L’inspectrice perd la tête … Philippe Kauffmann

Un livre … un polar complétement déjanté !! teinté d’humour grinçant … de fatalisme et sans doute de réalisme !!

2035 … la France est devenu un état fédéral … Les États Unis D’Europe !!
On ne mange plus de porc ou de bœuf mais … des insectes !! Élevages intensifs !!
et toujours les chinois présents … et bien présents !!
La Tour Eiffel a aussi quitté le Champs de Mars … tout s’achète !!

Des noms « abracadantesque » …
Jean-Phyl Maypomp, Louis Khatorz, l’agent Labanda Basile, José-Pat Ledire, …

Des personnages néanmoins réalistes … une enquête « qui nous grignote l’esprit » … et un dénouement … !!

Quel plaisir aussi de retrouver Frangipane … une inspectrice hors paire … qui a su trouver enfin un échappatoire à la gente masculine !!!
un livre plein d’humour et qui fait du bien … enfin presque !!!
et teintée d’une note « philosophique »
p 25 « Laisse – moi te confier un secret : on a tous deux vies … et la deuxième commence le jour où on réalise qu’on n’en a qu’une. »

A découvrir …

Et Autres épopées de Frangipane … « L’inspectrice à le nez fin »« L’inspectrice coince la bulle »

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p 13 «  »Moi capitaine je résoudrais toutes les enquêtes qui me seraient confiées. »
« Moi capitaine je …… »
« C’est bon, c’est bon, l’interrompit Louis Khatorz, en tout cas je constate que vous êtes la reine de l’anaphore. »
« L’âne à qui ? »
« L’anaphore, Frangipane, c’est une figure de style que vous maniez sans le savoir. »
« Et, c’est bien ça ? » »

p 17 « N’ayant pas d’affaire importante à traiter actuellement ils avaient été affectés à la surveillance des manifestations. Elles étaient de plus en plus nombreuses car bien
que l’Europe soit devenue fédérale depuis une décennie, la concurrence effrénée des nouveaux pays émergents africains mettait à mal l’économie de chaque pays et le
France n’y faisait pas exception. Quasiment tous les corps de métier étaient touchés. »

p 18  » – Les boulangers ont des problèmes croissants.
– Chez EDF les syndicats sont sous tension.
– Les éleveurs de chien sont aux abois.
– Les cheminots craignent pour leur train de vie.
– Les pédicures doivent travailler d’arrache-pied.
– Les vendeurs de pneus sont crevés.
– Les ambulanciers ruent dans les brancards.
– Les pêcheurs haussent le ton.
– Les marchands d’oiseaux se font de mouron.
– Les gynécologues sont au fond du trou.
– Les prostituées sont dans une mauvaise passe.
Bref la situation sociale est très tendue et le gouverneur de
l’état de France quasiment impuissant. Le président des états unis d’Europe, lui, affiche au contraire un optimisme qu’il tente de faire partager. En vain. »

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p 41 « Vous n’ignorez pas que demain le Gouverneur sera à Rouen pour une visite de trois jours, histoire d’inaugurer le douzième pont. »

p 76 « A la radio passait Justin Bieber qui, comme Franck Michaël au début du siècle, faisait le bonheur des troisième et quatrième âges. »
Dans sa boite boîte aux lettres elle avait trouvé en arrivant une offre d’abonnement à un club de lecture qui lui offrait en cadeau un premier livre. Elle ouvrit le petit carton et découvrit
le dernier roman de Philippe K. »

p 93  » « Ma femme s’appelait Isabelle Denuit. »
« Et alors … ? »
 » Ce nom ne vous dit rien ? Son père était le roi de la conserve. Vous n’avez jamais entendu parler des boîtes Denuit ? »

p 107 « Cet après-midi là elles burent concomitamment puis alternativement à la source de la vie. C’était doux, bon et chaud. Comme Frangipane manquait d’expérience Capucine guidait ses gestes. Elle n’avait jamais
connu une telle volupté. Cela pris du temps avant que le volcan ne se calme et que la lave ne se tarisse, après quoi elles sombrèrent ensemble dans la béatitude. C’était l’amour velours. »

