Comment réussir sa vie quand on a une mère soixante-huitarde de Joëlle Ortega-Valverde

Un roman fantasque … Une pièce « Théâtre de boulevard » … très théâtrale !!
On entend les portes qui claquent … les sorties de scène avec perte et fracas !!

Des dialogues percutants … des personnages forts, provocants et extravagants !!

Des chapitres courts … qui donnent du rythme … avec une écriture simple et efficace !!

Un dénouement presque prévisible mais accompagné … de « macabres situations », enrubanné de … scènes « abracadabrantes » … de violences verbales … et peut être plus !!!

Histoire de vengeance … de jalousied’amour trompé !! Une confrontation sans pitié entre une mère « libertine et provocante » et sa fille « belle, intelligente et talentueuse » !!!

Et ce secret … ce mystère qui plane … comme une épée de Damoclès !!

On oscille entre ParisNew YorkBoston !! Un voyage dans une « drôle de dimension » …

Une petite friandise acidulée à déguster avec un certain plaisir … Un petit divertissement littéraire …

dsc_0319-final-a4-blog

p 13 Les surprises ne sortent pas toutes des pochettes « Midi. La voilà, marchant d’un pas distrait dans les rues de Paris pour se rendre à son rendez-vous.
Une douce brise printanière réjouit l’air déjà bien surchargé de la ville. Elle se sent légère. La tête haute, elle sourit à la vie, désireuse de connaître la surprise que lui
a réservée Michel. … La surprise ne peut pas être de grande envergure ! Pauvre Michel, il a toujours été un homme sans ambition, un moins que rien, comme le lui a toujours reproché son père.
Quoique …, aujourd’hui, c’est un homme aisé, grâce à sa famille. Il travaille pour occuper ses journées. Quelle idée saugrenue ! Il aime rencontrer des personnes avec qui il peut partager ses théories
sur la pensée … N’importe quoi ! Si je voulais être honnête avec moi-même … Je dois l’avouer, s’il m’avait demandée en mariage, je n’aurais pas dit non. Mais, dommage pour moi, cela n’est jamais
arrivé. Pourtant … Après tout, il est tellement fadasse, Mimi; et mou avec ça …, mais il m’aurait laissé la part belle. J’aurais pu faire de lui ce que j’aurais voulu et il serait devenu le toutou à sa maman. »

p 30 « – Si je suis parti, c’est que j’en avais assez de vos niaiseries de soixante-huitards attardés. A part parler et critiquer le système, et surtout passer votre temps à en profiter, vous ne faisiez rien de votre vie. Vous étiez une
bande de fils de bourges. Vos diplômes, on vous les a donnés – il laissa échapper un rire moqueur et reprit – pas pour vos capacités intellectuelles … Et vous saviez que, quoi qu’il arrive, la soupe vous serait toujours servie, et que vos chaussons seraient
toujours à la même place. Mais pour moi, la vie était bien différente. Mes parents étaient ouvriers ! » ….. « Chaque jour qui passait, je savais que mes parents se saignaient pour me payer mes études d’ingénieur.
Je n’avais pas le choix, je devais réussir coûte que coûte. ça aussi, c’était une valeur que vous ne connaissez pas, l’engagement. Alors toi, Sapho, qui vit dans ce superbe appartement offert par ton père, tu m’annonces et me reproches en même temps que je t’ai abandonnée un jour …
Laisse-moi rire, tu as couché avec tellement d’hommes pendant cette période, que si tu avais eu un enfant, tu ne pourrais même pas en connaître le père ! … Et d’ailleurs, personne ne voudrait le reconnaître ! »

dsc_0328-final-blog
Entrer une légende

p 57 « Trois heures du matin …
Des rires délirants, accompagnés d’éclats de voix, font irruption dans l’appartement. Lize, effrayée, saute de son lit et court dans le couloir de l’entrée. » …  » – Coucou, Lize ! Hé, écoutez tous ! Je vous présente ma fille, elle est belle, hein !
Elle est tellement belle qu’elle m’a piqué mon mec, tiens ! dit-elle, montrant Lize d’un doigt accusateur. » …  » – Alors, ça y est, tu es revenue ? T’as tout foiré, c’est ça, hein ! T’es nulle; je l’ai toujours su que t’étais nulle avec les mecs. Tu vois, c’type que tu m’as piqué,
eh bien, y a qu’moi qui l’comprends, mais ça … tu n’pouvais pas le savoir, ma pauvre petite fille. Allez, oublie-le, et regarde si tu trouves chaussure à ton pied dans le lot ! lui lance-t-elle, lui montrant la horde de cochons sauvages. »

p 60 « Alors; maintenant, parlons de femme à femme, jouons franc-jeu, si tu en es capable … Pose tes tripes sur la table, pour une fois dans ta vie, et crache ton venin une bonne fois pour toutes, au lieu de le distiller à chaque fois que tu me vois. Si tu n’en es pas
capable, alors, tais-toi ! Et cesse de me balancer une petite phrase assassine par-là, un mot grinçant par-ci, me ramenant toujours vers Paul, l’homme avec qui je m’apprête à faire ma vie. Oui ! J’ai décidé de vivre avec lui. Oui ! C’était ton amant …, mais il y a longtemps, dans ton jeune
âge, et il t’a plaqué ! Mais pour tout ça, il y a prescription, accepte-le ! Oui ! Je te confirme qu’il n’a plus aucun sentiment pour toi. Mais avoue-toi que tu n’as été qu’une passade de jeunesse, bon sang ! On a tous connu ça ! Et pour finir, je dois t’avouer sans aucune honte que je me
sens protégée lorsque je suis près de lui. Je me sens choyée. Il a ce pouvoir de me rendre forte, en me faisant croire que tout est possible et que je peux surmonter tous les obstacles …, même ta méchanceté.

 kitsch … soixante-huitard !!! queue de sirène et bonbons Américains !!! 🙂

p 75 « – Ce sont des diamants noirs d’une rareté exceptionnelle, comme toi, ma Minette. Regarde comme ils sont beaux. Ils ne reflètent pas la lumière, ils l’absorbent, la dévorent pour se nourrir, gourmands sans pareils, fruits d’une rencontre fougueuse entre
un astéroïde et la terre, à l’image de notre coup de foudre …, évidence de notre rencontre, élément de vie par leur existence même. Ils représentent à eux seuls l’excellence de leur pouvoir attractif, comme notre union, si fusionnelle, que nous couronnerons
de gloire ….. « 

p 103 « Il redoutait cet instant, car il savait qu’inévitablement leur rencontre allait générer des reproches, des cris et des larmes fort inutiles. Mais il se préparait à l’affronter comme on affrontait une tempête, et cela ne lui faisait pas peur. Il voulait
découdre les plans de la couseuse aux mains noires, celle qui ne songeait qu’à une chose … détruire l’amour qui l’unissait à Lize. »

Première rencontre avec l’auteure … au salon du livre de Veules Les Roses … Juillet 2015

Édition : Tango Nuevo Éditions

Genre : Roman

Publié en 2016

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s