Les Tables de Sargon … Marc Masse

Un roman historique … un Thriller !?
Avril 2003 le musée de Bagdad saccagé … des tablettes disparaissent … et nous voilà embarqué pour un saut dans le temps … plus de mille ans avant J.C. !!
Des voyages en Europe … en Irak ou plutôt en Mésopotamie … le berceau de la civilisation
La « découverte » de l’archéologie, l’art et son histoire … ses implications … ses répercutions sur, parfois, peut être, l’avenir !!

On est happé par l’histoire dès les premières pages puis « engloutit« , envoûté par le récit …
Les mots se succèdent … et le mystère semble de plus en plus épaisintriguant et captivant !!
Une écriture efficace et hypnotique
Les balles sifflent … les accidents, les « disparitions » dites naturelles se succèdent … et les morts « tombent » …

Un récit bien documenté … des découvertes fascinantesscientifiques ? religieuses ?
Un livre qui donne envie d’en découvrir un peu plus sur Sargon … et son empire Akkad
Une plongée au tréfonds de notre civilisation … Y aurait il derrière tout ça un message de tolérance !??

Un « beau » moment d’évasion et de découverte … Un livre à « explorer » avec passion …
Beaucoup aimé ce saut dans le temps !!

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p 29 « Le vacarme de la circulation dans Bagdad couvre le bruit de la détonation.
La balle traverse la vitre du café sans la faire éclater et va se loger dans la nuit, à côté d’une publicité jaunie de boisson chocolatée. La tête d’Ali Khassan se trouve par malheur sur
la trajectoire. Il bascule, entraînant sa chaise dans la chute et s’effondre sur le carrelage. Une nappe rouge grenat se répand aussitôt sous son corps.
Lionel Darsan se jette en arrière, un réflexe qui lui sauve la vie. Une seconde balle pulvérise l’un des verres posés sur la table et se fiche dans le bois à l’endroit précis où il se tenait
une fraction de seconde plus tôt. »

p 67 « – Oui. Je suis libanaise. Nous sommes arrivés en Irak il y a trente ans pour fuir les combats à Beyrouth. Mais la guerre nous a suivis ici. Mon père connaissait déjà l’Irak et
pensait que nous pourrions y vivre en paix. Et c’est vrai que les choses se sont d’abord bien passés. » … « Je ne me faisais pas de souci pour l’avenir et je me suis mariée. Mon mari
et sa famille sont des « Assyriens« , une minorité chrétienne qui vit en Irak depuis très longtemps. On les laissait pratiquer leur culte. Sous la dictature de Saddam, la population ne jouissait pas, c’est vrai, de toutes les libertés, mais l’Irak
n’était pas un état islamique : les chrétiens, les juifs, toutes les confessions étaient tolérées. Les femmes sortaient sans avoir besoin de se voiler. » … « Saddam se fichait pas mal du Coran, il ne se souciait que de conserver le pouvoir. »

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p 78 « Chaque individu est conditionné par sa perception du monde. Elle dépend de son niveau de culture, de sa place dans la société, de son activité professionnelle ou encore de son état
physique. Pour un grand malade, les limites de la géographie coïncident avec le contour de son lit d’hôpital, pour un vieillard elles vont jusqu’au prochain banc, pour d’autres ce sont les murs
de leur maison ou les frontières de leur quartier, pour beaucoup la planète s’arrête à la périphérie de leur ville ou aux pointillés de leur pays sur une carte. La bulle mentale d’un milliardaire ou d’un humaniste, pour des raisons différentes,
englobe le monde entier. Pour un otage l’univers peut rétrécir jusqu’aux dimensions de la cave où on le détient et lui ôter toute envie d’évasion. »

p 147 « – Monsieur Darsan ?
– Oui
François Guédon. Vous m’aviez demandé d’examiner un texte sur des photos, vous vous souvenez ?
– Oui, bien entendu.
– J’ai identifié, c’est de l’akkadien.
– Et avez-vous pu le traduire ?
– Oui, une partie.
– Que dit-il ?
– C’est un peu trop long à expliquer au téléphone. » …
« Darsan ouvre son ordinateur et se connecte à Internet. Selon Wikipédia, « l’akkadien est une langue sémitique parlée du IV au Ier millénaire av. J.-C. par les Akkadiens, devenue la langue nationale du pays et de l’empire fondé par Sargon d’Akkad. »

