Le clan … Eric Dupuis

Un polar aussi riche et percutant que « Des larmes d’or et de sang ». Une nouvelle enquête où l’on y retrouve nos trois enquêteurs. 

Un polar où la psychologie des truands y est savamment décortiquée. On découvre alors l’envers du décors ! Les planques, l’errance, la vie de reclus, la cavale perpétuelle, … la haine, la colère, … 

Et une question lancinante ! Pourquoi ses anciens militaires, héros de notre pays sont-ils devenus  des truands ? Il y aurait -il une faille dans notre système ? 

Un point de vue fascinant mais surtout et avant tout, un polar judicieusement mené ! 

Bravo

« Agé de cinquante-huit ans, ancien légionnaire, et très sanguin, il est capable de tuer un homme avec ses mains pour un simple regard de travers. Son gabarit est si impressionnant et hors norme qu’il frôle l’indécence, tout en lui conférant une autorité naturelle. Une larguer d’épaules comparable à une armoire comtoise, des bras si épais que le tee-shirt souffre l’agonie, sans compter ses mains aussi fermes que des enclumes à vous broyer les doigts. Pour vous situer le bonhomme, les gens préfèrent le saluer de loin plutôt que de perdre l’usage de leurs mains ! »

« La prison a le mérite de t’apporter deux notions indissociables pour la suite de ta vie. La première est de savoir profiter de ta liberté, une fois sorti, et la seconde, d’avoir assez de jugeote pour éviter d’y revenir… »

« On dirait que tu essaies de les dédouaner en leur trouvant bientôt des excuses ! Que je sache, personne ne les a forcé à choisir cette vie de braqueurs. Et ils sont devenus des tueurs sans vergogne, qui viennent, je te rappelle, d’abattre une dizaine de pères de famille … »

… 

« – Hop ! Hop ! Hop !, calme toi ! Je ne fais que relater les écrits de Constantini. Et force est de reconnaître, au moins, que tous ces types ont donné leur vie à l’armée … et même leur sang ! Pour défendre les valeurs et les couleurs de notre drapeau. `J’essaie juste de faire un constat. Au final, quand tu regardes bien , après tant de dévouements et de sacrifices, qu’ont-ils récoltés de la Nation en guise de remerciements tous ces types ? Rien. A part quelques breloques rangées soigneusement dans un tiroir, des éclats de m étal dans leur corps et des nuits ténébreuses remplies de fantômes … Car on ne ressort jamais indemne de ce genre de carrière. Or, à leur sortie, qui les a aidés ou soutenus ? Qui s’est soucié d’eux ? Personne ! Même pas une assistante sociale ! On les a laissés se démerder, survivre et vivoter seuls, comme des âmes perdues. Alors, désolé, mais même si ça n’excuse en rien leurs actes ni leurs méfaits, admets qu’ils méritaient un minimum de reconnaissance. »

Edition : Du Noir au Sud CAIRN

Genre : Polar

Publié en 2021

Illustration de la couverture : Djebel

Photos : Yann Dupuis

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