Oublie les femmes, Maurice … Florent Jaga

L’auteur nous immerge avec ce recueil de nouvelles dans un monde ou La femme semble le sujet principal ! On y croise au fil des pages …  LA femme Charmeuse, Dominatrice, Castratrice, Amoureuse , Manipulatrice, Désespérée , Ensorcelante, …

Des moments de vie où une décision, une situation peut tout faire basculer !!

Une écriture parfois piquantel’ironie pointe et où les personnages ont un caractère « bien trempé » !  Un regard masculin, un brin intransigeant, un brin fasciné … sous la forme d’un « joli  récapitulatif » !! 

Et la Saint Valentin qui semble … bien exquise !!

Oublie les femmes, Maurice ?? Oh surtout pas !!! 

Conquise !!

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P 89 « La pénombre me laisse dans le doute. Le cercle se rétrécit et tous ont maintenant leurs mains sur moi. Je ferme les yeux, la musique me saisit, enjôleuse, pour ne plus me lâcher. Les mains ondulent, flattent mes courbes, glissent perceptiblement vers les zones dangereuses. Mes jambes vacillent et dans mon dos, les hommes accompagnent ma chute en douceur. Ils s’allongent à mes côtés, sans interrompre leurs caresses. Je suis aux mains d’un poulpe sensuel, et je perds pied. Le tissu doux est un rempart illusoire aux assauts minuscules. Ces doigts gantés qui s’attardent sur mes tétons, ces autres qui épousent l’intérieur de mes cuisses, je cesse de lutter et me laisse cueillir, comme pour le vin. »

P 75 « Alejandra faisait son possible pour atteindre son rêve. Elle oeuvrait à démolir Samuel à la masse en haussant le volume de la télévision, en lui envoyant des coups répétés pendant son sommeil, en criant au milieu de la nuit prétextant un cauchemar ou encore en multipliant les disputes pour l’envoyer dormir sur le canapé hostile du salon. La privation de sommeil était une m méthode en vogue dans les sectes, qu’elle mettait au service de son but. »

 

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P 81 « Aussi, près de trente ans plus tard, je n’ai pas l’assurance de Lorinda sur ma mobylette. Elle m’a présenté l’engin, m’a expliqué brièvement comment le mettre en route et a enfourché le sien. Lorinda est belle comme une comète qu’on ne veut pas laisser filer. Alors, je reste dans son sillage, c’est ainsi que l’on procède avec une comète. Le phare planté sur sa silhouette frêle, elle qui est mon phare dans la nuit. On roule vers le sud, en cavale, sans bagage, parce que le ciel est mois gris là-bas. Nous avons tout laissé en plan sans en concevoir un, sans prévenir personne. « Quand l’homme prévoit, Dieu rit. » »

Edition : Quadrature

Genre : Nouvelles

Publié en 2019

Photographie de couverture : Marie-Hélène Grégoire

 

 

 

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