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p 160 « La création du monde relatée dans la Genèse, les fameux sept jours, est calquée sur le modèle de la tradition mésopotamienne. Autre exemple, savez-vous aussi que, selon la légende, Sargon serait né d’une prêtresse ?
N’ayant pas le droit d’enfanter, elle mit le bébé dans un couffin avant de le confier aux flots d’une rivière. Ça ne vous rappelle rien ? »

p 160 « Souvenez-vous que six siècles avant notre ère, le roi assyrien Nabuchodonosor et ses troupes ravagèrent la Judée, détruisant Jérusalem et le Temple. Les survivants du peuple juif furent déportés à Babylone. Ils y restèrent cinquante
années avant que Cyrus, l’empereur des Perses, les autorise à revenir dans leur pays. Une génération s’était écoulée. Privés de leurs racines, de leur existence en tant que peuple, il ne restait à ces exilés pour tenter de subsister que la culture.« 

 

p 214 « On assassine encore tous les jours dans le monde pour des motifs de ce genre.
– Moi, je parle du quotidien ici, pas des attentats terroristes. Peut-être faut-il y voir mon réflexe de flic parisien, mais des mobiles idéologiques je n’en rencontre pas souvent. La cupidité, la jalousie, la vengeance, le
pouvoir, voilà les principaux mobiles des crimes que je traite.
– L’argent et le pouvoir peuvent aussi être le mobile. Les organisations représentatives des principales religions se réclament du pacifisme, officiellement. Mais en sous-main c’est la compétition entre elles pour les parts du marché des âmes.« 

Première rencontre avec l’auteur … au salon du livre de la Saussaye … en mars 2015

Edition : Cogito

Publié en 2017

Genre : Thriller

Illustration : La Plume numérique

RENCONTRE avec l’auteur … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Quel est votre premier écrit ? votre premier texte ?
Mon premier texte remonte à moins de 2000 ans après Jésus-Christ. C’est dire si c’est récent à l’échelle de l’univers, mais ancien à mon horloge. A tel point que je ne m’en souviens pas moi-même. Mais il est certain qu’au berceau j’écrivais déjà,
même si le style était sans doute sommaire. Le premier texte dont je peux parler vraiment date de ces années d’adolescence où on imagine son futur et je me voyais écrivain. Espoir vite envolé devant la réalité économique.
C’est pourtant ce texte que j’ai repris longtemps après, ne gardant que le titre et le nom du héros, pour donner « Virage dangereux »

Votre plus beau souvenir de jeune lecteur ?
Désolé, mais je n’ai pas de souvenir particulièrement émouvant de jeune lecteur, si je passe sous silence « Histoire d’O » qu’on m’a confisqué et que je n’ai donc pu achever.

Le livre qui vous a « déstabilisé » ? et pourquoi ?
Ah, les livres qui m’ont déstabilisé ! Il y en a eu beaucoup. Chacun des bons que j’ai lus sans doute. Je préférerai donc au contraire, citer un ouvrage qui m’a stabilisé durant une période professionnelle difficile, et m’a permis de tenir debout
pendant les deux heures quotidiennes de trajet en métro (une dans chaque sens) : il s’agit de « Notre homme à la Havane » de Graham Green.

Ecrire, vous donne l’illusion de quoi ?
Ecrire, c’est comme les chips ou les michocos, une fois qu’on a commencé c’est addictif, un point c’est tout ! Je n’ai donc pas l’illusion de décrire le monde encore moins de le créer, mais l’ambition de faire passer un bon moment au lecteur et
si possible de lui apprendre un « petit quelque chose ». A ceux qui me disent qu’ils n’ont pas le temps de lire je réponds qu’un livre fait au contraire gagner du temps : on peut y trouver en quelques heures une expérience de plusieurs années.

Question bonus !
Quel est votre relation aux livres ? Pour vous un livre « heureux » est un livre corné, annoté, souligné, déformés, … ou pas ?
Certains de mes livres sont annotés, soulignés, parfois cornés. Je ne risque pas de les offrir, ce sont mes ouvrages de références. Je m’efforce de respecter les autres. Mais c’est vrai, et la vogue du livre papier le démontre, le contact physique est
primordial, le livre est autant un objet qu’un recueil d’idées ou d’histoires.

Merci Marc d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions. 

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