Romance Écossaise … Alain Lefebvre

Jamais un livre n’a aussi bien porté son nom … « ROMANCE Écossaise » !
L’Ecosse, les Highlands, les vacances, deux adolescents, une histoire d’amour ou plutôt « un coup de foudre » … et le décor est planté !

Malgré ce doux parfum écossais, cette écriture harmonieuse et agréable il m’a manqué de l’émotion et de l’intensité dans le récit ! Il m’a sans doute manqué « l’implication « de l’auteur !
Une certaine distance … peut être, pour ne pas trop se dévoiler ?
Un roman trop « sage » malgré des vrais questionnements sur l’avenir, des décisions fortes, des moments clés
J’ai néanmoins été très touchée par John Mac Allister, personnage fort de ce roman et quelle BELLE émotion en fin de récit ! L’auteur se dévoilerait-il à ce moment là ?

Un doux roman aux accents de « Romance » ….
et malgré un petit goût amer … je reste intriguée et envie de découvrir un deuxième roman ….

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p 1 « En cette fin de mois de juin, le jour se levait, assombri par ces nuages noirs qui formaient une voûte pesante, à la fois si lointaine et si proche de la terre, à tel point
que l’on aurait pu croire qu’ils cherchaient à engloutir les verts pâturages de cette région des Highlands ainsi que les moutons qui y broutaient.
Maureen Mac Allister ouvrit les volets de la chambre qu’elle occupait au sein de cette ferme familiale dans laquelle elle vivait désormais seule avec son père depuis la mort de sa mère, il y avait de cela cinq ans. »

p 23 « Elle s’apprêtait à rejoindre son père quand son attention fut attirée par un grand garçon qui sortait à son tour de la voiture. Maureen n’en crut pas ses yeux. Rien à voir avec ses parents ni sa sœur,
à tel point que la jeune fille se demanda un instant s’ils faisaient partie de la même famille. Elle n’eut guère à attendre, la réponse survenant aussitôt de Monsieur Le Blanc :
– Voici maintenant mon fils de dix-huit ans, Jim, mais que vous nous entendrez souvent appeler Jimmy. »

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p 71 « – Ce rosier a toute une histoire. Ma mère l’a planté en mémoire de la première rose blanche que mon père lui avait offerte, un soir qu’ils se promenaient main dans la main dans le jardin d’amis communs. Elle
aimait venir chaque jour en cueillir une fleur qu’elle mettait toujours dans le même vase, celui qui n’a jamais quitté la table de chevet de la chambre à coucher de mes parents et qui
s’y trouve encore aujourd’hui. L’un de ses plus grands regrets était qu’il ne donnât pas de fleurs toute l’année, ce à quoi elle remédiait en choisissant une autre variété de fleurs blanches.
Après le décès de maman, j’ai continué d’entretenir ce jardin, accordant une attention toute particulière à ce rosier. Dès qu’il refleurit, je viens ici chaque jour cueillir l’une de ses fleurs que je dépose dans le petit vase.
C’est ma façon de garder une trace de l’immensité de l’amour que mes parents éprouvaient l’un pour l’autre. »

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p 177 « – Tu te rends compte, il est parti sans même te dire au revoir et, encore plus inouï, sans même m’avoir embrassée ! Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête … Franchement, on ne cessait de le complimenter, pas
vraiment de quoi le faire fuir comme ça ! Et toi, papa, qu’en dis-tu ?
John semblait aussi perplexe que sa fille et restait silencieux, cherchant à comprendre les raisons qui avaient amené le garçon à filer comme un dératé pour réfléchir à une soi-disant décision à prendre en toute sérénité. Soudain, une idée lui traversa
l’esprit, lui faisant penser intérieurement :
-« Non, ce ne peut être cela ! Ce serait trop beau ! Non, tu rêves mon pauvre vieux ! »

p 184 « – Georges, non mais, tu l’entends cette sainte Nitouche ! Voilà qu’elle se met à jouer les innocentes maintenant ! Après avoir allumé notre Jimmy, elle s’est mise à lui inculquer je ne sais quelles idées dans la tête
et elle prétend ne pas savoir de quoi nous parlons en ce moment ! Mais dis quelque chose, bon sang ! Et ne reste pas là planté comme un piquet de bois vert !
Pour sa part, Georges paraissait visiblement mal à l’aise, cherchant plutôt à se faire oublier de tout le monde.
Il parvint cependant à bafouiller :
– Mais enfin, ma chérie, essaie de te calmer un peu ! »

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Edition : Au gré de la plume

Publié en 2019

Genre : Roman 

Photo de couverture : Alain Lefebvre

RENCONTRE avec l’auteur … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Quel est votre premier écrit ? votre premier texte ?
Sans aucun doute, un poème.

Votre plus beau souvenir de jeune lecteur ?
Les premières bandes dessinées qu’un ami auvergnat acceptait de me laisser lire dans sa chambre, un pièce interdite à ses sœurs et dans laquelle j’ai vécu mes premiers instants d’évasion (il se prénommait lui aussi Alain)
De mémoire ces bandes dessinées avaient pour héros Zembla, Akim, Bob Morane, etc….

Le livre qui vous a « déstabilisé » ? et pourquoi ?
Peu de livres m’ont déstabilisé si ce n’est celui d’Agotha Kristof, lu il y a quelques mois, et intitulé le grand cahier, un livre à ne pas mettre entre toutes les mains selon moi.

Ecrire, vous donne l’illusion de quoi ? La sensation de ?
Illusion pas vraiment, sensation sans doute davantage, celle de pouvoir laisser des mots venir trahir mes vécus, mes coups de gueule, mes doutes mais aussi mes espoirs et bien évidemment mes rêves.

Quel est votre thématique, votre genre littéraire (polar, roman historique, …), ce qui vous inspire et pourquoi ?
Je n’ai pas vraiment de genre littéraire à proprement parler. Je peux lire tout et n’importe quoi même si je dois l’avouer j’ai un certain penchant pour les auteurs qui savent parler aujourd’hui de ce que fût hier.
Mais je peux apprécier tout autant un thriller, un polar, un roman sentimental, un roman historique. La lecture est pour moi comme la musique, rien n’est bon ou mauvais et dans chaque style, il y aura toujours
beaucoup de bon bon à prendre. Quant à l’écriture, ce fut longtemps sous forme de poèmes ou de textes témoignant de mes émotions les plus diverses. Ce fût, il y a quelques mois, un nouveau style: le récit
et tout récemment donc, un premier roman.

Quel est votre relation aux livres ? Pour vous un livre « heureux » est un livre corné, annoté, souligné, déformés, … ou pas ?
Un livre, c’est avant tout un objet inanimé avec une âme celle de son auteur. A ce titre il mérite le respect et jamais lorsque je prends un livre je ne le corne, ne l’annote ou autre vilenie qui parfois me fait rêver
que les 1800 livres qui m’entourent aujourd’hui émettent des cris de souffrance face aux infamies dont ils ont été victimes. Il n’y a rien de plus qui m’horripile que de devoir tenter sans parfois y parvenir à ôter
ces saletés d’étiquettes de prix apposés par les libraires, étiquettes d’autant plus difficiles à décoller qu’elles sont là pour ne pas l’être.
Bon nombre de livres m’ont parlé me disant que ces marques étaient comme les fers brûlants dont on marquait jadis la peau des prisonniers ou des femmes indignes.Toutes les cornes, les annotations
sont autant d’outrages car en laissant un livre vierge de toute marque humaine, c’est avant tout les respecter lui et son auteur. Alors, je sais que le livre ainsi épargné sera heureux.

Merci Alain d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions. 

 

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