
ne se disent pas, que la guerre étouffe, pour mettre en valeur la bravoure des combattants. Mais, derrière le triomphe des hommes, il y a aussi la souffrance au féminin.« 

p 148 « Shadi a ouvert une sacoche qu’il portait en bandoulière. » … « Il en a extrait un objet qu’il a posé sur la table ; son appareil photo. Celui qui lui avait sauvé la vie. Je n’ai rien dit. J’ai regardé l’objectif carbonisé comme on observe un rescapé.
D’un geste lent, il a balayé la poussière qui recouvrait encore le boitier.
– Daraya était un symbole, a dit Shadi. Cet appareil en a été le témoin. Malheureusement, le monde entier nous a lâchés … »

 

Édition du Seuil

Genre : témoignage

Publié en  2017

Couverture : photo Ahmad Moudjahed, Dessin Abou Malek Al Chami

La Fille aux parapluies … Annie Pétrel-Mathieu

Un roman … une belle histoire d’amour contée avec des mots sucrés … et des phrases gourmandes
Une « banale » histoire d’amour ? On pourrait y croire mais ….

Une balade « succulente » sur la côte d’Albâtre … des rencontres amoureuses, fraternelles et amicales … un beau « tissage » de plusieurs vies
Des instants vécus … des souvenirs … des espoirs … des souffrances …
Une explosion de couleurs … de sensations … de mots … une jolie farandole de fleurs …
Une écriture qui se balance au gré des mots … qui danse en ondulant les phrases …
Une écriture qui n’a pas vraiment besoin d’histoire … juste de mots … et de maux …

Puis à contre sens John, cet ami britannique qui ne maitrise pas la langue française et l’écorche avec tendresse …
Des personnages tendres avec leurs failles … leurs faiblesses … leurs secrets
Lia, une fleuriste, une amoureuse des fleurs et une passionnée de parapluies … il y a aussi Tristan et Pierre !! Et d’ailleurs que cache Pierre ??
Puis cette touchante et troublante histoire d’amour entre Alice et Alban

Une jolie référence à Boris Vian « L’écume des jours »
Un livre de poésie … un livre de vie … empreint de « nostalgie » … de tendresse … et de réalité brute !!
Un livre à déguster blotti dans sa bulle telle une goutte de pluie …
Un livre pour les amoureux des mots …

Un livre qui a fait parlé mes photos …

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p 45 « J’aime aussi les chapeaux, je n’ai cependant pas de chapeau de pluie puisque, lorsqu’il pleut, je sors mes parapluies. »

p 11 « Je ne sais pas pourquoi je suis arrivée en Normandie. Le hasard … peut-être.
C’était à Paris, devant un kiosque à journaux; la photo d’une maison ; une maison si proche de la mer. Ce gros titre : La Côte d’Albâtre.
Son euphonie. Sa musicalité.
Je suis restée longtemps, immobile, à la regarder, captivée, et une porte s’est tout à coup grande ouverte devant moi sur ce paysage de bord de mer. Le vent du large s’est mis à souffler, s’est engouffré pour jouer dans mes cheveux.
J’ai répété, lentement … presque religieusement : « La Côte d’Albâtre« . »

p 33 « Des pensées jaunes.
Des pensées bleues.
Des blanches ou des roses aussi.
Ainsi pouvait-on, au gré des jours et de nos envies, donner des couleurs à nos pensées ? Je passais des heures à regarder par la fenêtre et j’imaginais alors les pensées évoluer avec allégresse au-dessus des passants.
Et, au hasard des rencontres et des rapprochements, les couleurs des pensées pouvaient alors se mêler, se marier et, comme sur la palette du peintre, en créer de nouvelles ! »

p 35 « – Vous êtes bizarres, vous les Français ! C’est déjà difficile avec le règle de grammaire … alors avec les expressions !
Je ris à nouveau et il poursuit.
Moi, je vais rendre mon manteau !
– Mon tablier … « je vais rendre mon tablier« , John. C’est ça l’expression !
Il me regarde et laisse de découragement les bras le long de son corps. »

p 43 « Il y a les parapluies jaunes, comme des boutons d’or.
Il y a les parapluies rouges, comme des coquelicots.
Les roses, comme des gerberas.
Les bleus, comme des agapanthes.
Les verts ... comme dans le jardin, sous une grande fougère. Et une goutte sur une feuille, comme un toboggan ! »

