Sans Maux dire … Cent Mots dire ! Christine Roger

Une vie bouleversée, un témoignage teinté de chaos !

Mais un récit à deux teintes ! Un début d’histoire où on a la sensation que l’autrice prend ses distance, une manière de se protéger sans doute ! Le récit y perd alors de son intensité ! 

Puis au chapitre «Au revoir », à la mort de sa mère adoptive et au décès de son neveu, TOUT bascule ! 

Un lâcher prise ENFIN !! 

L’autrice  nous laisse  « rentrer dans son histoire ». 

Elle nous embarque avec elle et nous voilà happé par les émotions, par SES émotions. Le rythme se fait plus intense … 

Difficile de se livrer sans redouter les jugements mais en y mettant toute sa sensibilité, le regard de l’autre peut alors se faire plus clément ! 

Agréable d’oublier le « superficiel » et d’aller à l’essentiel !!

Une belle surprise, teintée d’espoir !

 

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P 74 « Je la regarde, émue mais étrangement pas accablée, pas encore du moins. Je lui caresse doucement le front, y dépose un baiser comme à papa, mais les larmes ne montent pas. Aucun sanglot ne vient étreindre ma gorge, point d’oppression n’enserre ma poitrine. Juste de l’attendrissement devant son corps inerte mais délivré de tout mal. Je me sens soulagée de la savoir libérée : car elle aura souffert, moralement surtout. Joséphine, elle, d’ordinaire si dure, s’effondre, inconsolable. Moi, je suis dans l’incapacité, ou presque, de pleurer. Je tâche seulement de veiller une dernière fois sur celle qui restera à jamais « maman », au-delà des rancoeurs enfouies au plus profond de moi. Est-ce bien en effet le moment de les laisser éclater ? »

P 61 « Un jour apparemment comme les autres, à midi, le week-end. Un petit apéritif au salon, ce dimanche, au coin du feu, devant l’émission culinaire appréciée et coutumière. Tout semble pour le moins ordinaire, tranquille, quand tout à coup, d’un mot à l’autre, le ton monte, pour des balivernes. Et les reproches pleuvent, les insultes fusent. On s’empoigne même, devant Grégoire, ahuri, à la fois éberlué et inquiet. Notre fils, qui n’a que neuf ans à peine, ne comprend pas. Lui qui ne connait que la relative quiétude d’une cellule familiale unie, redoute certainement, à cet instant, son éclatement, ouvertement évoqué par son papa, en proie à la colère. Les exclamations passées, c’est dans un silence pesant que se déroulera le repas au cours duquel chacun de nous s’isole dans sa bulle, indifférent à l’autre, pour mieux signifier sa réprobation. Et c’est dans cette même atmosphère de tension contenue que se prolongera la journée jusqu’au coucher. »

 

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P 102 « Mais, si j’ai gagné en confiance et en assurance au fil des année, j’ai encore trop souvent le sentiment d’être considérée comme quelqu’un de différent et de paraitre étrange aux yeux des autres, ce qui m’incommode. Je crois tout simplement qu’ils perçoivent un malaise en moi, une hyper anxiété que j’ai bien du mal à cacher. Le faut-il ? Envahie par mes émotions qui me submergent, il m’arrive de temps en temps de surréagir aux difficultés qui se présentent à moi et me déstabilisent, d’autant plus encore lorsqu’elles se cumulent. C’est alors une forme de colère effrénée qui s’empare de tout mon être et me fait exploser, vestige d’un passé douloureux et tumultueux, enfoui depuis trop longtemps et qui ne demande qu’à s’exprimer. Dois-je pourtant m’en sentir complexée ou coupable ? »

Edition : Au Gré de la Plume

Genre : Témoignage, Autobiographie

Publié en 2018

 

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