Une sirène à Paris … Mathias Malzieu

Une bien étrange histoire que cette « Sirène à Paris » !! Une histoire folle et extravagante. Ce roman serait-il un rêve, une hallucination ou un fantasme ? Oooh, c’est sans aucun doute un hymne à la vie, à l’espoir, à l’amour, au non-renoncement, …

Et ça commençait pourtant très bien (p 7) avec cette extrait de « Sur la route » de Jack Kerouac.

Mais …. malheureusement je n’ai pas été sensible à l’univers de l’auteur ou plutôt à sa plume. Auteur que je découvrais…

Cette histoire pleine de folie promettait pourtant de belles choses … au pays des Surprisiers, du Flowerburger … à l’écoute du voice-o-graph et du coquelicophone.

… mais je n’ai pas « saisi » la mélodie des mots … j’attendais des étincelles et du pétillant et j’ai trouvé une narration un brin « pragmatique » et « détachée » ! 

L’auteur serait-il rester dans le réel alors que je l’attendais dans l’imaginaire ?? 

Un rendez vous manqué !! 

« Sur la route » de Jack Kerouac

« Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d’envie de vivre, fous d’envie de parler, d’être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d’artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait « Waouh ! ». »

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P 92 « Gaspard se dirigea vers la salle de bain pour y récupérer le médicaments. Il poussa doucement la porte. 
Lula étincelait dans la pénombre. Elle était là, à écouter les bruits de la ville avec sa dégaine de lustre en cristal décroché du plafond. Sa nageoire oscillait nerveusement au-dessus du robinet. »

P 14 « Au loin, les horloges du musée d’Orsay brillaient comme deux grosses lunes jumelles. Un camion-poubelle ramassait des restes d’arc-en-ciel. Pour éviter de se mouiller les pattes, les pigeons se posaient sur son toit. A mesure que l’eau montait, les ponts semblaient rétrécir. Le zouave de l’Alma ne tarderait plus à boire la tasse. L’orage grommelait, grommelait et grommelait encore. La nuit continuait son travail d’assombrissement. »

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P 23 « Chaque soir, Gaspard portait à bout de bras ce rêve ; sauver le Flowerburger. Il avait signé un pacte avec lui-même et n’y dérogeait pas. « Tu es le dernier des Surprisiers et  cette péniche en est le dernier bastion », lui avait dit sa grand-mère avant de mourir.

Dans la famille, on ne plaisantait pas avec l’imagination. « The poetry of war », disait Sylvia. « Echapper, s’échapper, travailler à son rêve jusqu’à le transformer en réalité. » Un art de vivre et de résister même en temps de guerre, surtout en temps de guerre. Une malice, un pas de côté. Une invitation à voir plus encore qu’à regarder. Destruction de l’esprit de sérieux, ardeur poétique. »

P 49 « Paris s’est endormi sans se démaquiller. Il lui restait quelques étoiles au bout des branches. Sous le crâne de Gaspard, en revanche, il neigeait. Des idées plus noires que la nuit s’y promenaient. Lui, le vieil enfant à barbe avec le coeur à la place du cerveau. Où allait-il bien pouvoir se cacher si le Flowerburger était vendu ?

Edition Albin Michel

Genre : roman

Publié en 2019

Couverture : Philippe Narcisse  

 

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