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p 61 « En écoutant ses histoires, j’avais grandi avec l’idée que, si l’on soulevait délicatement les pétales d’une fleur, on pouvait peut-être y découvrir une fée endormie. Que les lutins se servaient des longues feuilles pour les déployer et en faire
des toboggans.« 

p 58 « -Oh, une livre sur les expressions !
– Yes ! Comme ça, les expressions françaises n’auront plus de secret pour toi !
Il le feuillette et s’arrête sur une page pour tenter de déchiffrer.
Une vent à dé-cor-ner le boeuf ? Incredible !
Il poursuit.
Une gre-noui-le de béni-tier ? Oh … You’re son strange in France ! « Tom-ber dans les pommes » ou « dé-cro-cher le lune » ! Oh celles-là, I like it ! Oh oui, ça c’est très mignonne !« 

p 93 « Elle (Alice) est belle, la maman de Camille. En dépit de son âge, elle semble s’être échappée d’un tableau de Botticelli. La douceur de ses traits, sa blondeur, sa grâce naturelle. » …  » Si j’étais un homme je crois que j’aimerais lui
écrire des poèmes. »

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p 101 « Il y a ces tissus fragiles, insaisissables, comme le coquelicot aux pétales diaphanes, légers comme de la soie. Ces fleurs éprises de liberté ne peuvent être emprisonnées dans des bouquets.
Elles ne sont jamais aussi joies qu’au bord des champs. Leurs pétales volent au vent dans la tiédeur des soirs, la rosée ou la pluie les caressent, le soleil fait éclater leurs couleurs. »

Première rencontre avec l’auteur … au salon du livre d’Igoville en janvier 2017

Éditions : A&H

Genre : Roman

Publié en septembre 2017

Illustration de couverture : Damien Bouché

photographie de couverture de l’auteure.

Les jumelles et la maison Berkman … Christine Lebel

Un roman jeunesse… un polar … des jumelles, espiègles et aventureuses !!
Tout commence par des valises à préparer …
Amandine et Salomé partent en vacances dans le Sud de la France chez leur cousin Tom.
Elles découvrent en arrivant une belle et grande maison familiale où les souvenirs, le passé restent présents … et où planent, sans doute beaucoup de mystères!!

Et nous voilà happé par l’ambiance !!
Y aurait-il une histoire de fantômes ?? Un trésor de famille caché ?
Un code ?? Une énigme ??
Bien des mystères pour Amandine, Salomé, Tom et Antoine …

Des personnages attachants, tendres et perspicaces … et pour certains un peu étranges !!!
Une belle écriture fluide et agréable … un rythme soutenu qui tient en « alerte » !!
Une intrigue bien ficelée et un dénouement surprenant !!

Un merveilleux bond dans le temps !! Et je me retrouve petite fille, dans ma chambre, à dévorer « Le club des cinq » …
Quelle belle sensation et quel bon souvenir !! Un beau moment d’évasion !!
Un beau cadeau à offrir à Noël pour nos jeunes lecteurs !!

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p 7 « Les deux jumelles âgées de douze ans étaient très différentes. Physiquement, elles ne se ressemblaient pas du tout. Salomé était brune avec des cheveux longs et Amandine
rousse, dont l’épaisse chevelure lui donnait l’air d’une poupée de porcelaine. La première était la plus vive et ses yeux pétillaient d’intelligence tandis que la seconde était beaucoup plus calme et posée. Elles n’avaient pas le même
caractère et pourtant elles se complétaient si bien. Les deux sœurs étaient inséparables, comme la plupart des jumeaux. »

p 22 « Elle alluma la veilleuse de la table de nuit et remarqua que le bruit provenait de la fenêtre. Salomé sommeillait paisiblement dans le lit près d’elle et elle hésita à la réveiller. Peut-être qu’un orage se profilait à
l’horizon ? Il faisait tellement chaud ! Amandine se leva, alla ouvrir les doubles rideaux de la fenêtre et constata que le vacarme venait des volets. Ils étaient fermés et ils tremblaient. Amandine regarda, abasourdie,
ce spectacle; les volets bougeaient tout seuls comme si quelqu’un essayait de les forcer. »

