Sans effraction … Dominique Julien-Labruyère

Un roman …Une visite guidée des domaines et châteaux de la Haute Vallée de Chevreuse

L’intrigue se déroule tranquillement … l’enquête nous entraine au Château de Lussac … de Bréhaut … de Vertbois … au parc naturel régional de la Haute Vallé de Chevreuse

Qui a pu voler ces quatre œuvres d’art ? La même nuit … dans quatre domaines différents !!! Mystère !!!
Un trafic d’œuvres d’art ?? Une histoire de famille ??

Des personnages « rustiques » néanmoins « parés » de noblesse … Des relations nimbées de charme … et tous ces hommes et leurs fantasmes autour de Sabine Jolivet
cette belle et attirante experte venue enquêter pour la compagnie d’assurance !! Un trouble palpable tout au long du roman …
L’auteur serait-il sensible à la beauté féminine … au charme féminin …

Une belle Poésie dans l’écriture … des descriptions précisent … détaillées et historiques

Une belle balade dans l’Ouest de Paris mais il m’a néanmoins manqué de la « profondeur » et du « relief » … dans le récit … on survole l’intrigue,l’enquête au détriment de la « visite touristique  » de la Haute Vallée de Chevreuse …

L’auteur, un des principaux fondateurs du parc naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse … est un passionné et si je n’ai pas été transportée par l’intrigue … il m’a néanmoins donné envie d’aller découvrir cette belle région …
donc Pari gagné !!!

Roman A découvrir … en perspective de belles visites et de belles randonnées …

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p 21 « Sabine quitta son appartement vers 9 heures, la journée s’annonçait aussi douce que la veille, elle prit sa Fiat 500 blanche pour joindre l’autoroute de l’Ouest. En entrant dans Versailles, elle fut baignée dans les ors
du château, réfléchis par le soleil du matin. Elle eut du mal à trouver son correspondant, car Régis Fresneau était installé dans une aile du vieux bâtiment du XVIIe siècle, avenue de Paris, réservé à la police nationale, et son petit bureau se
trouvait au fond d’un couloir sombre où personne ne passait.
Régis dépendait de l’OCBC1, il accompagnait les inspecteurs lorsqu’ils devaient constater les vols. Il relevait tous les éléments nécessaires à une bonne saisie sur sa base de données informatiques TREIMA, comportant la description
de plus de 35000 œuvres d’art volées dans le monde. Cette saisie permettait de lancer, au plus vite, les recherches à tous les niveaux, nationaux et internationaux, via INTERPOL, et les services des douanes. Ensuite, le principal de
son activité consistait à repérer sur cette base de données les photos des objets d’art volés avec leurs coordonnées, qu’ils aient été retrouvés ou non. »

p 22 « La notion de Haute Vallée indique simplement que l’on est proche des sources. En réalité, il n’y a aucune rivière qui s’appelle Chevreuse, il s’agit d’un nom générique qui s’adresse à toute la région. C’est un ensemble de quatre vallées parallèles, la
Mérantaise, le Rodhon et le ru des Vaux de Cernay qui se jettent dans la quatrième, l’Yvette; on devrait donc parler d’une vallée de l’Yvette mais elle n’est connue que comme Vallée de Chevreuse ! »

p 23 « Quand elle rencontrait un inconnu, Sabine commençait toujours, sans s’en rendre compte, par tester l’effet qu’elle allait produire sur lui. Adulée depuis sa plus tendre enfance, elle acceptait de bon gré cet hommage, sans avoir pris conscience
des éventuelles conséquences. Son physique l’aidait, mais en même temps, il l’isolait, l’éloignait des autres en créant autour d’elle un halo douceâtre qui la rebutait. En fait elle doutait d’elle-même, et là, elle voyait un homme apparemment insensible à son
charme, cela la rassurait, elle pouvait échanger sans arrière-pensées. Elle se savait belle femme, bien sûr, mais cette beauté ne la concernait pas, elle se sentait piégée, comme un miroir où se reflétaient les émotions des autres. Les hommes en premier lieu,
mais aussi les femmes qui voyaient en elle une rivale potentielle. Le pire c’était les hommes en groupe, elle souffrait de voir certains de ces interlocuteurs incapables de deviser sereinement avec elle, la communication tournait court, les allusions sexuelles prenaient le dessus, alors
elle se fermait comme une huitre en attendant la fin des discussions. »

