SEUL Renaissance … Belisa Wagner

Un roman … un polar ou le personnage central Geoffrey Edelmann raconte son histoire … ses mois difficiles … à une « inconnue » !! Pourquoi son silence vis à vis d’elle !! Il se livre en espérant sans doute le pardon

Un début de livre rythmé et efficace !! La fin du tournage d’un film en Allemagne, dont Geoffrey est l’acteur principal … film qui engendre pour Geoffrey des questionnements sur son enfance … ses origines !!
puis le retour en France … et son incarcération pour le meurtre de Karine, sa femme la mère de ses deux enfants … et le rythme se ralentit !! L’enquête progresse … tranquillement … les questions et les interrogations sont nombreuses …

On découvre la vie au quotidien d’un détenu .. l’isolement … les bagarres et les brimades !! Les moments de désespoir et d’incompréhension !!

et derrière ce MEURTRE … se cache peut être … des histoires de familledes secrets … des rancœurs … des règlements de compte !! Les vieilles blessures refont surface !!

Des personnages secondaires qui « tournent en orbite » autour de Geoffrey personnage principal et très présent !! Patricia policier et ex collègue de Geoffrey, son avocate, la juge d’instruction, … et Stéphane son père !!
Puis enfin Océane ce témoin providentiel !!

Une écriture fluide et très agréable … une belle description des sentiments .. des ressenties … des émotions !! le point FORT de ce roman …

Par contre la relation entre Pascal et Karine un peu survolée !! Légère frustration !! Comment se sont ils rencontrés ?? dans quelles circonstances ??
Impression que le meurtre de Karine n’est plus très important !!!
et Florian … personnage qui arrive un peu de nulle part !! Apparition un peu déroutante !!

Beaucoup de questions restent sans réponses … sans doute à découvrir dans le Tome 2 …

Malgré quelques moments de « déroutes » … j’ai vraiment apprécié ce roman … une belle histoire et surtout une SUPERBE et AGRéABLE écriture …
Hâte de découvrir le Tome 2 … Révélations !!!

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Voir extrait P: 253

p 9 « Le vol AF 351 en provenance de Toronto était en train de s’immobiliser devant le terminal de Roissy pour débarquer ses passagers dont je faisais partie. Il avait atterri à 8h05 en ce vendredi 2 mai 2014 alors que j’avais quitté Vancouver la veille à 10 heures pour Paris en faisant escale à
Toronto. Mon voyage en classe Business m’avait permis de dormir un peu, mais d’un sommeil agité. Mon esprit était perturbé par la rencontre que je m’apprêtais à vivre aujourd’hui. J’avais traversé l’Atlantique pour retrouver l’homme que j’aime et que je n’avais pas rencontré depuis plus d’un an.
Autant dire que mon anxiété était grande à l’idée de le retrouver. Serait-il toujours le même ? Aurais-je du mal à le reconnaître ? Aurais-je l’envie et la patience de l’écouter, de le redécouvrir et de reprendre notre histoire là où elle s’était brutalement interrompue ? »

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Nouvelle couverture de livre signée … Vérone Lix’elle

p 120 « Geoffrey se réveilla en sursaut en proie à un terrible cauchemar dans lequel il était irrémédiablement entrainé vers les profondeurs d’un océan déchaîné. Il se débattait, mais rien ne pouvait le faire remonter à la surface de l’eau pour qu’il puisse
reprendre son souffle. Il était trempé et très essoufflé. Il en conclut qu’il avait dû se débattre dans son sommeil, que personne ne l’avait entendu et n’était venu à son secours. Il se dégagea des couvertures et le courant d’air froid qui circulait en permanence à cet étage du bâtiment le glaça.
Il frissonna, repris les couvertures, se rallongea et essaya de se calmer en inspirant et expirant lentement et profondément. Bientôt, il se demanda depuis combien de temps il était là, endormi. Il eut l’impression que la nuit tombait, mais il n’en était pas très sûr. Si
c’était le cas, pourquoi Roche n’était-il pas venu le réveiller pour l’empêcher de récupérer complètement ? Cela ne lui ressemblait pas d’être aussi gentil. »