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p 37 « Salomé s’approcha de plus près et machinalement essaya de tourner la poignée, en vain. Elle leva ensuite les yeux pour regarder le contour de la porte quand elle remarqua une inscription écrite dans le coin du mur. Il était possible
d’y lire : « L’infaillible, regardez pour être exact« .
Salomé appela son cousin :
« Viens voir, Tom, j’ai trouvé quelque chose ! »
Le garçon étudia l’inscription et le dessin qui représentait une tête d’ange. »

p 40 « Le vieil homme leva ses yeux verts sur Tom et lui dit :
« C’est moi, jeune homme, que me veux-tu ? »
Le personnage paraissait être très âgé, sans pour autant que les enfants soient en mesure de définir son âge. Son visage ridé était brûlé par le soleil et une casquette cachait ses quelques cheveux blancs.
« Je suis Tom Berkman, et voici mes cousines. Nous voudrions vous poser quelques questions sur mon grand-père et surtout sur mon arrière-grand-père Jacques. »

p 73 « Les garçons se retirèrent sur la pointe pieds et Salomé regagna son lit. Blottie sous sa couverture, encore tremblante de frayeur, elle réfléchissait. Qui avait bien pu crier de cette façon ? Peut-être
était-ce Rosa ? Non, impossible. Qui pourrait donc s’amuser à leur causer de telles frayeurs ? N’arrivant pas à trouver le sommeil, tournant et se retournant dans son lit, elle se remémora toutes les histoires de spectres racontées
par Mme Hans. Et si elle avait raison ? Si la maison était en effet hantée ? »

Édition ; Minerve et Bacchus

Genre : Roman jeunesse

Publié : 2017

 

DEGAS Un hiver en Louisiane de Cécile Delile

Un roman … une biographie de Degas ...
Une balade entre la Nouvelle Orléans et Paris

On y découvre les origines maternelles de Degas, sa mère une « créole » de Louisiane …
Une plongée de quelques mois dans cette vie « exotique » … avec son ambiance … ses odeurs … ses sensations … ses couleurs joyeuses et vives …
Ses retrouvailles avec René et Achille ses deux frères qui vivent à la Nouvelle Orléans et dirigent avec leur oncle l’entreprise familiale de coton
Puis cette tendre complicité avec Estelle … sa cousine …la femme de son jeune frère René. Cette femme aveugle, qui fascine Degas par sa vision, sa perception du monde et de son environnement …
Une rencontre … un pays qui va transcender sa peinture !!
Un artiste toujours à l’affut … à la recherche d’une lumière … d’une ambiance … d’une posture … d’un regard … d’une nouvelle sensation à dépeindre et peindre sur ses toiles …

Il vivra cette hiver en Louisiane avec insouciance ! A son retour à Paris … cette insouciance deviendra pour lui un doux souvenir …
Il rapportera de ce voyage sa célèbre toile « Un bureau de coton à la Nouvelle Orléans« .

On y découvre aussi son amour pour Paris … son besoin d’observer et peindre toutes ces femmes … danseuses … acrobates … trapézistes
On y croise Berthe Morissot … Emile Zola …Monet … Maupassant … Gaughin …
le café Guerbois et le monde des Impressionnistes
Edgard Degas déambule dans le monde …dans la société parisienne avec élégance, style … mais avec une certaine mélancolie
Un amoureux des femmes ?? ou en a t’ il un peu peur pour se poser et savourer ??
Difficile pour lui de choisir entre une vie amoureuse et sa peinture ?? Deux passions difficiles à conjuguer ??

