L’inspectrice se marie … Philippe Kauffmann

« Les crimes ne paient pas.

L’escrime non plus. 

L’ice-cream encore moins. »

Un polar qui ne se prend pas au sérieux !! 

Nous voilà replongé dans une nouvelle enquête de Frangipane Desmet, cette jeune inspectrice attachante mais au combien, toujours aussi naïve avec les hommes. Son mariage aura – t’il d’ailleurs un effet « positif » sur sa vie ? 

Frangipane va, cette fois nous embarquer dans le monde surréaliste des sectes et … à la rencontre d’un gourou énigmatique et inquiétant.   Saura – t’elle déjouer les plans et sortir indemne de cette enquête ?

A travers cette histoire on y retrouve avec plaisir cette écriture enjouée ou les calembours et les jeux de mot foisonnent !!

Un auteur sans aucun doute, hilare au bout de sa plume … Et une ambiance où le suspens est néanmoins de mise … 

Année 2036, pourrait-on imaginer que ce soit aussi un Roman d’anticipation ?!

Plus de légèreté dans ce polar que dans les précédentes aventures de Frangipane. Mais néanmoins quelques « attaques » sur cette nouvelle société qui semble « plus sombre » qu’en 2020. 

Un moment agréable sous une plume pleine de bonne humeur !! 

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P 227 « Mais … qu’est-ce que Zorro vient faire là-bas ? »
« Vous connaissez les aventures de Zorro ? Moi je regarde tous les soirs, c’est les mêmes épisodes depuis quarante ans mais je ne m’en lasse pas. »
« Oui je connais mais en quoi ça peut m’intéresser ? »
« Eh bien voilà, quand Don Diego de la Vega veut se transformer en Zorro il va dans sa bibliothèque, il tourne une pièce de bois sur le côté de la cheminée et là une partie de la bibliothèque pivote ; c’est un passage secret qui mène à Tornado, son beau cheval noir. »
« Et alors ? »

P 9 «Jeudi 01 Mai 2036. 10h45

En s’avisant qu’aujourd’hui c’était le 1er Mai le brigadier Frangipane Desmet réalisa une fois de plus que l’ultra-libéralisme était, petit à petit, parvenu à ses fins. Tous les jours fériés avaient été supprimés au cours des dernières années, seul celui-là avait été maintenu jusqu’à ce que le Gouverneur de l’état de France explique que la meilleure façon de fêter le travail c’était justement de travailler ce jour-là, et même avec encore plus d’ardeur et de productivité que d’habitude, pour bien marquer le coup. Les quelques petites centaines de syndicalistes encore subsistants dans le pays n’avaient bien sûre rien pu faire pour empêcher que cet ultime acquis social ne périsse sous les coups de boutoir du capitalisme et les applaudissements de MEDEF. »

P 99 «Jeudi 29 Mai 2036. 8h00

Ce matin elle est excitée comme une puce car Yves Havenir doit arriver dans la matinée. Elle s’est attardée dans sa salle de bain en soignant tous les détails. Plus aucun poil ne dépasse. Elle s’autorise ensuite un léger maquillage, ce qui est très rare chez elle. Puis une fois devant son armoire elle revêt des dessous affriolants d’un rouge auprès duquel la tenue du père Noël paraîtrait délavée. Enfin elle choisit une tenue légère que la température ambiante lui permet d’arborer; un pantalon blanc en lin auquel elle marie un t-shirt en coton d’une couleur framboise pourrie écrasée du plus bel effet. »

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P 112  « Laissez-moi vous présenter mes amis » déclara Ophélie avec un grand sourire. Voici Emissaire, le bouc ; et à ses côtés c’est Galeuse, la brebis. »

Quelques mètres plus loin c’était le domaine des volatiles réunis dans et autour d’une mare dont ils semblaient apprécier l’effet rafraichissant. « Là vous avez Delafarce le dindon et son copain Boiteux, le canard. Sur l’eau un magnifique cygne blanc se pavanait. Lui, nous dit-elle, c’est Extérieurderichesse. »

P 134 « Entre temps Frangipane était rentrée chez elle et attendait avec autant d’espoir que d’anxiété. Elle voulait se faire croire que tout n’était pas perdu ; il allait peut-être l’appeler pour l’inviter à dîner, voire plus si affinités. Mais plus le temps passait et plus ses espoirs s’émoussaient. Elle avait allumé la télé alors que le campagne annuelle de puçage battait son plein. Toutes les dix minutes un spot incitait chaque citoyen âgé d’au moins douze as à se faire inoculer sa puce personnelle. L’opération était gratuite et indolore et reposait encore pour le moment sur le volontariat, contrairement à d’autres pays européens où tout contrevenant risquait, en cas de contrôle, d’être condamné à une forte amende et la privation de ses droits civiques pendant une période plus ou moins longue, sans compter qu’elle était alors implantée d’office. »

Genre : Comédie policière 

Publié : 2019

Roman précédent du même auteur

L’inspectrice coince la bulle

L’inspectrice perd la tête

L’inspectrice est malade

RENCONTRE avec l’auteur … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Interview à découvrir dans la chronique « L’inspectrice perd la tête » du même auteur.

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