Une évidence … Agnés Martin-Lugand

Un roman sur la vie
La VIE avec ses doutes, ses mensonges, ses bonheurs, ses douleurs, ses joies, …
Un roman où l’auteure nous « épingle » dès les premières pages et ne nous lâche plus ! Nous voilà « bringuebalant » au centre de toutes ces émotions !!

J’ai été conquise également par ces « changements de direction » dans l’intrigue ! Ces moments imprévisibles, qui font en définitif parti intégrante d’une vie !!
Et puis une belle dextérité dans l’écriture !
Un roman où il est impossible de rester insensible lorsque l’on a un fils de l’âge de Noé ! Je pense que certains livres arrivent à un moment particulier de notre vie où ……
Aimer ce roman était donc, je crois une Évidence !
Conquise !!

Ai-je perdu toute objectivité ? Peut-être !

« Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ? »

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p 232 « Sans ciller, il m’avait regardée droit dans les yeux ce matin, alors qu’il savait que c’était la dernière fois qu’il me voyait, il n’avait pas répondu à mon « A ce soir », il ne s’était pas retourné. Il m’avait déjà expulsé
de sa vie. Comment avais-je pu passer à côté ? Ne pas sentir qu’il préparait son départ ? N’étais-je donc pas capable de voir la réalité ? De prendre la mesure de mes actes, à défaut de bonnes décisions ? J’avais tout fait
pour éviter le pire. Et le pire s’était produit. »

p 63 « Ce moment était nimbé d’une aura de mystère. Le vent, l’austérité des lieux, le froid, la nuit, le silence, la conscience de frôler régulièrement le bras de cet homme inconnu qui
m’attirait indéniablement … Cette soirée n’était définitivement pas une soirée comme les autres. Comme si j’entrais dans une dimension parallèle dans laquelle je me sentais étrangement bien, étrangement
à l’aise. Plus les minutes défilaient, plus j’avais l’impression que mes responsabilités se volatilisaient les unes après les autres. Je n’en avais pas franchement l’habitude. »

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p 79 « Je n’aurai pas dû me souvenir de tous ces détails. C’était si loin, si douloureux. Si bon, en même temps. Certaines choses, certaines personnes laissent des traces indélébiles, qu’on croit pourtant avoir enfouies au plus profond de soi.
Je m’étais battue avec acharnement pour faire disparaître les blessures laissées par ces souvenirs et je comprenais que, quoi que je fasse, ils resteraient en moi, j’étais marquée au fer rouge.
Tatouée jusque dans les couches les plus profondes de ma peau. »

p 204 « Il bâilla à s’en décrocher la mâchoire, extirpa son grand corps du canapé, s’étira et prit la direction de l’escalier. Il s’arrêta à mi-chemin et se retourna vers moi, un grand sourire aux lèvres :
– C’était génial, maman, ce soir.
Je trouve aussi mon Noé.
– On recommencera plus souvent ?
Le pincement au cœur était de retour. …
Il me fit un gros bisou sur la joue, je le respirai tant que je pus.
Je t’aime, maman.
– Je t’aime aussi. Fais de beaux rêves.
Il disparut à l’étage en sifflotant. Une dernière fois, il m’avait dit qu’il m’aimait. Une dernière fois, je lui avais dit que je l’aimais en étant convaincue qu’il me croyait.
Dans vingt-heure heures, il me haïrait. Il ne me resterait plus que les souvenirs. »

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p 313 « La mer s’étalait sous nos yeux dans un un dégradé passant de l’émeraude au bleu profond, au large. Et toutes ces petites taches de couleur qui s’étendaient à perte de vue sur le sable.
Les vacanciers en maillot de bain, les enfants avec leurs seaux et leurs pelles qui couraient. La plage fourmillait d’activités, un goût de vacances, un goût de détente.« 

p 277 « Ce fut à mon tour de courir à en perdre le souffle dans le sable, le vent -pas bien fort- fouettait mon visage, séchait mes larmes, embarquait dans le ciel bleu mes gémissements
de douleur aux jambes, de douleur au cœur. Ce fut aussi à mon tour de m’accrocher aux brise-larmes, pour reprendre ma respiration quelques instants, ces bois solides, si solides qu’ils
éclataient les vagues puissants pour protéger la digue, aujourd’hui, ils me permettaient de ne pas m’écrouler. »

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p 207 « Je restai enfermée dans ma voiture de longues minutes devant les quatre Coins de monde en fixant la pluie battante. Je ne cherchais pas à gagner du temps ni à dérober.
Je me mettais en condition. En condition pour l’insoutenable. Briser des vies, les ruiner, les piétiner. »

Edition : Michel LAFON

Genre : Roman

Publié en 2019

 

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