La Fille aux parapluies … Annie Pétrel-Mathieu

Un roman … une belle histoire d’amour contée avec des mots sucrés … et des phrases gourmandes
Une « banale » histoire d’amour ? On pourrait y croire mais ….

Une balade « succulente » sur la côte d’Albâtre … des rencontres amoureuses, fraternelles et amicales … un beau « tissage » de plusieurs vies
Des instants vécus … des souvenirs … des espoirs … des souffrances …
Une explosion de couleurs … de sensations … de mots … une jolie farandole de fleurs …
Une écriture qui se balance au gré des mots … qui danse en ondulant les phrases …
Une écriture qui n’a pas vraiment besoin d’histoire … juste de mots … et de maux …

Puis à contre sens John, cet ami britannique qui ne maitrise pas la langue française et l’écorche avec tendresse …
Des personnages tendres avec leurs failles … leurs faiblesses … leurs secrets
Lia, une fleuriste, une amoureuse des fleurs et une passionnée de parapluies … il y a aussi Tristan et Pierre !! Et d’ailleurs que cache Pierre ??
Puis cette touchante et troublante histoire d’amour entre Alice et Alban

Une jolie référence à Boris Vian « L’écume des jours »
Un livre de poésie … un livre de vie … empreint de « nostalgie » … de tendresse … et de réalité brute !!
Un livre à déguster blotti dans sa bulle telle une goutte de pluie …
Un livre pour les amoureux des mots …

Un livre qui a fait parlé mes photos …

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p 45 « J’aime aussi les chapeaux, je n’ai cependant pas de chapeau de pluie puisque, lorsqu’il pleut, je sors mes parapluies. »

p 11 « Je ne sais pas pourquoi je suis arrivée en Normandie. Le hasard … peut-être.
C’était à Paris, devant un kiosque à journaux; la photo d’une maison ; une maison si proche de la mer. Ce gros titre : La Côte d’Albâtre.
Son euphonie. Sa musicalité.
Je suis restée longtemps, immobile, à la regarder, captivée, et une porte s’est tout à coup grande ouverte devant moi sur ce paysage de bord de mer. Le vent du large s’est mis à souffler, s’est engouffré pour jouer dans mes cheveux.
J’ai répété, lentement … presque religieusement : « La Côte d’Albâtre« . »

p 33 « Des pensées jaunes.
Des pensées bleues.
Des blanches ou des roses aussi.
Ainsi pouvait-on, au gré des jours et de nos envies, donner des couleurs à nos pensées ? Je passais des heures à regarder par la fenêtre et j’imaginais alors les pensées évoluer avec allégresse au-dessus des passants.
Et, au hasard des rencontres et des rapprochements, les couleurs des pensées pouvaient alors se mêler, se marier et, comme sur la palette du peintre, en créer de nouvelles ! »

p 35 « – Vous êtes bizarres, vous les Français ! C’est déjà difficile avec le règle de grammaire … alors avec les expressions !
Je ris à nouveau et il poursuit.
Moi, je vais rendre mon manteau !
– Mon tablier … « je vais rendre mon tablier« , John. C’est ça l’expression !
Il me regarde et laisse de découragement les bras le long de son corps. »

p 43 « Il y a les parapluies jaunes, comme des boutons d’or.
Il y a les parapluies rouges, comme des coquelicots.
Les roses, comme des gerberas.
Les bleus, comme des agapanthes.
Les verts ... comme dans le jardin, sous une grande fougère. Et une goutte sur une feuille, comme un toboggan ! »

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p 61 « En écoutant ses histoires, j’avais grandi avec l’idée que, si l’on soulevait délicatement les pétales d’une fleur, on pouvait peut-être y découvrir une fée endormie. Que les lutins se servaient des longues feuilles pour les déployer et en faire
des toboggans.« 

p 58 « -Oh, une livre sur les expressions !
– Yes ! Comme ça, les expressions françaises n’auront plus de secret pour toi !
Il le feuillette et s’arrête sur une page pour tenter de déchiffrer.
Une vent à dé-cor-ner le boeuf ? Incredible !
Il poursuit.
Une gre-noui-le de béni-tier ? Oh … You’re son strange in France ! « Tom-ber dans les pommes » ou « dé-cro-cher le lune » ! Oh celles-là, I like it ! Oh oui, ça c’est très mignonne !« 

p 93 « Elle (Alice) est belle, la maman de Camille. En dépit de son âge, elle semble s’être échappée d’un tableau de Botticelli. La douceur de ses traits, sa blondeur, sa grâce naturelle. » …  » Si j’étais un homme je crois que j’aimerais lui
écrire des poèmes. »

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p 101 « Il y a ces tissus fragiles, insaisissables, comme le coquelicot aux pétales diaphanes, légers comme de la soie. Ces fleurs éprises de liberté ne peuvent être emprisonnées dans des bouquets.
Elles ne sont jamais aussi joies qu’au bord des champs. Leurs pétales volent au vent dans la tiédeur des soirs, la rosée ou la pluie les caressent, le soleil fait éclater leurs couleurs. »

Première rencontre avec l’auteur … au salon du livre d’Igoville en janvier 2017

Éditions : A&H

Genre : Roman

Publié en septembre 2017

Illustration de couverture : Damien Bouché

photographie de couverture de l’auteure.

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