Un magnifique roman où il est doux de « se laisser caresser, flotter, bercer, chavirer, guider « p 196 … par la délicate plume de l’auteure…
Une écriture toute en poésie, « en dentelle » …un délicieux récit … un plaisir de retrouver l’univers des Impressionnistes sous la plume finement ciselée de Cécile Delile !!
Un joli coup de cœur  !!

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p 33 « Il comprenait mieux pourquoi les affaires de son frère et de son oncle étaient florissantes, des collines du Mississippi jusqu’à la Louisiane, on vivait dans le coton et pour
le coton. René, voyant son frère subjugué, poursuivit ses explications avec intérêt, ravi pour une fois de piquer sa curiosité, sa voix prit le ton du secret.
– Sous l’effet de la chaleur, la plante se met à bourgeonner et donne une fleur blanche vingt et un jours plus tard. Elle se fane en trois jours laissant apparaître un fruit, une capsule grosse comme un œuf de pigeon remplie
de graines.
Il joignit ses mains comme s’il détenait un précieux trésor.
– Deux mois après, le fruit éclate gorgé de fibres de coton.
– Si j’ai bien compris, ce sont les fibres qui enrobent les graines que l’on nomme « coton » ? »

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Coton et Lumière …

p 39 « Edgar n’avait pas encore franchi la porte et s’étonna qu’elle l’ait déjà reconnu.
– Comment faites-vous ?
– Vous voilà bien curieux Monsieur le peintre. Disons que sans la vue, mes autres sens sont beaucoup plus affûtés que les vôtres, bien que je ne connaisse pas encore tous vos dons. Votre odeur, votre respiration,
vos vibrations sur le parquet me préviennent de votre venue, bien avant que vous ne soyez là.
– Quel talent, je ne vous arrive pas à la cheville.
– Pourtant, je perçois chez vous un regard si perçant sur la nature humaine.« 

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p 70 « Les défauts des hommes sont les mêmes de part et d’autre de l’océan et ne croyez pas ma tâche facile ma cousine, un célibataire se doit d’être aimable avec toutes les femmes qu’il rencontre, jeunes, vieilles, belles ou
laides. Bien des hommes se posent en ennemis face aux femmes, sans savoir qu’en étant leur allié ils obtiendront d’elles bien plus qu’ils ne l’osent espérer. Je vole souvent le corps d’une inconnue dans la rue, mais le savoure volontiers quand il m’est offert. »

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p 89 « Il releva le bord de son chapeau et lui prit la main avec sincérité.
– A vous, je peux le dire … mon théâtre me manque, je suis loin de ma peinture et de ma solitude. « Il me semble qu’aujourd’hui si on veut faire sérieusement de l’art et se faire un petit coin à soi, original ou du moins se garder la plus innocente des personnalités, il faut
se retremper dans la solitude. » J’y cours, je rentre avec de folles idées, des envies d’oser, d’exposer autant que mes amis, je crois qu’à plusieurs nous serons plus forts pour défendre notre travail. Je sens une impatience nouvelle qui me dépasse et m’oblige à
faire mes bagages.
– Courez donc où votre peinture vous appelle, personne ne doit vous retenir mon cousin. »

p 108 « Pissarro, Renoir, Sisley, Rouart, Astuc, Boudin, Cézanne, Lepic, Guillaume, Bracquemond … La liste des noms s’allongeait de jour en jour sur son petit calepin. Attablé dans le coin des artistes, il s’étonnait encore, lui l’aristo, le fils de banquier
qu’on disait aigri, d’être le principal organisateur d’une exposition contestataire réunissant peintres, graveurs et sculpteurs sous le même drapeau. Un vent de rébellion et de liberté soufflait au café depuis quelques jours et il en ressentait un plaisir étrange et délicieux.
Il s’était enflammé pour la proposition de Nadar de leur offrir son atelier pour exposer. Il avait rejeté les idées plus ou moins socialistes et associatives de Pissarro et proposé un choix d’artistes à la fois admis et rejetés du public, pour donner plus de force au mouvement.
Il ne fallait pas que les peintres refusés soient encore une fois montrés du doigt. »

