Louise des Ombres …Yvan Michotte

Agréable de retrouver Pastorius et sa jag !! Même si Pastorius n’est pas au top de sa forme !!
et Une belle rencontre avec Agathe !!

Premier Chapitre … cinglant et percutant !! ça démarre plutôt fort !!

Et puis L’histoire se met en place … tranquillement … peut être un peu trop … néanmoins on sent que les choses vont s’accélérer !!!
et l’intrigue démarre en trombe !!

Des phrases courtes … qui donnent le tempo !!
Une écriture agréable … et des dialogues percutants et … drôles !!   p 243 « Tu crois que j’ai besoin de ma pétoire pour lui ratisser le dentier à ta gaufrette suédoise ? »

Et puis s’ensuivent toutes ces questions … sans réponses !!
Pourquoi Jacques Verdier s’est-il suicidé ? Que cherche Louise … une quête du passé !! ses racines !!?
Pourquoi cette boite de nuit incendiée avec le « propriétaire » des lieux …
Deux histoires ??
Un lien avec le passé ?

Et ce carton retrouvé dans le grenier de Marina ?? que cache – t’il ?

Des personnages attachants et d’autres beaucoup moins …

Un voyage en NOrmandie … Le Havre … Quillebeuf-Sur-Seine … Le Cotentin

Un polar « comme un diesel » …
avec de l’action … des brutes … des règlements de compte … des complots … des trafics … mais aussi de la tendresse , de la mélancolie, du désespoir,
de l’amour … et même une petite référence à Mozart « Petite musique de nuit » ou « Petite musique de lui » ?

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p 6 « Un fusil de chasse entre les mains, ou bien un flingue. Vu l’endroit insolite, Pastorius penchait plutôt pour cette hypothèse. La corde, peu probable. Quand
on veut se tuer, on fait simple, on a le sens pratique.
Ses mains étaient-elles moites ? Et son front ? Mal au ventre ? Il pensait à quoi ? Ses clés de bagnole, dans sa poche ?
Ses factures, il les avait payés ? Il se pissait dessus peut-être, avait peur d’être repéré, de se louper, de manquer de cran.
Petit joueur ? Gros client ? Non ! Elles devaient être fermes et sèches, ses mains. Il était prêt. On ne vient pas là, dans un endroit pareil sans être certain d’aller au bout.« 

p 21 « Pastorius était désespéré. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à s’en prendre à lui ? Qu’est-ce qu’il leur avait fait à la fin à ces excités du bulbe ? »

p 22 « – Ne vous fiez pas au décorum un peu austère princesse, à vos premières impressions, creusez, découvrez qui était vraiment votre papa et on verra après
si le minable est aussi minable que vous le dites.               – Non ! Je crois que je vais m’arrêter là ! Je suis fatiguée, usée, vraiment pas bien dans ce repère de paumés.
– Si ça peut vous consoler, dit le privé, je suis dans le même état que vous. Je caresse les crabes, je suis au fond de l’eau.
– Qu’est-ce qui vous est arrivé ?
– Rien, je ne partage pas les drames, merci. »

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p 106 « La voiture passa la Seine, gagna le centre-ville. Louise se disait qu’elle avait échappé à cette ville toute grise durant ses jeunes années. Si elle avait vécu chez son père,
elle serait venue régulièrement ici, le samedi après-midi, pour faire du shopping. ça aurait été la grande sortie. Elle aurait fait ses études au Havre, ne serait allée à Paris qu’occasionnellement, en ayant du mal
à se repérer, comme les provinciaux. Serait-elle devenue costumière ? Peu probable. Elle aurait peut être fini coiffeuse, vendeuse de fringues dans une boutique minable. La fille du commandant de navire aurait côtoyé des fils de marins.
Inconcevable. Vivre avec un type comme Rémi, stratosphérique ! »

p 139 « Un fauteuil près de la fenêtre. Elle y prit place. La brume se levait. Elle la voyait établie, posée, assise pour la journée, mais non. Elle montait doucement, faisant apparaître les
eaux sombres qui s’agitaient mollement. Le bac était à quai, attendait. Elle comprit qu’il n’avait pas pu naviguer avant dans cette purée de pois. De rares voitures passaient.
Quillebeuf-Sur-Seine était un cul de sac à l’intérieur d’un méandre. On venait ici parce qu’on y habitait ou pour le bac, guère pour autre chose. »

p 171 « La Clio filait à 150. Agathe ne pouvait pas aller plus vite sous peine de passer le pied à travers le plancher.
– Et les flingues, ça te branche ? fit Pastorius.
– Pas vraiment, mais j’ai rien contre.
Et foutre des bourre-pifs à des clampins ?
– C’est le foire aux questions à ce que je vois.
– Alors, les bourre-pifs, motivée ?
– Pas spécialement mais faut voir. Mais pourquoi cet interrogatoire ? »

p 176 « Il faisait nuit sur la Seine. Ciel opaque. Louise était assise sur le muret le long du fleuve. Les lettres passaient, repassaient dans sa tête. Elle n’avait pas pu continuer à les lire, avait dû fuir, se viser, respirer, s’éloigner.
Horizon de cheminées, flamme de la torchère. Ce lieu glauque la dévastait. Elle ne cessait de se demander pourquoi son père en était arrivé au suicide. Questions lancinantes : pour quelle raison avait-il quitté sa mère ? Que s’était-il passé entre eux ? »

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p 222 « Il devait pleuvoir en ce jour pour coller à la triste réalité. Pourtant non, un beau soleil irradiait la plage de Havre.
Agathe avait laissé Garrot, s’était assise devant les galets. Rien n’avait changé. Les cargos étaient à l’heure sur leur ligne d’horizon. Les gamins jouaient. Les terrasses bondées,
débordaient de sourires. Agathe était comme eux la dernière fois qu’elle était venue ici, avec Louise et sa mère. Elle avait vu le ciel d’un bleu très vif, d’une pureté fantastique. Elle avait surtout vu une mère et sa fille vivre un moment merveilleux.« 

p 231 « Tu connaîtras toujours plus ou moins le macchabée sur qui tu dois enquêter. Tu ne peux pas faire marcher la machine à sanglots toutes les cinq minutes. Y’a rien de différent dans cette histoire, il faut que tu changes de braquet.
– Il me faut quand même un peu de temps pour digérer !
Pastorius sourit, l’embrassa sur le front.
– Je te titille pour ton bien, juste pour éviter que tu tombes dans le gouffre. Il faut avoir du cœur mais il faut aussi savoir se le garder au chaud.
– Parce que toi, tu ne tombes jamais dans le précipice monsieur le cœur malheureux ? Si tu me dis que ce n’est pas pareil, je te fais bouffer ta chemise, ta ceinture, tes godasses et tout le reste.

p 237 « Agathe découvrit une belle demeure de pierre sur un bout de côte rocailleux se terminant en une grande plage.
– Plutôt chouette, le nid d’amour.
– Je confirme. La baie d’Ecalgrain est un des plus beaux endroits du monde, du moins c’est mon avis.
Au bout du Cotentin, plein Ouest, face au large, la baie encaissait les tempêtes déferlant sur le cap de la Hague. »

 

Première rencontre avec l’auteur … au Salon du livre d’Igoville … Janvier 2015

Édition : Le Cargo Imaginaire  http://www.lecargoimaginaire.fr/auteurs/

Genre : Polar

Publié en 2016

 

 

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