1984 …Georges Orwell

1984 … Un classique … Un chef d’oeuvre de la littérature …
A travers ce récit glaçant Orwell réinvente la domination … le pouvoir par la haine, la terreur et la violence !!
Une analyse de la psychologie humaine saisissante … Une « comédie macabre » … Une « politico – fiction » !!

Un monde où le mot LIBERTÉ a perdu tout son sens, où même le terme « Liberté d’expression » a disparu du vocabulaire !
Où vivre devient un automatisme, où les émotions sont bannies !
Vivre avec cette sensation d’être perpétuellement observé et surtout jugé !!
La dernière page du récit tourné et l’on reste néanmoins hypnotisé, subjugué par ce pas cadencé, cette routine au quotidien, cette « assèchement » du langage et cette abolition des sentiments « positifs »

Un livre édifiant, terrifiant, écrit il y a 70 ans et qui demeure néanmoins « très contemporain » !!
Une référence pour beaucoup d’auteurs et d’écrivains … un livre souvent cité que j’ai très souvent rencontré lors de mes lectures !!
Il aura entre autre inspiré Boualem Sensal pour « 2084 la fin du monde » et Chuck Palahnuik  deux écrivains que j’apprécie tout particulièrement !!

Un classique à découvrir et à lire OBligatoirement !!!
Avec une question en tête « Et si il y avait une part de vérité dans tout ça?? »

« Guerre est Paix
Liberté est Servitude
Ignorance est Puissance »

1984 fin
p 285 « Il est dans une cellule où il ne fait ni nuit ni jour, il ne voit qu’une paire d’yeux. A proximité de lui, il y a un instrument au tic-tac lent et régulier. Les yeux grossissent et leur éclat augmente. Tout à coup,
il est expulsé de son siège, il flotte, il plonge dans ces yeux qui le happent. »

Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire.

p 198 « Personne ne sait ce qui se passe derrière les murs du Ministère de l’Amour, mais on le devine ; tortures, drogues addictives, appareils de haute précision pour mesurer les réactions nerveuses, lente détérioration du détenu
par la privation de sommeil, l’isolement et les interrogatoires perpétuels. Les faits, on ne peut pas les cacher. Ils peuvent les connaître par une enquête, les arracher par la torture. Mais quand on s’est fixé pour but de rester humain
plutôt que de rester en vie, quelle importance après tout ? Ils n’ont pas de prise sur les sentiments. Soi – même, on n’en est pas maître, du reste. Ils peuvent mettre au jour tout ce qu’on a dit ou fait, voire pensé, dans les moindres détails.
Mais le cœur de l’homme, énigme pour lui-même, demeure inexpugnable. »

1984-Big-Brother

p 352 « Prenons un seul exemple : le mot « libre » existait toujours, mais seulement dans des énoncés comme « ce siège est livre », « la voie est libre ». On ne pouvait pas l’employer au sens de « politiquement libre » ou « intellectuellement libre »
puisque la liberté politique et intellectuelle n’existait plus, même réduit au seul concept, et par conséquent n’avait pas de nom. »

Ainsi, à travers l’histoire, une lutte qui est la même dans ses lignes principales se répète sans arrêt. Pendant de longues périodes, la classe supérieure semble être solidement au pouvoir.
Mais tôt ou tard, il arrive toujours un moment où elle perd, ou sa foi en elle-même, ou son aptitude à gouverner efficacement, ou les deux. Elle est alors renversée par la classe moyenne
qui enrôle à ses côtés la classe inférieure en lui faisant croire qu’elle lutte pour la liberté et la justice.
Sitôt qu’elle a atteint son objectif, la classe moyenne rejette la classe inférieure dans son ancienne servitude et devient elle-même supérieure. Un nouveau groupe moyen se détache alors
de l’un des autres groupes, ou des deux, et la lutte recommence.

Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston?
Winston réfléchit:
– En le faisant souffrir répondit-il.
-Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il, non à sa volonté, mais à la vôtre? Le pouvoir est d’infliger
des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez vous
à voir quelle sorte de monde nous créons? C’est exactement l’opposé des stupides utopies hédonistes qu’avaient imaginées les anciens réformateurs. Un monde de crainte, de trahison,
de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu’il s’affinera, deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de
souffrance. L’ancienne civilisation prétendait être fondée sur l’amour et la justice, la nôtre est fondée sur la haine.. Dans notre monde, il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la
rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout.

Edition Gallimard (nouvelle traduction 2018) 

Publié en 1949

Genre : Roman d’anticipation, littérature classique

 

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