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« Un bureau de coton à la Nouvelle Orléans » p 81 « – Ton tableau est terminé, glissa-t-il à Edgar d’un œil admiratif. Tu vas donc nous quitter … Je ne connais pas ton art mon petit, mais je suis impressionné par la façon dont tu as pu faire rentrer autant de personnes dans un cadre de bois. Quel
courage ! Il faut peut-être que je songe à agrandir le bureau de coton, nous sommes un peu à l’étroit, tu ne crois pas ? »

Portrait de Madame René Degas 1873/L’Art de la Nouvelle Orléans/Danseuse devant la fenêtre/Miss Lala au cirque Fernando

Interview de Cécile Delile sur radio France Bleu …. https://www.francebleu.fr/emissions/france-bleu-et-vous-l-invite/normandie-rouen/cecile-delile-degas-un-hiver-en-louisiane

Édition du Petit Pavé

Genre : Roman, biographie

Publié en 2017

Couverture : Clothilde Boutrolle

 

La Fontaine Une école Buissonnière d’Erik Orsenna

Une promenade exquise dans la vie de Jean de La Fontaine … où l’on « picore » de ci de là des « anecdotes » historiques
Une biographie ou l’on découvre l’artiste, l’écrivain, le poète mais aussi l’homme, léger … fidèle en amitié … un peu « désorganisés » dans ses relations professionnelles et surtout un amoureux des femmes (p 94) …
Une belle découverte de ses contes « érotiques« , libertins et qui vont aussi courir à sa perte !! Des contes fort galants et « croustillants » …  toutes ces dames « gentilles de corsage »

Un livre joyeux avec des références pour des livres « plus complets et précis » …
Au passage … l’auteur égratigne quelques personnages … quelques personnalités mais toujours en douceur et avec le sourire (p 54)
Une biographie ciblée … on « appuie » sur ce qu’il y a de plus drôle, de plus cocasse ou de plus croustillant !! « Une analyse en acupuncture » !!!
on y découvre ÉsopePhèdreMarot
Puis sa relation familiale et amicale avec Racine
Son amitié pour Fouquet … qui lui causera de réels déboires !!

Une écriture à l’image de l’auteur … pertinenterieuseespièglecharmeuse malicieuse et un humour tout en délicatesse
Chaque chapitre son « anecdote » … sa petite histoire …
Des chapitres courts que l’on déguste avec plaisir …
Une belle plongée dans le XVII … Un beau voyage … même si Erik Orsenna a peut être, un peu, choisi la « facilité » … mais un réel plaisir de retrouver sa « plume rieuse » …

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p 13 « Le père, qu’en ce jour il faut présumer heureux, se nomme Charles de La Fontaine. Le petit Jean est son premier enfant. » … « Chez les La Fontaine, on est de bourgeoisie récente, à peine quatre générations, enrichies dans le commerce et notamment celui du drap. » …
« Au fil du temps, les La Fontaine ont acheté des terres. Ils tirent de leurs fermes l’essentiel de leurs revenus. Une charge et des fermes : on n’est pas encore tout à fait noble, mais on s’en rapproche. Encore un effort, La Fontaine !« 

p 32 « De certains livres on dirait qu’ils vous ont choisi. Dès la première phrase, le cœur vous bat.
Vous entendez une voix vous dire : « Tu veux être mon ami ? » C’est la voix du livre? Vous en pleureriez. Vous avez trouvé quelqu’un, et ce quelqu’un est un livre, quelqu’un pour vous protéger. Comme le ferait un plus âgé dans la cour de récréation.
Vous protéger, mais pas seulement. De page en page, le livre continue de vous parler : « tu es mon ami, oui ou non ? Alors aie confiance ! Et honte de rien. Et surtout pas de tes rêves. Je suis venu pour que tu oses. Pour que tu oses les accomplir. « 

Septembre 2017 … Erik Orsenna à L’Armitière à Rouen … Belle rencontre !!

