Dans la peau … Karine Langlois

Un roman bouleversant et flamboyant
Un cri de désespoir … tel « une peau qui se déchire » …
Un hymne à l’Amour … meurtri !! Une obsession incontrôlable …
Une déclaration d’amour où tout s’enflamme !!
Une femme et un homme … où peut être un homme, deux femmes …

Une histoire qui se raconte … avec des corps … avec des mains …. avec des sensations ..
avec des mots qui jonglent, se caressent, s’apprivoisent, se subjuguent, s’explorent, se bousculent, se fracassent, et se fondent en une douce sensualité …
Un rythme en état d’urgence …

Oh !! Quel délice cette EVASION au delà des SENS
Un roman A déguster … à savourer … à humer … entre PLAISIR et SOUFFRANCE !!
Bravo !!!

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p 47 « Cette abstinence sans fin, alors que j’ai tellement faim de toi, dérègle tout mon corps complètement mûr pour l’amour sans réserve avec toi. Tout se tord en moi,
comme un linge mouillé qu’on essore rudement, l’estomac, les intestins, l’utérus, tous mes organes protégés sont pourtant assaillis de coups, ceux du désir inassouvi
rendu maléfique par le manque qui se prolonge. »

p 39 « Le corps a une dimension artistique : il est partout, suggéré ou montré, dans les peintures, les sculptures, la photographie, les films. ce sont les œuvres qui le
représentent qui me touchent le plus; les nus artistiques me bouleversent. Et je m’émeus toujours d’entendre ces mots de toi, que je voudrais entendre encore : « Viens me montrer comme c’est
beau une femme … ». Oui, c’est beau une femme qui offre son corps à la gourmandise de l’homme qu’elle aime, …le corps se fait fleur, fruit, tout ce qu’il te trouve bon de goûter, … »

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p 27 « Quand on sent son corps, on sent son existence au monde, on commence
à se sentir respirer. Tu as débouché chaque pore de ma peau-cocon et tu as tout ouvert, découvert, exploré, de tes lèvres,
de ta langue, de tes doigts, de tes mains, de ton sexe. Ma peau respire, parce que tu respires la sensualité; la virilité, chaque pore de ma peau s’est
chargée de féminité. Le combat pour devenir femme est gagné. Je ne savais pas que le corps était si important pour commencer à guérir l’âme d’une
douloureuse mélancolie qui me ronge depuis toujours. »

p 90 « Le corps de l’écriture, c’est l’esprit et le cœur qui parlent à ma main. C’est la sensation aussi et la sensualité : le toucher d’un stylo, d’une plume,
le corps à corps avec la feuille, l’attente pleine de langueur d’un accouchement de l’idée, du mot juste, de l’accouchement de Moi, de ma sensibilité à fleur de peau.
Des textes que l’on sort de soi et que l’on jette comme une bouteille à la mer à l’Absent, aux absents, les lecteurs de l’ombre; … »

Genre : Roman

Librinova Edition 

Publié en 2018

Couverture et photo de couverture : Audrey Pasquet photographe

RENCONTRE avec l’auteur … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Quel est votre premier écrit ? votre premier texte ?
Je ne vais pas vous dire que j’ai écrit dès le plus jeune âge : c’est la réponse à laquelle on s’attend toujours ! J’ai longtemps commenté
les écrits des autres, par mes études de lettres, ce qui m’a rendue maladivement modeste pendant… un certain temps !
Si je dois retrouver dans mes souvenirs mon premier vrai texte personnel qui n’était pas « scolaire », je crois que c’était un texte
sous forme de chanson, pour mon père (à qui je ne l’ai jamais montré d’ailleurs). J’avais plus de vingt ans. Ensuite j’ai écrit
quelques poèmes, quelques nouvelles. Cela n’était pas très bon. Heureusement, j’ai progressé !

Votre plus beau souvenir de jeune lectrice ?
Quelle question ! J’ai tellement lu, et très jeune… Je dévorais, et quand je commençais un auteur emprunté à la bibliothèque, je
lisais tous les livres à disposition. Je me souviens des « Alice » et du « Club des cinq » quand j’étais écolière, et collégienne, j’ai
beaucoup lu les classiques du XIXè siècle. Je suis longtemps restée marquée par Zola et ses Rougon-Macquart, découverts autour de 15 ans.
Des livres à l’écriture riche et qui font découvrir la réalité du monde, ses turpitudes, et ses beautés aussi dans certains romans.

Le livre qui vous a « déstabilisée » ? et pourquoi ?
On n’est pas déstabilisé par les mêmes choses selon les âges. On peut dire que d’une certaine façon, ayant des choix exigeants, j’ai été
un peu bousculée par tous : j’aime les livres qui ont quelque chose à dire sur la complexité du monde, et surtout sur la complexité humaine,
et qui ont une véritable écriture, que je peux admirer. J’aime les écritures écorchées. Les livres qui me déstabilisent sont je pense ceux qui
parlent de moi, mieux que je ne saurais le faire moi-même. S’il faut en citer un, alors je vais citer un livre récent puisque la période où
j’ai le plus changé, aidée par mes lectures aussi, commence à mes 30 ans : « Petit éloge de la jouissance féminine » d’Adeline Fleury (2015).
Un livre de désir, de passion totale, qui transforme l’être, une écriture puissante que l’auteur confirme dans son dernier livre « Je, tu, elle ».
On est au-delà de l’érotisme avec Adeline, on est dans le vrai de l’intime et elle a changé mon regard sur l’autofiction. Se dévoiler c’est
affirmer sa liberté et aider les autres à aller vers cette liberté, ce n’est pas impudique.

Ecrire, vous donne l’illusion de quoi ? La sensation de ???
Ecrire n’est pas une illusion, je ne cherche pas à créer ou recréer un monde avec des personnages totalement imaginaires, avec
des aventures rocambolesques, dans des contrées et des temps lointains qui me permettraient de m’évader ou de m’éloigner de ce monde.
Ecrire me donne des sensations, écrire me permet de me sentir vivante, me permet de me connecter à mes émotions profondes, de déployer
ma sensibilité et de la partager avec le monde. Publier m’a permis le partage, le dévoilement de ce que je suis vraiment, sans masque, la
rencontre, l’échange avec les lecteurs. J’ai même parfois la sensation de leur être utile en leur donnant des émotions ou en trouvant les
mots qui collent à une partie de leur expérience. En fait, écrire me donne la sensation d’être dans le vrai, car l’émotion sans fard est au coeur
de ce que j’écris.

Quel est votre thématique, votre genre littéraire (polar, roman historique, …), ce qui vous inspire et pourquoi ?
Je ne lis pas de science-fiction, pas vraiment de romans historiques non plus, plus de polars. Plutôt des romans réalistes, contemporains,
des romans psychologiques où l’on explore l’âme humaine et des sentiments violents.

Quelle est votre relation aux livres ? Pour vous un livre « heureux » est un livre corné, annoté, souligné, déformés, … ou pas ?
Je garde une relation assez sacrée aux livres, même s’il arrive que certains traînent par terre dans ma chambre ! Je n’écris jamais sur
les livres, même au crayon à papier. Je respecte beaucoup l’objet livre, souvent soigné, et tiens à ce qu’il reste « pur ». Je ne corne pas
les pages non plus. Un livre heureux chez moi est un livre dont le corps est resté intact mais dont j’ai aimé, annoté, absorbé l’âme.
C’est lui qui m’aura secouée, déformée, qui aura laissé une trace en moi, c’est cela qui le rendra « heureux » !

Merci Karine Langlois d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions !! 

 

 

 

 

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