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p 218 « En fait il s’était produit sur Paris au cours des derniers mois deux choses capitales : d’abord le Champ de Mars était vide car un homme d’affaires chinois s’était offert la tour
Eiffel. … La tour avait donc été démontée, transportée jusqu’à Shanghai et remontée sur place.
Or il se trouve que deux ans plus tôt, en juin 2033, Johnny Hallyday donnait un concert au stade de France pour son quatre-vingt-dixième anniversaire.
C’est au moment où il attaquait une de ses plus belles chansons « J’ai oublié de vivre » qu’il s’était écroulé sur scène … le dieu du rock avait rendu l’âme. ….
Une pétition circule pour que sa dépouille soit transférée au Panthéon mais l’assemblée refuse. Alors le lobby pro-Johnny ne lâche pas le morceau et après bien des tractations il obtient qu’on élève en lieu et
place de la tour une statue géante du rocker tant aimé. »

Première rencontre avec l’auteur … au salon du livre de Franqueville Saint Pierre … en Novembre 2014

Édition : Péca

Genre : Polar

Publié en 2015

RENCONTRE avec l’auteur … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Quel est votre premier écrit ? votre premier texte ?
Mes premiers écrits datent de 1968; j’avais 12 ans et je m’éveillais à la conscience politique. J’écrivais de longs textes révolutionnaires que je déclamais dans la cour ou dans les couloirs du collège. Trente ans plus tard j’ai rencontré par hasard un
copain de l’époque qui avait conservé certains de mes textes; c’était très amusant de les relire et de se dire qu’ils étaient toujours d’actualité.

Votre plus beau souvenir de jeune lecteur, lectrice ?
Chez moi il n’y avait pas de livres et c’est mon frère, de dix ans mon aîné, qui me les a fait découvrir à l’adolescence en me faisant lire les auteurs russes qu’il affectionnait. Mon plus beau souvenir de jeune lecteur ne concerne donc pas un livre
en particulier mais bien la découverte du livre en général.

Le livre qui vous a « déstabilisé » ? et pourquoi ?
Un livre qui m’a déstabilisé c’est « La faute de l’abbé Mouret » je m’étais tellement identifié au héros, moi qui aurait bien aimé être prêtre, que j’en souffrais physiquement en me demandant pourquoi j’étais confronté à un tel dilemme, écartelé entre deux
formes d’amour apparemment incompatibles.

Ecrire, vous donne l’illusion de quoi ?
Lorsque j’écris j’ai vraiment l’impression d’être un illusionniste. Je n’invente rien car les mots existent déjà et je ne suis pas loin de penser que tout a déjà été dit. Mon seul pouvoir repose dans le fait que je peux les ordonner comme je le veux et si les
phrases que je crée chantent bien alors c’est que les mots s’aiment. Ils s’aiment un peu s’ils sont dans le même livre, ils s’aiment beaucoup s’ils sont dans le même chapitre, ils s’aiment passionnément s’ils sont dans le même paragraphe et oh !
bonheur suprême, ils s’aiment à la folie s’ils sont dans la même phrase.

Quel est votre thématique, votre genre littéraire (polar, roman historique, …), ce qui vous inspire et pourquoi ?
J’ai choisi pour m’exprimer un genre décalé qui est celui de la comédie policière dans lesquelles l’humour tient autant de place que l’enquête. J’y amène également à réfléchir sur l’état de notre société car je m’inspire de notre environnement
que je transpose dans vingt ans afin de le faire évoluer à ma guise. un humour au troisième, voire quatrième degré, n’empêche pas de dénoncer nombre de ses dysfonctionnements et ceux qui en tirent profit.

Question bonus !
Quel est votre relation aux livres ? Pour vous un livre « heureux » est un livre corné, annoté, souligné, déformés, … ou pas ?
Lorsque j’ai fini de lire un livre je pourrais le remettre en librairie personne ne le verrait. J’ai un très grand respect pour le livre en tant qu’objet car c’est toujours un morceau de vie de son auteur. Si j’ai des notes à prendre je le fait sur une feuille à part.

Merci Philippe d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions. 

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