p 51 « Un peu plus tard, le poète mit en mots son opinion profonde :
« Pauvres gens ! dites-moi, qu’est-ce que cocuage ?
Quel tord vous fait-il, quel dommage ?
Qu’est-ce enfin que ce mal dont tant de gens de bien
Se moquent avec juste cause ?
Quand on l’ignore, ce n’est rien ;
Quand on le sait, c’est peu de chose. »
Comme le dira plus tard Sacha Guitry, maître en la matière : « Le bonheur à deux, ça dure le temps de compter jusqu’à trois ! »
Et, encore plus pertinent pour notre histoire : « Il y a des femmes dont l’infidélité est le seul lien qui les attache encore à leur mari »

p 54 « Pour le moment, suivons le parcours accéléré de Fouquet. A peine arrivé chez l’Italien tout-puissant, il devient surintendant, c’est-à-dire ministres des Finances. L’alliance de la jeunesse et de la maitrise du Trésor public a quelque chose de fascinant
auquel personne ne résiste, et encore moins les femmes. Voyez Giscard, secrétaire d’État à trente-trois ans, ministre à trente-six …
Ne me faites pas aller au-delà de la comparaison. Personne n’a jamais douté de l’honnêteté de l’Auvergnat, qui allait devenir notre président. Tandis que le surintendant … « 

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Ma dédicace …. « Pour Véronique, Vive l’école buissonnière et que vive la liberté ! Erik Orsenna »

p 94 « La Fontaine a-t-il, un jour, aimé sa femme ?
Plutôt que tirer des plans sur d’improbables comètes, répondons à cette question par une autre : amoureux de toutes les femmes, La Fontaine avait-il en lui cette disposition particulière, et pas si fréquente, d’après ce que me disent les rares personnes franches qu’il m’ait été donné de rencontrer dans une vie déjà longue : la capacité à préférer ?« 

p 103 « Dans l’édition originale des Fables, chaque titre est suivi du nom de celui qui l’a racontée le premier. Bien loin, comme tant d’autres, d’emprunter sans se gêner puis de dissimuler ses sources, La Fontaine proclame, haut et fort, ce qu’il doit aux Anciens.
Au fond, ce voyage dans le temps fut le seul qu’il fît jamais. Honneur et merci au premier et plus grand de ses prédécesseurs : Ésope. Car c’est bien lui, ce mystérieux Ésope, l’inventeur des légendaires duos entre la cigale et la fourmi, le corbeau et le renard, le loup et l’agneau. C’est
toujours lui, Ésope, qui eut un jour l’idée de faire dialoguer la mort avec un bûcheron. »

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p 117 « L’eau, c’est le modèle de l’écrivain, surtout s’il se veut poète. Rien de plus souple que l’eau courante, de plus varié dans ses rythmes, tantôt s’emballant pour franchir des « rapides », tantôt calmée, reposée, presque immobile. Ainsi doit se faire la langue.
Ainsi doit s’enchaîner tout récit. L’eau nous apprend la liberté. Mieux, elle nous en donne le courage. »

p 135 « La Fontaine, écrivain de la métamorphose, ne sera dans sa vie que contradictions : campagnard mais très urbain, solitaire mais nourri d’amitiés, sauvage mais habitué des salons, abreuvé aux Anciens mais le plus Moderne qui soit … Ajoutons
au cocktail l’ingrédient principal : la liberté, cette liberté qu’il chérit plus que tout.« 

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Ils ( Lafontaine et Racine) savent qu’une autre réalité les rassemble, qui vaut tous les honneurs, et pour toujours : c’est la langue française. Elle est leur royaume, le lieu d’une souveraineté et d’une liberté que personne, jamais, ne pourra leur contester. Cette langue
française qui est déjà vieille de près de dix siècles quand ils la font chanter, comme personne avant eux, tout exprimer en le moins de mots qu’il est possible. Ils savent car ils commencent à l’entendre, qu’on ne cessera, dans les siècles à venir, de leur crier : merci !

Le Point La Fontaine c'est de l'acupuncture
Photo : Le POint … « La Fontaine c’est de l’acupuncture »

Rencontre avec Erik Orsenna en septembre 2017 … à La librairie de L’Armitière à ROUEN

Édition Stock et France Inter

Genre : Biographie, littérature française

Publié en 2017