Je te déteste autant que je t’aime … Bruno Amato

Yport, la mer, la Villa Gabriel, des « accidents », des incidents … et nous voilà au coeur d’une intrigue bien étrange !!  

La judicieuse construction du récit où le narrateur change à chaque chapitre apporte une vision différente à chaque étape de l’intrigue.

Une enquête tout en légèreté … un fil que l’auteur déroule avec dextérité … rien de spectaculaire mais une enquête « élégamment » menée !

L’écriture y est fluide et agréable !

Des personnages charismatiques … dont Olympe De Koning excentrique, exubérante, un « brin bourgeoise », un personnage fascinant aux multiples facettes !!

Un roman où l’on se laisse, tout simplement cueillir … avec grand plaisir !

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P 9 « Olympe est restée sur le palier, son mari la regarde du rétroviseur intérieur. Le couple va mal, elle ne le supporte plus. Il ne sait plus quoi faire pour sauver leur mariage. Dans sa famille, on n’a jamais divorcé. Il profite des rayons de soleil agréables. Le moteur lui renvoie un bruit qu’il aime par-dessus tout. Au bout de quelques minutes, il rejoint les lacets, huit virages dont un serré. Il prend un peu de vitesse juste avant le premier. Il a la sensation de revivre. Il approche doucement la cinquantaine, il apprécie les effets du temps sur son visage rond, ses cheveux grisonnants, ses ridules au coin des yeux. Il se promet de se mettre au régime et de perdre ses kilos en trop. Il trouve une deuxième jeunesse dans les bras de Margaux, sa jeune stagiaire. 

A l’approche du virage, il se sent terriblement en vie, avec pour objectif d’en découdre avec tout ce qui l’ennuie. Il lâche l’accélérateur. La panique le gagne quand il pousse du pied la pédale de frein, sans que cela ne produise aucun effet. Il renouvelle plusieurs fois le mouvement, de plus en plus fort. »

P 38 « Ma mère m’a toujours détestée, j’en suis sûre, et je crois que je lui ai bien rendu. On ne se voyait qu’une fois par an et encore, par obligation. Si j’avais pu m’en passer, je l’aurais fait. J’adorais mon père, mais ma mère était une vraie pie. Elle l’a toujours été, du reste … Vous allez vous dire que je suis médisante, mais je ne fais que dire la vérité. Une pie ! Il n’y a pas d’autre terme !

– Vous y allez fort !

C’est sorti malgré lui. Cette femme est surprenante. D’apparence chétive sous sa robe noire cintrée, Olympe de Koning a la peau sur les os, et pourtant elle affiche une force de caractère phénoménale. Elle pratique le sport, indéniablement. Ses muscles sont légèrement dessinés. Elle est envoûtante. »

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P 94 « Martin a flâné dans Yport, il s’est vidé la tête. Le besoin de changer d’air s’est fait ressentir. Le simple fait de voir la mer depuis le bureau n’est pas suffisant. Martin a envie d’entendre le bruit des vagues, de respirer les embruns.

Attelé au rangement depuis près d’une heure, il n’entend pas Olympe arriver. Elle devait se reposer dans sa chambre. Elle porte un chemisier de soie qu’elle a volontairement laissé ouvert jusqu’à la naissance de sa poitrine. Un paréo entoure ses hanches, comme si elle s’apprêtait à partir à la plage. 

… « Elle se campe face à lui, ce qui a le don de troubler Martin au plus haut point. »

… « Olympe en profite pour se rapprocher, contourner le bureau. Elle pousse une pile de papiers, et s’assoit sur le bord du bureau. »

… « Elle ne le lâche pas du regard, ce qui accentue encore sa timidité. … »

P 84 « Il se dirige vers son véhicule laissé à quelques dizaines de mètres. Aucune caméra alentour, il est en sécurité. Il ne lui reste plus qu’à rentrer à Fécamp et à toucher la deuxième moitié de la somme promise comme prévu, à l’annonce de la mort de John de Koning. Nul doute que sa mort sera annoncée dans les journaux, l’homme d’affaires est puissant.

Il pense aux cinq mille euros qui l’attendent. Après, c’est terminé, il se range définitivement, quitte à accepter le premier boulot venu, ce n’est pas ce qui manque, il n’aura qu’à traverser la rue. »

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P 48 « La clé entre sans aucune difficulté dans la serrure, il ouvre le tiroir qui ne contient qu’une seule pochette, relativement épaisse. Rien n’est indiqué, pas de mention « personnel » ou « privé ». Il s’autorise donc à l’ouvrir. Le simple fait que le tiroir était fermé à clé génère de voir grandir, jusqu’au moment où il en découvre le contenu. »

Une première rencontre avec l’auteur … au salon du livre de Pitres en décembre 2016

Editions OREP

Genre : Roman 

Publié en 2019

Dessin de couverture : Miniac

Graphisme et mise en page : Sophie Youf

 

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