CREPUSCOLO … Céline Ruquier Gaudriot

Une chenille devient – elle papillon ?
L’auteure nous livre ici une belle analyse sur la complexité de l’être humain !
Un étonnant et surprenant « cheminement » vers la perfection, réelle ou illusoire, de l’âme humaine, la recherche de l’idéal !

Le récit, un brin « épuré » a un but précis, nous délivrer cette analyse, sans fioriture !
C’est donc un roman que l’on « engloutit », qui pourrait se lire entre deux métros (cf roman) alors que … j’aurai aimé le savourer ... le déguster
me poser confortablement … sur les galets de Dieppe ! (p : 99)
Un roman avec un petit goût « amer » … un petit goût de « trop court » (153 pages) ! Il m’a manqué la mélodie du récit ! Frustrant car il y avait tous les ingrédients pour !!
mais BRAVO pour l’intrigue, le point fort de ce roman !!

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p 5 « Le rocking-chair en bois se balance encore, pas beaucoup … juste un vacillement. L’homme s’est levé, le front tendu, la mâchoire serrée. Il a l’air
infiniment triste.
Face à lui, une vieille dame, rouge de confusion, est étonnée de ce qu’elle a pu assister. Elle réalise tout juste qu’elle n’aurait pas dû parler, ou alors
qu’il est bien trop tard … Ces mots, elle aurait dû les ravaler, les coincer au milieu de sa gorge car elle vient d’inciser une cicatrice mal refermée … »

p 6 « Ce temps, aujourd’hui, la dépasse, même si elle tente de rester dans le flux, de ne pas se recroqueviller sur son passé. La vitesse, immanquablement, la prend de cours. Magda
a toujours été encline à savourer l’instant. Elle a toujours tiré ainsi ses plus grands plaisirs de la nonchalance qui garde son intensité paroxysmique. Les balades rythmées par le pas
du cheval, les caresses délicates avant l’amour, l’observation du bruissement du vent dans les ramures … autant de moments suspendus durant lesquels les secondes s’égrenaient lentement, le plus
lentement possible, comme une jouissance paisible sûre d’atteindre son acmé.
Il lui semble que ce temps maintenant n’a plus lieu d’être, il lui semble que les Hommes l’ont égaré. Il faut presque lutter pour se poser quelques instants. Y penser la fait paniquer, pourtant peu de choses maintenant l’angoissent, presque tout lui
glisse sur le dos. Oui, peu de choses importent quand on a 100 ans sauf le temps … »

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p 99  » Oui, Tobbias. où êtes-vous ?
A Dieppe, face à la mer. Pourquoi m’avoir demandé de contacter Ischia ? » …  » – Vous l’avez vue ?
– Oui ce midi. » …
 » – Et le foulard … lui avez-vous redonné ? Je pense qu’il peut avoir du sens pour votre enquête …
– Qu’est-ce que vous voulez dire ? Est-ce encore un de vos flashs ? Est-ce une prémonition ? Expliquez-vous !
– Faites-moi confiance …
Magda a déjà raccroché. Sa présence environne Tobbias, il sent presque son parfum chatouiller ses narines. C’est comme si elle avait le don d’ubiquité, elle est physiquement à Paris dans son petit appartement du dix-huitième arrondissement
mais aussi à ses côtés face à la mer, confiante et bienveillante, comme un ange qui serait là pour le soutenir et lui chuchoterait à l’oreille « ça va aller … »

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p 112 « -Apparemment Swaly et son fils adoptif voulaient fabriquer de la soie…. »
« Et dans son jardin, Swaly cultivait des végétaux qui servaient à approvisionner ces chenilles...
– Les végétaux sont des mûriers blancs et les papillons des Bombyyx Mori. C’est une variété créée par l’homme pour la fabrication de la soie. En fait, ils ne butinent rien. Ils ne peuvent
ni manger, ni boire car leur appareil digestif est atrophié. Ils vont juste se reproduire, pondre, puis mourir, complète Tom, toujours soucieux de préciser les données scientifiques liées à l’affaire. »

p 125 « Au fait, il y a un truc qui me turlupine … Demain, c’est l’anniversaire de Saudamine et je ne sais pourquoi mais je crois que ce fait a son importance. Elle va avoir 24 ans. C’est un âge clé pour Swaly. J’ai demandé à Tom ce que signifiait
le nombre 24 en numérologie et voici ce qu’il m’a dit.
Tobbias sort le papier que Tom lui a imprimé :
Ce nombre serait le produit des quatre éléments (la terre, l’eau, l’air et le feu) par les six jours de la création.
C’est le symbole de l’harmonie, de l’accomplissement intérieur … »
« As-tu cherché quel est celui du papillon ?
– Oui … la métamorphose, la renaissance … C’est l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle … »

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p 62 « Cécile jette un regard songeur au tableau avant de monter et s’attarde sur la phrase de Victor Hugo ; Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide qu’on appelle l’univers tressaille éternellement de sentir à la fois
agoniser la chenille et s’éveiller le papillon. »

 

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Edition : Yûbi

Publié en 2019

Genre : Roman Polar

Illustration couverture : Céline Ruquier Gaudriot

 

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