La Moisson des Ténèbres … Cécile Delacour-Maitrinal

Une « balade » dans Rouen et ses environs … la Cathédrale Notre_Dame au centre du mystère … la foire Saint Romain qui cache ses secrets … la forêt du Rouvray apaisante mais qui peut devenir inquiétante et effrayante …
Une légende … une malédiction et nous voilà plongé dans un monde fantastique
Du mystère … des ombres qui planent … des disparitions étranges et sanguinolentes au environ et pendant la foire Saint Romain.
Entre rêve et réalité … un monde peuplé de gargouilles … de monstres …de chérubins … mais aussi un voyage dans le temps … une légende puis la naissance d ‘une malédiction …

Des personnages touchants et lucides malgré tout !! Lucie une photographe … qui aime se promener et se ressourcer en forêt du Rouvray… et espère enfin trouver la paix …
Et ce jeune homme bien étrange … qui se bat avec acharnement, contre quoi ??
On y croise la Mort, la Guerre, la Famine et la Conquête … les quatre Cavaliers de l’Apocalypse !!

Une écriture tranquille et fluide
Un rythme plus soutenu en fin de livre … il m’a manqué du rythme au début !!

Quelques anecdotes et moments d’histoire sur la ville de Rouen … p 30 et 43
Un petit message sur l’évolution de l’homme … moins de spiritualité … Est ce alors une bonne chose ?? p 196 « Disons que la conjoncture actuelle, la foi toujours plus faible des êtres humains, l’égoïsme, le mensonge, etc, tout cela fait que … »
Puis un questionnement !! Et si chacun était lié à un destin … à son propre destin ?

Je ne suis pas toujours adepte des livres fantastiques … moins sensible à cette littérature mais j’ai néanmoins passé un bon moment …
Après ce livre, notre regard sur Rouen et sa cathédrale change !! une nouvelle façon s’aborder Rouen … Fascinant !!!
Un livre qui interpelle …

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p 261 « Quand ils furent interrogés après les évènements tragiques de ce jour-là, les promeneurs près de la cathédrale décrivirent la présence d’un énorme nuage noir et menaçant qui stagnait au-dessus du clocher. Tous s’accordèrent à dire qu’ils
avaient trouvé étrange qu’il ne bouge pas, qu’il ne suive pas le sens du vent. Car le vent se leva en début d’après midi. De fortes bourrasques amenèrent même les passants à presser le pas.
Des Américains, en voyage à Rouen, allèrent même jusqu’à dire qu’ils avaient cru qu’un ouragan allait s’abattre sur la Normandie. Venant de la Louisiane, le temps leur avait rappelé les signes avant-coureurs de Katrina … »

p 27 « Elle cligna des yeux, essayant de comprendre ce qui se passait et où elle était. Si elle avait pleinement conscience qu’elle rêvait, son esprit cotonneux oscillait dangereusement entre réalité et hallucinations.
D’un pas glissant, elle marcha sur le sol dallé aux pierres irrégulières, qui semblaient très anciennes. Le poids des ans se ressentait dans chaque recoin de cet endroit. Au loin, elle crut reconnaitre quelques accords
plaqués sur des orgues. Une odeur d’encens lui chatouilla les narines. L’atmosphère était calme et empreinte de sérénité, propice au recueillement. Elle réalisa soudain qu’elle se trouvait dans la nef de la cathédrale
de Rouen. Comment était-elle arrivée ici ? »

p 29 « Les mois passant, elle s’était persuadée que ce n’était pas une coïncidence si Clément avait disparu pendant la foire. » … « Dans le cadre de ses recherches, elle avait constaté que bon nombre d’adolescents et de jeunes adultes avaient disparu en
2012, à la même période que son frère. On en avait retrouvé un petit nombre, dans les semaines ou les mois qui avaient suivi, décédés des mêmes blessures que Clément. Mais la plupart avaient tout simplement été rayés de la carte. »

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p 30 « En se levant ce matin-là, Lucie décida d’aller faire un tour aux abords des quais bas de la rive gauche de Rouen. C’était à cet endroit que,cette année encore, la fête foraine prendrait ses quartiers.
L’événement, d’abord nommé la foire du Pardon en souvenir d’une obscure légende du VIIe siècle que la jeune femme n’avait pas retenue, faisait partie de la tradition de la ville. Dès le XIe siècle, elle se tenait à l’emplacement de l’actuelle église
Saint-Godard. Peu à peu, les marchands avaient cédé la place aux spectacles forains. Ce n’est qu’en 1983 que la foire Saint Romain avait quitté les boulevards pour rejoindre les quais. »

p 32 « L’ombre guettait une nouvelle proie. Pourtant, elle était inquiète. Tout ne se déroulait pas comme d’habitude. L’héritier était trop faible encore pour vraiment être une menace. Mais elle sentait qu’un élément dans l’ordre des choses avait changé.
Les cartes semblaient avoir été redistribuées.
Toutefois, le jeu pouvait encore tourner en sa faveur. Il fallait juste qu’elle empêche l’héritier de comprendre la source de son pouvoir avant que l’heure de la moisson ne soit venue. »

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p 43  » Arrivée dans la rue Saint Romain, qui longeait la cathédrale Notre-Dame, elle délaissa quelques instants son appareil photo et admira, une fois de plus, les maisons à pans de bois. Avec amusement, elle se rappela qu’un de ses professeurs
d’histoire, quand elle était au collège, leur avait expliqué la raison pour laquelle le premier étage de ces habitations empiétait généralement sur la rue et avait une surface plus importante que le rez-de-chaussée. En effet, au Moyen Age, l’impôt
se payait selon la surface au sol. Ainsi, les Rouennais construisaient des maisons avec des rez-de-chaussée plus petits que les étages supérieurs pour payer moins d’impôt !
En résultait cette architecture surprenante … Les Normands tenaient peut être de là leur réputation de personnes économes … »

p 51 « L’ombre était repue. Elle avait rompu avec toutes ses habitudes de chasse. Mais, avec la Grande Moisson qui approchait, elle devait prendre des forces, beaucoup de forces. Elle attendait ce moment depuis des siècles. Bientôt, elle
verrait enfin l‘accomplissement de ce pourquoi on l’avait envoyée dans le monde des Hommes. Bientôt, les êtres humains seraient asservis et l’ombre serait enfin débarrassée de cette mission qui avalait toute son énergie.
Elle plana encore un peu au-dessus de son habituel terrain de jeu afin de se retirer dans son antre.
Son heure ne tarderait pas à venir et cela la mettait en joie ! »

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p 204 « Pourtant, plus les jours passaient, plus toutes ses certitudes s’effondraient. Avait-il vraiment eu le choix une seule fois dans sa vie ? Sa grand-mère disait souvent que l’existence était faite de rencontres. Celles-ci influençaient souvent le cours de
votre vie, de vos décisions, des opportunités qui s’offraient à vous. »

p 212 « – Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir; celui qui le montait tenait à la main une balance, et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge
pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! » récita Gabrielle. Eh bien, Famine n’a pas tardé à rejoindre ses frères ! »

Édition : Cogito

Genre : Roman Fantastique

Publié en 2016

Couverture : Charlie Varin

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Une réflexion sur “La Moisson des Ténèbres … Cécile Delacour-Maitrinal

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