La plume de ma vie … Anne-M’Harry

Un Témoignage grave et bouleversant  ! Une émotion à fleur de peau !
Une enfance saccagée … un début de vie cauchemardesque … avec un père, un « géniteur » destructeur … et dévastateur ! Le pervers narcissique dans toute sa « splendeur !! « 

Un parcours « au milieu » .. des services sociaux … des gendarmes …
Un destin torturé … néanmoins jalonné de belles rencontresun papy et une mamie … une « sœur de cœur » … des éducateurs … Un professeur …

Il faudra alors apprendre à se reconstruire !! 

Une écriture fluide et agréable en début de livre … un peu plus « précipitée » en fin de livre !!
Les évènements se précipitent et le récit devient un peu moins précis !!
De très Belles Illustrations que l’on découvre au fil des pages …

Un Témoignage saisissant de Vérité … une vie sur le fil du rasoir !!

Une vie au bord du précipice !!!!

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Une vie au bord du précipice !!

p 17  » Et si ...
Et si j’avais eu une enfance dite »normale », vivre dans l’insouciance en laissant glisser les jours heureux. Accueillir mon père les bras ouverts en courant vers lui « Papa !!! » …
Et si j’avais été tout simplement aimée
On n’y pense pas mais l’amour c’est important pour un enfant, c’est la base d’une vie. Se sentir protégé, rassuré, consolé, épaulé, écouté, bref, des petites choses de tous
les jours si banales et pourtant si importantes.
« Et si j’avais eu des copines qui venaient à la maison pour jouer avec moi, partager mon gâteau d’anniversaire … » oups ! Mes mots d’enfance s’échappent de ma plume.
Et si ...
Et si mon enfance avait été comme cela, serais-je qui je suis ?
Aurais-je mon recul pour vous écrire ?
Aurais-je ma sensibilité ?
Nul ne le sait …
Et si ...
Avec des « si » je réécrirais mon histoire tout en gardant mon savoir, je profiterais de ces instants d’insouciance, de rires, de joies et surtout d’amour … »

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p 19 « Roger et Henriette ont changé ma vie ; enfin j’avais un papy et une mamie qui m’aimaient, je n’étais plus seule, je pouvais compter sur quelqu’un. Une complicité était née entre nous au plus grand bonheur de Maman.
Après ma journée d’école, je partais chez Henriette pour faire mes devoirs, mon goûter m’attendait à table, c’était tout simple, un petit pain au lait, trois bonbons de couleurs pour les yeux et le nez et deux gâteaux en guise d’oreilles.
Je n’avais jamais eu un quatre heures original, une souris faite maison avec un bol de chocolat.« 

p 31 « Mme Ball (professeur au collège) avait signalé ma détresse aux services sociaux, ce qui n’arrangeait rien puisque mon tendre père disait que je faisais cela pour faire mon intéressante. …
L’année scolaire recommença au collège … et je n’avais plus ma prof en cours, ça me rendait triste. A mon avis, elle a dû se sentir trop investie par mon cas et avait voulu se protéger en m’éloignant, chose que je comprends maintenant. A cette
époque je ne comprenais pas et je me sentais abandonnée …. « 

 

 

 

p 28 « Le lendemain matin, je me levai difficilement, j’avais des douleurs de partout. On m’accusait d’avoir frappé Maman, j’étais sur le « cul » car la veille on m’accusait d’avoir caché une bouillotte….Plus rien n’était
comme avant, entre le cousin qui me violait et le géniteur qui me tabassait, je me murais dans mon silence. Je ne voulus plus parler à personne ... »

p 41 « Au début je croyais que j’étais juste abusée, or lors d’un reportage télé sur le sujet, je compris que j’étais victime de viols. Les gendarmes ont effectué une enquête … Lors de mon audition, j’ai été filmée car j’étais mineure ;
sur la vidéo je décrivais mon calvaire, les détails, les lieux. Bref tout …
La gynécologue avait constaté que mon hymen avait été arraché et que j’avais une longue cicatrice suite à un déchirement vaginal. On était accompagné par une gendarme et maladroitement,
Maman avait dit : »Ah, c’est vrai quand même ! ». Sur le coup cela m’avait vexée car je croyais qu’elle doutait toujours de ma parole. »

 

 

 

p 61 « Un soir, en revenant du poulailler, je vis Maman arriver en pleurs de la laiterie. Sur le coup je me demandai ce qu’elle avait et je courus vers elle afin de savoir ce qui c’était passé.
Le fou l’avait poussée violemment dans le caniveau, elle était tombée et avait failli heurter de la tête une barre de fer. Ce soir-là Maman avait vraiment eu peur pour sa vie. Elle me dit : « je ne sais pas ce qui lui a pris … il devient fou ! »
Je ne savais pas comment la consoler, j’étais partagée entre peine et colère. »

Genre : Témoignage, autobiographie

Publié en 2016

RENCONTRE avec l’auteure … Quelques questions pour tenter de découvrir qui se cache derrière le livre !!

Quel est votre premier écrit ? votre premier texte ?
j’ai commencé à écrire vers l’âge de 10/11 ans lorsque je devais rendre des rédactions au collège d’où mon amour pour les mots qui enlèvent les maux 😉
C’est pourquoi je voulus écrire mon autobiographie afin de me soulager un peu « La plume de ma vie » publié en juin 2016.

Votre plus beau souvenir de jeune lectrice ?
Alors mon plus beau souvenir en tant que lectrice est un voyage en l’an 1800 chez les Cheyennes « Mille femmes blanches  » de Jim Fergus  😉 Et puis tant d’autres…

Le livre qui vous a « déstabilisé » ? et pourquoi ?
Le livre qui m’a le plus marqué est « On nous appelait les sauvages » de Dominique Rankin et
Marie-Josée Tardif, ce que j’ai retenu de cet ouvrage est une belle leçon de courage et de pardon car il faut être extrêmement fort pour pardonner.

Ecrire, vous donne l’illusion de quoi ?
Pour moi écrire est libérateur car je m’autorise à vivre la vie qui me passionne, je peux être qui je veux, je peux vivre où je veux, je peux être moi-même dans des univers complètement différent du mien 😉  » Écrire des livres,
écrire délivre » une phrase que j’affectionne beaucoup de mon ami écrivain Pierre Michel Bertrand 😉

Quel est votre thématique, votre genre littéraire (polar, roman historique, …), ce qui vous inspire et pourquoi ?
Mon sujet favori est bien évidemment Amérindien car je retrouve en leurs cultures des valeurs similaires aux miennes telles que le respect, l’honnêteté, le partage, la patience, l’écoute…

Question bonus !
Quel est votre relation aux livres ? Pour vous un livre « heureux » est un livre corné, annoté, souligné, déformés, … ou pas ?
Oui pour moi un livre heureux est un livre qui offre un voyage, des rires, parfois des larmes,
de la culture, de la sagesse… Oui s’il est abîmé c’est qu’il doit se tordre de bonheur de partager ses voyages 😉

Merci Anne M’Harry d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions ! 

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