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voir extrait p : 321 « les galets » …

p 159 « Maitre Isabelle Lebrun-Valette quitta la prison, troublée par ce nouveau client qui lui était tombé du ciel. Elle avait ressenti beaucoup de sincérité dans leurs échanges et pourtant, elle avait l’impression qu’il ne lui disait pas tout. Les mensonges par omission étaient les pires, à ses yeux.
Premièrement, elle se demandait pourquoi un avocat commis d’office lui avait transmis le dossier de bonne grâce. Il n’avait pas été révoqué par son client. Cela lui paraissait très étrange. Deuxièmement, pourquoi son client voulait-il être placé en isolement ? Peu de détenus faisaient une telle requête par peur de la solitude, si
déprimante. Il est vrai qu’un ancien flic pouvait craindre des représailles, mais Geoffrey n’avait été lieutenant de police que pendant cinq ans, et cela faisait environ quinze ans qu’il avait quitté la police. Ce motif ne collait pas. Alors, que s’était-il passé en sept jours d’emprisonnement ? … Son changement de nom à ses dix-huit ans ?
Et le fait que son grand-père lui envoyait toujours de l’argent alors qu’il n’en avait absolument plus besoin ? »

p 172 « En prison, chaque jour était identique au précédent. A sept heures, chaque matin, un gardien faisait l’appel. A l’énoncé de son nom, Geoffrey répondait pour qu’il sache qu’il était encore en vie. Puis petit-déjeuner, toilette à l’eau froide dans la cellule.
Il échappait toujours à la douche collective. Mais pour combien, de temps encore ? Puis, il se recouchait et il pensait. Il réfléchissait, comme lui avait demandé Isabelle, au déroulement de cette journée du mercredi 23 octobre 2013 jusqu’à la découverte du corps inanimé de Karine. Mais rien de lui revenait. Son
esprit semblait embrumé. Jamais il ne s’était senti aussi vide. … Et si en fait c’était lui qui l’avait tuée et qu’il ne s’en souvenait plus parce qu’il était devenu totalement fou ? Cette pensée macabre le terrorisa et l’obséda toute la matinée.« 

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p 253 « Il était masqué par la végétation, mais tellement reconnaissable. Il prit soin de ne pas laisser trop de traces de son passage et lorsque sa main chercha le trou dans le mur, il fut tellement surpris d’y trouver la clef, qu’il contempla un moment ce qu’il avait au creux de sa main. Elle était encore là, comme si
Mathilde l’attendait toujours. Il introduisit la clef dans la serrure, mais il eut beau essayer de tourner, la serrure ne fonctionnait plus. Le mécanisme était totalement grippé. Après de multiples essais, il la remis dans sa cachette et décida d’aller se présenter à l’entrée. De toute façon, qu’aurait-il fait si la porte s’était
ouverte ? Une violation de domicile l’aurait mené tout droit en prison.« 

p 321 Geoffrey ouvrit les yeux et sortit. Le vent lui cingla les joues. Il aima cette sensation, la même qu’il avait ressentie le jour où il avait été emmené à l’hôpital et qu’il avait essayé de trouver un subterfuge pour rester à l’extérieur le plus longtemps possible savourant la douceur de la caresse de la brise sur son visage. Pourtant, il avait des souvenirs
si tristes, si angoissants. Pour les évacuer, il eut une envie très forte d’aller vers la plage, puis vers les vagues. Maintenant, il marchait rapidement. Stéphane ne s’en inquiétait pas. Il pensait qu’il en avait besoin pour goûter à cette liberté toute récente et
qu’il répondait juste à son désir d’évasion. Geoffrey courait à présent et il regardait ses mains. Il y voyait dessus le sang séché de sa femme. Cette image était persistante. Elle l’avait hanté au point de se demander si ce n’était pas lui qui l’avait tuée. Il arriva à la limite entre les galets et l’eau. Les vagues vinrent mouiller ses chaussures. Il regardait toujours ses mains, les yeux pleins de
larmes. Il se baissa et ramassa un galet. Il le jeta en direction de la majestueuse aiguille d’Etretat, le plus loin possible en criant faiblement d’abord, puis un deuxième, un troisième. »

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Baron Henri de la Mare de la Villemarque … Son château ???

https://www.belisawagner.fr/  Blog de l’auteur …

Première rencontre avec l’auteur … au salon du livre de Pitres … en décembre 2016

Édition : BoD

Genre : Polar

Publié en 2016

Couverture : Vérone Lix’elle

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