Treize en Amérique … Patrick Morel

Des nouvelles … des histoires posées … des moments de vie sordides et absurdes, avec en commun … un moment clé, un moment où, tout bascule
le cauchemar !! le surréalisme !!!
On plonge dans un monde où les « belles » émotions … les « beaux » sentiments n’ont pas leur place !! La folie et le « morbide » se cachent derrière chaque mot !!
Des « faits divers » contés avec efficacité et pragmatisme

L’écriture est précise et ciselée
Des nouvelles courtes et rythmées où dans la noirceur, peut être … un peu de poésie … un soupçon de sensualité
Un vrai moment de plaisir quand on aime le frisson !!

DSC_7438 final mini
Gouttes de … sang etsensualité …         p 107 « Sur un cri de surprise, le canon s’insinua entre les lèvres offertes de la fille. Un couinement de petite souris effarouchée teinté de plaisir. Ses yeux de jade brillaient d’excitation, émanation
du magma en fusion qui embrasait son corps offert. Au-dessus d’elle, Cody, plus viril que jamais dans les ors du couchant, arma le chien. »

Amayak !!
p 30 « A votre bras, je perçois une surprise. Vous vous attendez à croiser un être de chair et je vous sers avec emphase une vision rampante, un mythe en habits de lumière.
Cependant, avant tout jugement hâtif, prenez le temps de vous attarder sur les formes élancées de ses courbes, la majesté de son port, la fluidité de ses attaches, son regard
aux reflets subtils d’aigue-marine et l’ondoyante chevelure qui cascade gracieusement en boucles éphémères, dans la pénombre bleutée des voûtes de notre refuge.
Une évocation épurée du temps qui doit fatalement nous rapprocher … »

Boulder Bridge !!
p 67 « Je pourrais mourir pour ces photos volées. Tant d’autres ont trépassé pour moins que ça. Ils fumaient devant chez eux, marchaient, téléphonaient ou restaient assis à regarder les bagnoles passer.
Les rues foisonnent de ces chapelles dédiées à la mémoire de ces anonymes tombés sous le feu du désespoir. La ville ne manque pas d’autels improvisés au pied de baraques en ruine. De fleurs fanées
déposées entre des bouteilles d’alcool vides et des bougies depuis trop longtemps consumées. »

DSC_7437 mini

Epargne et moi
p 51 « J’ai bougé la tête … Et j’ai aussitôt regretté mon audace, car mon cou portait lui aussi sa croix, ses vertèbres grippées et ses muscles froissés.
Où étais-je donc ?
Finalement, c’est la main qui est lentement remontée jusqu’à mes yeux. Animée d’un tremblement perceptible. D’une gêne parasite annonciatrice de catastrophes.
Mes doigts en corolle s’agrippaient à une fleur sur le point d’éclore. Noire. Dentelle torturée portant le deuil. Fleur du mal aux épines griffant une mémoire sur le retour.
Encore fragile. Hésitante. Et puis ma main s’est ouverte et l’attribut féminin s’est déplié tel un parachute affriolant pris au piège de mon index. »

Première rencontre avec l’auteur … Espace Culturelle Leclerc … Septembre 2014

Editions-Exaequo

Genre : Nouvelles

Publié en 2018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s