La Déferlante … Francine Godin-Savary

Difficile, dès les premières pages … de se plonger dans l’histoire !!
L’auteure plante le décors mais la narration est un peu confuse … beaucoup de personnages qui nous perdent un peu !! Il faut relire certains passages …

Puis les choses s’accélèrent … les évènements se succèdent … encore quelques moments confus mais on plonge néanmoins avec plaisir
dans cette belle épopée familiale.
Les années vingt, trente, quarante, les deux guerres … le retour des soldats blessés et meurtris … puis ceux qui ne reviendront pas, il faut apprendre à vivre sans eux !!
Deux générations qui vont « s’affronter » au fil des pages … au fil du temps …

Tout d’abord 1918, Le château de Warcliffe en Angleterre … où la vie reprend son cours … presque tranquille … après le retour du patriarche Peter !! Puis l’arrivée de Mark, jeune orphelin,
qui va perturber malgré lui la vie enfantine et « naïve » de Paul
Mark découvre au contact de Paul son attirance pour les garçons !!
Puis il y a les jumelles Fanny et Florence … petites sœurs de Mark qui vont à leur manière bouleverser le destin … la vie … de plusieurs personnes !

L’auteure nous propose une belle balade en Angleterre … en Suisse Allemande … en France …
Une écriture dynamique … un rythme agréable …

Une belle « analyse » sur l’homosexualité … sur le « non choix » … sur l’acceptation malgré tout …
Une réalité qui peut être difficile à accepter en ce début de siècle …

Un premier roman … une belle épopée familiale … nimbée d’une note d’érotisme … un bon moment de lecture … malgré une « faiblesse » dans la narration …
Un dénouement très inattendu …

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p 22 « Ce soir là, alors qu’ils se trouvaient dans leur chambre, Peter raconta le goûter à sa femme qui s’était absentée pour une visite de charité avec Laura. …
– Je pense qu’il est « spécial« , conclut-il avec une grimace de dégoût. Rosa pâlit.
– Déjà ? Il est si petit. Six ans et demi. Comment cela se fait il ?
Elle murmura, après quelques secondes de silence.
– On dit que ce sont des garçons élevés dans une atmosphère totalement féminine … Mais il a été en contact avec Tony jusqu’à ses quatre ans.
– Je ne sais pas et je m’en contrefiche ! Demain, j’écris au Ministère des armées. Je ne veux pas qu’il pourrisse Paul !
Je veux des petits fils ! »

p 5 « Octobre 1918 : Château de Warcliffe.
Le clair de lune filtrait à travers les persiennes. Il devait être tard mais Paul ne dormait toujours pas. Il pensait aux événements de la journée.
A son réveil, sa Nanny Nora lui avait annoncé que cette journée serait exceptionnelle. Il ne comprenait pas trop, à trois ans, le sens de ce mot et avait écouté les explications de Nora tandis qu’elle lui donnait son bain.
– Cet après midi, tes parents vont aller à Trawnington. …
– Ils vont à Trawington parce qu’ils vont te ramener un frère.
Paul avait levé ses grands yeux vers elle. Un frère ? Il avait senti une bouffée de joie le submerger.
Un frère ! Quelqu’un pour jouer avec lui.
Sa sœur Laura avait sept ans et Paul la trouvait déjà vieille….
Il faudra l’aimer de tout ton cœur, Mon petit soleil, car c’est un enfant du malheur. Paul avait promis bien qu’il ne comprenne pas le sens complet de la phrase de Nora. »

 

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« Il faudra l’aimer de tout ton cœur, Mon petit soleil, car c’est un enfant du malheur »

p 69 « Début janvier 1930, Mark fit la connaissance de Pierre par l’intermédiaire de Karl. Pierre était un jeune touriste français, à peine plus âgé que Mark. Il lui apprit qu’il avait été, occasionnellement, l’amant de Karl, Mark en fut offusqué. Mais il se promit de ne rien dire à Jérôme.
Pierre lui fit l’amour avec délicatesse, murmurant des mots tendres, l’embrassant sur tout le corps, caressant la moindre parcelle de peau. Quand il le pénétra, Mark se sentit chavirer, des larmes de bonheur dans les yeux. Ainsi, c’était cela toucher le ciel. »

p 133 « Mark leva les paupières et le regarda. Comme s’il doutait. Comme s’il avait encore du mal à croire.
Je suis prêt, dit Paul en repoussant les draps.
– Enfin, murmura Mark.
Le renversant, il se mit à parsemer son visage, son torse,de centaines de petits baisers. Il embrassait et caressait son visage, ses épaules, son torse, son ventre, sans descendre plus bas, jusqu’à ce que Paul, affolé par ce qu’il ressentait, le supplie.
Il le voulait. Il le désirait. Oui ! Il était prêt. Corps et âme.
– Merci ! murmura Mark.
Doucement, il le renversa sous lui continuant à le caresser.
– Tu es vraiment prêt Amour ? demanda Mark alors que ses doigts frôlaient le sexe de Paul, ses testicules puis de l’autre coté, s’aventurant plus avant … »

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p 183 « Peter avait bien été bouleversé d’apprendre la nouvelle. Mais une tentative de suicide devait se taire.
Dès son petit déjeuner terminé, il s’habilla, avec l’aide de James Callaghan, et sonna John Becker pour qu’il sorte la Rolls. Comme tous les matins il allait inspecter ses métairies.
Il n’avait pas l’intention de changer d’un iota sa façon de faire.
A 10h tous les jours, sauf le dimanche, c’était l’heure de l’office religieux, Peter allait chez ses métayers et le fait que son fils soit hospitalisé ne changeait rien à l’affaire. De plus avec ce satané orage de grêle.
Mac Henzie était rentré du mariage en Écosse. …
– Comment va Monsieur Paul ?
Comment pouvait-il savoir ?
– Je l’ai sorti de l’eau. Si c’est pas malheureux. Un chagrin d’amour !
Peter pâlit. Cooper avait-il lu la lettre ? La déferlante de boue approchait dangereusement. »

Édition : Le livre Actualité

Genre : Roman

Publié en 2016

Couverture : Réalisé par les Sentiers du Livre Editions

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