Déconnectés … Virginie Cavelier

Déconnectés !! 

Un roman d’anticipation ?? Une mise en garde sur notre vie ultra connectée ?? 

Une histoire où les personnages s’imbriquent judicieusement dans le récit, les pièces se forment telle un puzzle ! Une « mise en place « des protagonistes surprenante ! Bravo ! 

Une écriture sobre, efficace et une intrigue bien orchestrée malgré quelques longueurs en milieu de récit, avec en parallèle une fin que j’ aurais aimée un peu moins expéditive.  Mais au final un agréable roman où le rythme et l’intrigue nous emporte entre « plaisir » et sidération !! 

Le plus de ce livre reste la construction du récit ! Et sans aucun doute un  questionnement sur la technologie !! Un plus pour l’homme et sa liberté ??

La société peut – elle aussi, tout nous imposer ?? 

Une belle surprise !! 

« P 9 « Flash spécial : 

Nous pouvons enfin vous apporter les détails de cette nouvelle incroyable ! Claironne le journaliste à bord de l’hélicoptère. Mesdames et messieurs, c’est ici … Ce village juste en – dessous de nous a été la scène où s’est déroulé l’acte principal de ce qui semble, pour nous, n’être qu’une simple pièce de théâtre tellement l’histoire parait irréelle, invraisemblable !

Adélaîde écoute attentivement les explications du journaliste et les témoignages, et elle reste sans voix. » »

 

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P 127 « Mais de quoi veux-tu que ça te protège ?
A Longuillaume, sur un balcon du vieil immeuble en briques, Susie Tennant boit une bière avec sa voisine et s’agace.
Voyons, ne sois pas stupide, ce truc va savoir tout ce que tu fais et ton état de santé, et après, tu vas pester de recevoir des pubs ciblées sur le sport, les régimes ou je ne sais quoi encore !
Mais moi, je te dis que je me sens comme protégée avec ça ! Si par exemple, mon corps manque d’exercice physique, le collier me le dira et j’irai faire du sport. Si j’ai un problème de tension ou autre, le collier me le signalera et je saurai que je dois aller voir un médecin. C’est un peu comme le garant de ma santé, tu vois ! argumente la voisine de palier. 
C’est de la connerie je te dis ! On en reparlera quand tu en auras marre d’être fliquée et que tu le mettras plus souvent dans un tiroir qu’à ton cou … insiste Susie avant d’avaler une gorgée de bière bien fraiche. »

« P 11 « Le lundi 15 mai 2017 …

Solène et Yann viennent d’arriver sur la falaise la plus proche de Notre Dame des Espoirs. Ils ont pris le temps de déposer leur lettre sur la table du salon avant de partir, et ont marché ensemble, sans un mot, jusqu’ici.

Remarquant que sa femme est parcourue de frissons, Yann enlève son gilet et le pose sur les épaules de Solène, puis, en continuant de marcher près d’elle, passe son bras autour de sa taille, comme pour l’encourager à continuer.

Ils avancent encore de quelques pas, ne sont maintenant plus qu’à 5 mètres du vide, et s’arrêtent. Les yeux remplis de larmes, Solène se tourne vers son mari, et la voix nouée lui dit : Nous n’avons pas d’autres solutions, n’est-ce pas ?

On en a déjà parlé … Il y aurait peut-être l’espoir qu’un jour … Mais sans doute pas ! Regarde-nous Solène … ça fait déjà deux ans que nous ne savons pas comment vivre ! » »

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P 195 « Nolin ne porte vraiment pas ce type dans son coeur ! Mais ce petit bonhomme physiquement insignifiant, a malheureusement plus de pouvoir que lui-même …

Je veux dire que j’ai la télévision, que je suis sorti hier, et que votre sbire, Dumais, s’est bien vanté de ses exploits ! Où avez-vous la tête, Général ? Est-ce que l’utilisation de la violence faisait partie du projet ? Répondez-moi ! exige Levasseur.

Le petit homme s’est maintenant levé et se tient face au Général, en levant la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux.

Nolin se demande bien comment on peut se prendre au sérieux avec une voix aussi ridicule … Et cette frange !

Je suis d’accord avec vous, la violence n’était pas au programme. Mais nous avons, il me semble, un impératif de date, non ?

Oui, et ?

Et il est impossible de respecter le croitère temporel sans faire accélérer les choses ! Alors oui, nous utilisons la violence si nécessaire. Mais maintenant, si cela ne vous convient pas, libre à vous d’appeler Paris … ajoute Nolin en réprimant un sourire. »

Edition : Auto Edition

Genre : Roman 

Publié en 2019

 

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