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p 25 « A l’instant même où elle quitta l’agglomération, le paysage devint champêtre, dénué d’habitations où seuls les platanes longeant la route explosaient d’une épaisse couche mouvante d’un feuillage vert tendre nimbé de reflets jaunes. Elle évoluait maintenant dans un monde de nulle part,
où chaque recoin possédait un charme particulier. Les champs cultivés, les pépinières, les coteaux boisés, puis les lacets de bitume descendant en fond de vallée, rien ne correspondait à l’idée qu’elle avait de la proche banlieue parisienne. Le musée des Granges de Port-Royal des Champs se
découvrit au loin dans un écrin émeraude, la forêt s’imposait, puis la route se perdait au fond d’une petite vallée marécageuse, un léger goût d’aventure se mêlait au plaisir de l’œil. »

p 63 « La grille s’ouvrit, commandée à distance par la présidente après l’appel des deux visiteurs ; le domaine, vendu à la mort de comte Phillip et devenu depuis une institution pour femmes trisomiques,gardait cette grille fermée, car des résidentes venaient souvent se coller aux barreaux pour regarder passer
les voitures. Une longue allée bordée de tilleuls débouchait sur une statue de Diane chasseresse et sur le corps principal du château. Il s’agissait d’une grosse demeure, du même style que le pavillon d’entrée, composée de briques et de pierres agrémentées de longues fenêtres à petits carreaux avec un
grand toit d’ardoises entrecoupés de mansardes. Un escalier monumental menait à un grand vestibule où les pensionnaires avaient l’habitude de se regrouper. La visite de Sabine et Georges troublait l’équilibre fragile de cet univers clos et les regards étonnés des malades donnaient une
touche de vie toute particulière à l’ensemble. »

p 71 « La vente aux enchères d’une toile de Claude Monet, Meules de foin, par le P-D-G du groupe IXOS avait lieu ce dimanche à l’hôpital Drouot. C’est en feuilletant la gazette spécialisée que Sabine découvrit cette information, alors qu’elle prenait son petit-déjeuner sur la terrasse de son
appartement sous un soleil ardent, annonciateur d’une nouvelle journée de chaleur. Elle tenait ce document de son assistante à qui elle avait demandé de se le procurer. Elle ne connaissait pas grand-chose aux ventes aux enchères, elle voulait voir comment on y participait et qui on y trouvait et surtout peut-être voir son P-D-G. dans
un autre cadre. Bien sûr, il n’était pas question, pour elle, des quatre œuvres d’arts volées en Haute Vallée de Chevreuse, mais Sabine était une grande curieuse et tout ce qui pouvait la sortir de l’ordinaire l’attirait. »

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p 72 « Un tapement répété, comme un léger coup de marteau donné sur une des fenêtres, la surprit. Elle s’approcha, une grande libellule bleue se cognait à intervalles réguliers la tête contre la vitre pour tenter une sortie impossible. Cet insecte magnifique se trouvait là, piégé dans cette salle légendaire où il n’avait rien à y faire.
En examinant le bleu métallique de ses ailes, son corps effilé, ses grands yeux globuleux et son port de reine, Sabine rêveuse, voyait la fée Clochette. Elle s’identifiait, sans le savoir, à cette fée mystérieuse, insaisissable et unique. Ce mythe collait à son tempérament, elle, la femme brillante, ambitieuse,
séductrice et manipulatrice, éternellement insatisfaite, derrière son obsession de paraître et de le réussite, elle puisait sa force dans cet imaginaire. Sabine ouvrit un des battants de la fenêtre, la belle bleue disparut prestement en ne laissant que son souvenir. Ce geste
anodin compta beaucoup pour celle qui entretenait si fidèlement sa phobie de la mort. »

p 102 « Le curé, un très beau jeune homme, pour lequel Sabine, en le voyant, ne put s’empêcher de penser, que c’était bien dommage car il était perdu pour les femmes, les attendait à l’intérieur de l’édifice, bâti en croix entre le XIIIe et le XVe siècle, avec deux chapelles
et une abside semi-circulaire. Il leur montra les fresques murales, récemment restaurées, les dessins et les couleurs employées, surtout les tons rouges qui conservaient une fraîcheur particulière. Sur le mur ouest on pouvait y lire des scènes de la vie du Christ comme l’Annonciation,
la Crucifixion, la déposition de croix et la mise au tombeau. Sur l’autre versant, on voyait un Jugement dernier avec des damnés dans les flammes, des bienheureux en prière et les trompettes, annonciatrices de l‘Apocalypse, ainsi qu’une peinture pouvant représenter Marguerite d’Antioche, protectrice
des femmes enceintes, s’extirpant du ventre du dragon. En examinant le bas-relief, le curé leur montra là où il comptait l’installer, en ajoutant qu’il serait ici enfin à sa vraie place ! »

p 125 « Les grandes fougères au vert cru poussant au pied de ces arbres séculaires l’attirèrent au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer. Elle s’arrêta soudain, comme envoûtée, Georges le sentit, se retourna, elle se jeta sur lui, posa ses lèvres sur les siennes. Un moment interloqué, il l’enlaça en retour.
Elle se laissa fondre dans ces hautes fougeraies en se dénudant totalement, une nymphe immaculée dans cette nature idyllique s’éveilla au regard de Georges qui ne put y résister. Sabine éprouva pour la première fois une extase quasi mystique, surnaturelle, une jouissance extrême qu’elle n’avait
jamais connue. La chaleur sèche imposante, énorme, les grands arbres, le soleil en damier, les fougères accueillantes et surtout l’homme en elle, Sabine voguait dans les limbes d’une béatitude extatique. »

http://www.parc-naturel-chevreuse.fr/destination-parc/visites/chateaux

Édition : Publibook

Genre : Roman policier

Publié en 2016

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