Mille petits riens … Jodi Picoult

Un roman fort et puissant qui nous plonge dans l’Amérique ! L’Amérique des suprématistes blancs … et des Africains-Américains !! Deux mondes que tout opposent …
L’auteure nous relate une même histoire mais à travers trois personnages … trois visions … trois destins … trois vies … et une question !! Pourquoi et comment Davis Bauer, nouveau né de 3 jours a t’il trouvé la mort ??
Cette mort sera alors le début d’un combat …. d’une prise de conscience … d’une constatation sur un sujet épineux, le Racisme !!
Les souffrances … les questionnements … les convictions se croisent … et s’entrechoquent !! Et si les préjugés étaient les plus forts ??
J’ai adoré ce roman avec ce regard lucide et clairvoyant sur le racisme … ses implications …
Un récit à milles rebondissements et quel dénouement !!

Un livre troublantpercutant, écrit par une écrivaine blanche mais qui a su retranscrire et « capter » ... le regard de « l’autre » …

« Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer. » Nelson Mandela Un long chemin vers la liberté.

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« Je sais ce que vous pensez en ce moment : Je ne suis pas raciste, moi. C’est clair, nous avons eu un exemple vivant de ce qu’est le vrai racisme, incarné par Turk Bauer. (…) Pourtant, même si nous décidions d’envoyer tous les néonazi de
cette planète sur Mars, le racisme existerait encore. Parce qu’en réalité le racisme ne se résume pas à la haine. Nous avons des préjugés, même si nous n’en sommes pas conscients. » 

p 72 Ruth « Quand nous étions enfants, ma sœur aînée et moi ne nous ressemblions absolument pas. Rachel avait la couleur du café fraîchement passé, comme maman. Alors que moi je venais de la même
cafetière mais on avait ajouté tellement de lait qu’on ne sentait même plus le goût.
Mon teint plus clair m’a octroyé des privilèges que je ne comprenais pas et qui rendaient Rachel folle de rage. »

p 215 Ruth « Ils m’ont menotté.
Ils m’ont attaché les poignets, juste comme ça, comme si ce geste ne réveillait pas deux siècles d’histoire qui se sont aussitôt répandu dans mes veines avec la force d’une décharge électrique. Sans penser un instant que je ressentirais
ce qu’ont ressenti mon arrière-arrière-grand-mère et sa mère, debout sur l’estrade pendant la vente aux enchères des esclaves. Ils m’ont menottée sous les yeux de mon fils, mon fils à qui je dis et je répète depuis le jour de sa naissance qu’il est bien
plus qu’une couleur de peau. »

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p 230 Turck « Une rubrique permettait aux femmes de Mouvement de sympathiser entre elles et une autre s’adressant aux adolescentes les aidait à gérer des situations particulières; comment réagir, par exemple quand un copain vous annonce
qu’il est gay. » … » Certaines questions donnaient lieu à de grands débats (Qu’est-ce qui est pire; un homo blanc ou un hétéro noir ? Quelles universités sont les plus anti-blancs ? ») « 

p 248 Kennedy « Il suffit de suivre dans les médias les affaires à connotations raciales pour constater rapidement
que les avocats, les juges et les jurés se donnent un mal de chien pour faire croire qu’il n’est surtout pas question de couleur de peau, alors même que le contraire est évident. Tous les avocats de la
défense publique vous diront également que, bien que la majorité de leurs clients soient des personnes de couleur, il est fortement déconseillé de jouer la carte raciale pendant un procès.
Pourquoi ? Parce qu’il est carrément suicidaire d’aborder la question raciale dans une salle d’audience. Vous ne connaissez pas les opinions des jurés. Et vous n’êtes pas non plus sûrs à cent pour
cent de ce que pense le juge. En fait, la manière la plus sûre de perdre un procès dont l’objet était en lien avec la question raciale consiste à dire les choses ouvertement. Si vous voulez avoir une
chance de gagner la partie, vous essayez d’offrir autre chose aux douze jurés : un fragment de preuve susceptible d’innocenter votre client, de sorte que ces hommes et ces femmes puissent rentrer
chez eux en continuant à faire semblant de croire que le monde dans lequel nous vivons est un monde d’égalité. »

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Kennedy « – Je n’ai pas besoin de votre pitié.
Vous avez raison, fais-je en hochant la tête. Ce que vous voulez, c’est l’équité.
Ruth s’immobilise mais ne se retourne pas.
– Vous voulez dire l’égalité, corrige-t-elle.
– Non, je parle bien d’équité. L’égalité consiste à traiter tout le monde de la même manière.
Alors que l’équité implique de savoir tenir compte des différences de chacun afin que tout le monde ait une chance de réussir.
Je fixe son dos.
– La première option semble juste. La deuxième l’est réellement. L’égalité, c’est distribuer le même sujet d’examen à deux élèves.
Mais si l’un d’entre eux est aveugle alors que l’autre n’ a pas de problème de vue, ça ne sert à rien. Il s’agit alors de donner un sujet
en braille et l’autre imprimé, contenant tous les deux les mêmes questions.

Edition : Actes Sud

Genre : Roman

Publié en 2018

Roman traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie Chabin

 

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