Lillebonne – Moscou … A pied ! de Gérard Bertin (collaboration Alain Lefebvre)

Un marathon !! Un exploit !! Gérard Bertin va relier Lillebonne – Moscou … à pied !! 3500 km !!
Avec plusieurs objectifs …  dont un, faire découvrir, à travers l’Europe de l’Est l’association de Patricia Merhant-Sorel « Tous contre la méningite »  !
Le récit de cette épopée, est conté et vu à travers « Doudou » la petite mascotte de l’association … ce qui apporte une petite note d’humour et de légèreté !!

Un impressionnant voyage ponctué de rencontres … de défis … de déception … de bonheur … de contemplation … de coup de gueule …
Un voyage de 272 jours … où il faut marcher sans relâche, sans être sûre de trouver un abri pour la nuit !!
Marcher vers l’inconnu sans savoir de quoi sera faites les prochaines heures !!
Avancer et improviser ou presque … Heureusement Marion veille …

J’ai toujours été très impressionnée par ces sportifs de l’extrême … une volonté, une détermination qui force l’admiration !! Un combat … une lutte physique et mental de chaque jour !! Bravo !!
Je ne retiendrai que l’exploit et la bonne cause … l’écriture reste simple.  Et une petite frustration, car j’aurai aimé plus de détails sur les personnes rencontrées, les échanges après ces longues journées de marche !!
Mais quel mental !!
Un étonnant témoignage qui me donne envie de rencontrer et de suivre Gérard Bertin pour la suite de ses périples !! 

Époustouflant !! 

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p 1 « Un jour, la vision d’un panneau indiquant Moscou; 5… fit que mon âme d’adolescent enregistra, allez savoir pourquoi, que demain le voyage n’aurait rien d’impossible. L’image disparut aussi vite qu’elle était apparue et
se trouva enveloppée dans le manteau de l’oubli qui chez moi reste toujours provisoire. »

p 16 « Navré Doudou, te voilà aussi lavé que moi ! Tu vois, l’automobiliste ne sait plus se souvenir que la route n’est pas à lui seul. Ce qui m’horripile le plus, c’est de savoir qu’il ne fait pas cas de ceux qui utilisent
encore leurs jambes pour cheminer. Quand je pense que sur le bord de la route, ces inconscients peuvent à tout moment croiser celle d’un gamin qui se rend à son arrêt de bus, ou encore celle d’un groupe de
randonneurs heureux de s’adonner à leur loisir et que le moindre virage devient alors source de danger, j’aurais envie de pousser un grand cri et -mais cela tu ne le répètes à personne – d’interpeller tous nos dirigeants pour qu’ils fassent
en sorte qu’une loi établisse ou restaure le droit des piétons de cheminer en toute sécurité, notamment en multipliant des bandes destinées aux marcheurs, en éclairant davantage les routes de nos campagnes et que sais-je d’autre ; il y aurait
tant à faire pour permettre d’aller ailleurs sans courir de risques. Mais bon … les lois ne seront jamais établies par ceux qui sauraient les rendre justes. Allez Doudou, haut les cœurs !! »

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p 26 « Un jour, il me dira combien les défis qu’il a menés auraient pu être réduits à néant sans le soutien de ceux qui, depuis bien des années, régénèrent son esprit ; combien sa fille Marion fut parfois lumière de phare
quand, dans l’obscurité du doute, il aurait été plus facile d’abandonner que de continuer tant le corps était en souffrance. Mais aussi combien son mental exceptionnel, sa rage de vaincre l’invincible, sa soif d’aller
vers les autres et ainsi d’enrichir son âme, combien se battre pour de nobles causes seront non seulement sources de plaisir mais aussi d’enrichissement. »

p 74 « Tu vois, quand je dis souvent qu’il faut aller chercher ailleurs en s’ouvrant aux autres, j’ai ici, une nouvelle fois, la preuve que ma quête n’est pas inutile, que sans ces ressources, sans ces sourires, ces regards parfois étonnés,
ces gestes aussi anodins que riches d’amour, ma vie aurait été bien terne. J’ai dû naître pour être marcheur, aller vers ceux qui, le plus simplement du monde, m’offrent non pas la beauté de tel ou tel monument mais celle d’un trésor bien
plus inestimable, celle qui naît de leur seul respect et de leur seule envie de partage. »

 

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p 110 « Eh oui, Doudou, la Terre, notre magnifique planète bleue, regorge de trésors bien plus somptueux que tout l’or du monde. Où que mes pas me mènent, que ce soit à quelques lieues, pardon, à quelques kilomètres de chez moi ou à
l’autre bout du monde, chaque pas que je fais me porte vers la richesse d’un ailleurs dont je ne me lasse jamais de découvrir la beauté. J’ai, par exemple, traversé des rizières au premier abord toutes semblables et pourtant,
un soleil levant ou déclinant en changera l’aspect, enrichissant ma mémoire d’une foule de photos toutes plus belles les unes que les autres. »

p 113 « Un simple verre d’eau peut parfois devenir une ressource inestimable et celui qui te l’offre apparaître à tes yeux tel un sauveur. Et que dire de ces mains qui soudain serrent les tiennes, témoins d’un respect et d’une fraternité
dont nous avons encore tant à apprendre, que dire de ces rires et sourires d’enfants qui viennent vers toi et qui, lorsque tu pars, sont autant de déchirures… »

https://www.paris-normandie.fr/lillebonne/lillebonne–gerard-bertin-la-vie-en-courant-EG13374055

Edition : Au Gré de la Plume

Genre : Témoignage, carnet de voyage

Publié en 2018

 

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