Felizidad – La vie recommence … Odile Marteau Guernion

Un roman
Une plongée dans le monde d’Elsa, jeune médecin … 

Dès les premières pages on découvre Son envie de fuir … fuir cette relation amoureuse et destructrice … puis très vite son départ pour l’Amérique du Sud … sa découverte de la Colombie et son climat chaotique, la condition des femmes, l’humanitaire et la vie dans le dispensaire, des rencontres enrichissantes et surprenantes …
Pour Elsa un cocktail de nouvelles sensations !!
Et peut être un nouveau départ !?

Beaucoup de thèmes forts abordés, la violence faites aux femmesla misère … les catastrophes météorologiques … !! Mais une sensation de survoler les choses …

Des relations humaines conflictuelles et pas toujours simples à gérer … Elsa et Gary son ex compagnon ! Elsa et Carlos Melo ce riche propriétaire d’une exploitation de café … sûre de lui et « dominateur » ! Elsa et Paolo une histoire d’amour à venir ou pas ! Une quête du bonheur !!
Des personnages touchants et attachants ...

Une écriture agréable et fluide
Un rythme soutenu qui nous embarque et nous fascine ...
Mais Il m’a manqué de la « profondeur » et du relief dans le récit …
Encore une centaine de pages m’auraient plu (là 170 pages)  !! Une friandise comme un goût de « trop petit » !! Etant « gourmande » … une certaine frustration !!
Néanmoins Un très joli roman à grignoter une petite bulle de plaisir !!

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Départ pour l’Amérique du Sud …

p 36 « – Discuter ? Pour quoi faire ? Il y a longtemps que j’ai compris que les gens ne voulaient pas discuter mais parler d’eux tout simplement, alors je les écoute.
D’ailleurs, c’est beaucoup plus reposant et on ne perd pas son temps comme ça à essayer de convaincre quelqu’un en pure perte.
Jeanne est une vraie philosophe, dit Paolo. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elle est d’accord avec tout le monde, bien au contraire. N’est-ce pas Jeanne ?
– Tout à fait Paolo, tu as raison ! »

p 37 « Elsa était confrontée à la violence faite aux femmes de façon quotidienne dans ce pays alors qu’elle avait fui elle-même cette maltraitance. Elle devait trouver les mots pour rassurer, panser, aider, apprendre à dire non. Où
trouvait-elle cette force chaque jour pour réconforter ces femmes blessées qui venaient parler de leur misère ? Dans une sorte de résilience, de reconstruction, elle puisait au fond d’elle-même l’énergie dont elle avait besoin pour transcender le mal
et l’obscurité. Son combat la sauvait de sa propre douleur. »

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Un nouveau départ ………

p 38 « Elle, elle était intelligente, diplômée, vivait dans un pays dit développé, cela était-il suffisant pour échapper à la barbarie, à ce qui existait de plus archaïque dans le cerveau de l’homme ? Les sociétés avancées
échappaient-elles à ce genre de comportement ? Certes non, force était de constater que l’uniformité des conduites et des comportements n’existait pas. Les distorsions dans la construction psychique de l’être humain ne disparaissent pas avec l‘évolution de la société dans laquelle il
vit. Autant de questions que se posait Elsa. La réponse, elle l’avait devant elle chaque jour. Peu importait le niveau d’études, le niveau social, l’éducation, toute femme pouvait être victime de ce genre de bestialité. La phase de séduction se transformait en violence à la
première contrariété.« 

p 40 « Tu ne peux pas changer ce pays. Beaucoup de choses ont évolué déjà depuis ces dernières décennies. Tu mets juste ta pierre à l’édifice, tu apportes ce que tu peux mais laisse-les évoluer à leur rythme. On n’a pas forcément raison, nous,
les Occidentaux. Je commence à bien les connaitre, je les aime comme ils sont avec leurs avec leurs défauts et leurs qualités. C’est vrai qu’il y a de la misère et beaucoup d’inégalités mais, si tu regardes de près nos fameuses civilisations avancées,
tu trouveras la même chose. Des dominants et des gens malheureux, y en a partout, des femmes battues aussi. »

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p 55 « Le spectacle qui s’offrait au regard était celui d’un décor apocalyptique. Comment décrire une telle vision sans avoir des nausées ? Il fallut attendre plus, de douze heures avant de pouvoir accéder sur les lieux de la catastrophe.
La vague boueuse avait stoppé sa course et le bas du village n’avait pas été touché, mais dès que l’on montait deux ou trois cents mètres plus haut, l’horreur commençait. Le dispensaire était intact et dès que les sauveteurs commencèrent leur
lourde tâche quelques blessés y furent transférés. La plupart des survivants étaient hébétés, choqués, incapables d’expliquer quoi que ce soit. »

p 151 « Elsa traversa la place immense, de la musique s’échappait d’une petite rue adjacente. Guidée par la mélodie, elle fit un détour vers le rassemblement des badauds. Un groupe en costume traditionnel jouait de vieux airs, deux danseuses évoluaient avec grâce,
des enfants se contorsionnaient au rythme de la musique, tout le monde riait. C’était ça aussi ce pays, les petits groupes improvisés, de la musique, de la joie au coin de la rue. La capacité à se reconstruire après les catastrophes naturelles, à lutter contre la misère, « la vie est
toujours plus forte« , se dit-elle. »

Première rencontre avec l’auteur … au Festival du livres et des Art à Dieppe … avril 2017 !

Edition : Esneval

Genre : Roman

Publié en 2017

Illustration couverture : Laureline Guernion

RENCONTRE avec l’auteure … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Quel est votre premier écrit ? votre premier texte ?

C’est très ancien, j’écrivais des histoires courtes lorsque j’étais enfant donc ça remonte aux années 60 ! hihi par récent

Votre plus beau souvenir de jeune lectrice ?

J’adorai les histoires « d’Heidi » en primaire ensuite j’ai lu beaucoup « Alice, détective privé » et « le club des cinq » et j’éprouvais vraiment un réel plaisir à les dévorer.

Le livre qui vous a « déstabilisé » ? et pourquoi ?

Le dernier souvenir de cette sorte est « la fille du train », ce roman m’a mis très mal à l’aise du fait d’une atmosphère très malsaine. Sinon il y beaucoup plus longtemps j’avais été très émue par la lecture du « Choix de Sophie » qui relate l’horreur du nazisme, l’intolérance à tous les niveaux.

Ecrire, vous donne l’illusion de quoi ?

Ecrire ne me donne pas l’illusion de, elle est une nécessité un besoin qui s’affirme à chaque texte ou roman. J’éprouve un réel plaisir à faire des recherches, à améliorer mon style à travailler mes textes.

Quel est votre thématique, votre genre littéraire (polar, roman historique, …), ce qui vous inspire et pourquoi ?

J’aime le polar parce qu’il demande de la recherche, de la réflexion pour que l’histoire tienne debout et questionne le lecteur mais j’aime également écrire des textes plus littéraires qui demandent un travail d’écriture plus élaborée ainsi qu’une introspection parfois déstabilisante.

Question bonus !
Quel est votre relation aux livres ? Pour vous un livre « heureux » est un livre corné, annoté, souligné, déformés, … ou pas ?

C’est un livre qui sent bon l’encre et le papier qui reste en bon état et que je peux feuilleter de nouveau alors que je l’ai déjà lu. C’est donc un livre que j’ai aimé lire.

Merci Odile d’avoir accepté de répondre à mes questions. 

 

 

 

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