Mort d’une bougie … Valérie Valeix

Une enquête encore étonnante de notre Apicultrice, Auxiliaire civile de justice , Audrey Astier.

Dans ce nouvel opus, Audrey nous transporte à Paris pour un reportage sur une célèbre boutique de bougies parfumées Cire Marie. Mais à la découverte du directeur Serge Gagnon mort dans son bureau, tout bascule !

Audrey doit ressortir sa carte d’enquêtrice ! 

Une enquête qui piétine, un meurtre puis un second qui occupe et monopolise les enquêteurs. 

On perd un peu de rythme dans le récit !! Mais les choses s’accélèrent enfin !

Puis cette rencontre fortuite au début du récit avec Danielle Thiéry, qui deviendra au fil des pages un des personnages forts de ce roman. Danielle Thiéry signe la préface et devient aussi un personnage de polar !!

Comme toujours l’auteure distille des détails historiques donnant ainsi du relief à l’histoire. 

Un clin d’oeil sur les relations parfois conflictuelles entre la police et la gendarmerie même si … on aime à penser que les choses s’arrangent … 

Un dénouement surprenant et une révélation fracassante !

Un polar mais aussi un hymne à Danielle Thiéry un personnage réel, puis fictif au caractère bien trempé. 

Un polar où j’ai aussi eu le plaisir de participer en réalisant la photo de couverture !! 

Au final un beau travail d’équipe !!


P 15 «  C’est ça, les Cires et parfums Chaman, mieux connus sous leur vocable « Cire Marie », une institution depuis 1807, date d’ouverture de la première boutique rue Saint-Germain-des-Près, boutique parrainée par l’impératrice Joséphine qui avait recueilli la fondatrice Marie Chaman vers l’âge de dix ans. 
D’où sortait-elle ? 
Audrey fit la moue en caressant sa natte épi retombant sur le côté : 
On sait très peu de choses sur elle sinon qu’elle «était bossue. 
On ne devait pas se bousculer pour l’adopter alors !
C’est ça ! Pourtant la jeune Marie manifeste très tôt de l’intérêt pour les bougies et chandelles qui, remarque-t-elle alors, ne sont pas de bonne qualité, même aux Tuileries ou à Malmaison. Une dot de Joséphine lui permet de se consacrer entièrement à cet art auprès d’un vieux maître cirier qui lui livre son secret pour une belle cire bien blanche, secret sur lequel repose une clause de confidentialité pour tous les employés de Cire Marie, de directeur au balayeur en passant par les fournisseurs de la matière première : la cire. »

P 34 « La vendeuse se décida à pousser la porte et laissa tomber un « Ah putain, merde ! » avant de faire demi-tour en courant, blanche comme un linge, bousculant madame Thiéry. Audrey étouffa à son tour un juron et son coeur manqua un battement devant le vision du directeur, les poignets liés aux accoudoirs de son fauteuil en cuir. Retombant sur sa poitrine, sa tête était entièrement dissimulée par un sac en papier rouge de la marque Cire Marie. Sur le bureau, trois bougies, dans trois pots de couleurs différentes, vert mousse, bleu royal et rose or, élevaient leurs flammes altières légèrement vacillantes tout en dispensant leurs fragrances vaporeuses. 

  • Vous … vous croyez qu’il est mort ? Interrogea Audrey. 
  • Au vu de la mise en scène, très certainement. Surtout on ne rentre pas et on ne touche à rien. Pas question de coller nos ADN partout ou même nos odeurs corporelles, c’est comme les empreintes, chacun a la sienne. »

P 148 « L’agent de sécurité du magasin Uniprix s’approcha de la femme aux cheveux bruns retenus en queue-de-cheval basse. Il l’avait vu arriver d’un pas tranquille, affichant un léger sourire. 

Vêtue d’une jupe plissée bleu marine et d’un chemisier à manches courtes en broderie anglaise verte, elle tenait toujours cette chose enveloppée contre son sein. Les passants ne la connaissant pas étaient persuadés qu’il s’agissait d’un nouveau-né. Ceux la côtoyant régulièrement haussaient les épaules d’un air dédaigneux ou agacé. Elle venait là chaque matin, déambulait dans le rayon layette, d décrochait une barboteuse bleue. Tout en soliloquant à voix basse de façon incompréhensive, elle reposait le vêtement, saisissait le même en rose, qu’elle échangeait ensuite contre un blanc avant de soupirer. Elle pouvait rester là des heures avant de partir sans rien acheter, sans déranger personne. »

P 119 « – Mais j’y ai déjà répondu, quand vous m’avez appelée … Et puis j’aimerais bien savoir qui dirige cette enquête exactement. 
Je suis le directeur de l’enquête qui est menée conjointement avec les services de police judiciaire dont madame Thiéry est ici la représentante, laquelle vous a posé une question. 
Ségur fixa le femme, qui après un soupir, répondit ; 
Quand j’ai rencontré Serge, il venait d’ouvrir sa boîte de panneaux solaires, c’était le grand truc, ça marchait bien. Et puis le vent a tourné, les dettes commençaient à s’accumuler, ça lui a rappelé la perte de son manège, il est devenu agressif, je ne supportais plus sa violence verbale, c’est tout. 
Audrey croisa le regard de Danielle dans lequel elle crut lire « Non, ce n’est pas tout, il y a autre chose » … »

Edition : Palémon

Genre : Polar

Publié en 2020

Photo de couverture : Vérone Lix’elle

RENCONTRE avec l’auteure … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Interview à retrouver dans la chronique « Échec à la Reine » du même auteure.

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