Kyrielle Blues … Véronique Biefnot et Francis Dannemark

Un livre comme … une friandise … un petit bonbon sucré !!

Un roman  … en « notes de musique » … ou l’on se laisse bercer … guider par ces petites bulles de bonheur

Une écriture simple, légère et poétique … Une « ballade » au gré des pages … parsemées d’aquarelles joliment dessinées par Véronique Biefnot

Des personnages tendres et attachants. Avec leurs désillusions … leur nostalgie !!
Leurs vies posées … là … en suspens !! Retrouveront ils le chemin de … l’amour ? La disparition d’un être chère leur apportera t’il la paix ?
Le chemin est long mais … espérons le ensoleillé …
Une belle balade entre le Nord, Hazebrouck et le Sud Ouest, Bordeaux !!

Un dénouement prévisible mais la magie opère … et on se laisse charmer !!

p 138
« Mais nous sommes tous l’enfant
d’un enfant perdu
dans de vieux habits trop grands.
Vient le temps
du pardon. »

Un roman à déguster « sans faim » !!! Juste pour le plaisir !!

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p 13 « En cet après midi du 18 mars, quelque chose de rosé dans la lumière fait vibrer le bel alignement des immeubles aux façades de sable et de champagne.
Le ciel se découpe en larges pans azurés au-dessus du Blue Willow. Dans quelques heures, ce sera la fête.
A l;intérieur, traversant les vitraux, la lumière vire au bleu cobalt, au vert lagune et confère à la salle une allure aquatique. Nina dépose la dernière bougie sur la seizième table du restaurant.
Sortant de la cuisine, Antoine s’arrête pour admirer son travail d’un regard circulaire. »

p 35 « Sortir de la voiture, laisser la pluie lui rincer les joues, emporter toute trace de larme. Pas évident de se tenir debout et de marcher sans céder à la tentation de la chute. Elle hésite :
va-t-elle accepter la dérobade des genoux, plonger vers ce trottoir brillant, s’y asseoir lourdement, sentir le froid humide de la pierre qui transperce sa jupe ? Est-ce qu’elle
pourrait le faire ? Est-ce que quelqu’un s’en étonnerait, l’inviterait à se relever ?
L’envie est si forte, elle est si fatiguée, s’asseoir là et ne plus bouger, laisser le monde tourner et attendre que quelqu’un vienne lui dire ce qu’il convient de faire, de penser … »

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p 118 « Ce n’est pas le moment de me chercher des excuses, je sais qui je suis, je n’ai jamais été très bon dans le monde … réel, dans la vie quotidienne. Ce que j’aimais le plus ?
M’asseoir devant les quatre-vingt-huit touches d’un piano et laisser faire mes doigts. Je n’ai jamais compris comment ça marchait mais j’ai de la chance : la magie ne s’est jamais éteinte. Même les mauvais
soirs, quand j’étais fatigué ou que le piano était une calamité, ou que le public se fichait éperdument de la musique, il y a toujours eu ce moment où … (il fait claquer ses doigts.)- et je n’étais plus là,
j’étais dans un autre monde, où tout était juste … Je n’ai jamais pris de drogues, pas besoin, la musique me suffisait amplement, aussi longtemps que je pouvais en jouer, n’importe où, un club, une arrière-salle, un studio,
la scène d’un festival.« 

p 134 « Je sais pourquoi c’est dangereux de parler : une fois qu’on commence, ça n’en finirait plus … Surtout quand on n’a jamais beaucoup parlé. » …  » Je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Le secret a duré assez longtemps, trop longtemps.
Je ne me fais aucune illusion : mon vrai cancer, c’est lui. Ce que je fais en vous parlant à tous deux maintenant, j’aurais dû le faire il y a des années. Mais il y avait ma promesse. Et ma lâcheté aussi. L’habitude du silence.
La peur de changer les choses … Et puis j’ai réfléchi. Qu’est-ce que j’avais à vous léguer en partant ? A vous léguer vraiment ?
Rien, sauf la vérité. Avec l’espoir qu’elle soit une porte qui s’ouvre sur un bonheur sans remords ni regrets, sans mensonges, une porte qui s’ouvre sur quelque chose de … plus lumineux que ce que j’ai vécu moi-même. Vous êtes jeunes,
mes enfants, et même si vous ne me croyez pas, je vous jure que la vie est devant vous. Je regrette, je regrette infiniment de ne pas avoir eu le courage de vous révéler tout ça de mon vivant.
Je n’aime vraiment pas qu’on juge les gens sur quoi que ce soit – à part leur façon de se comporter envers autrui.« 

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p 175 « Dix heures du matin quand Antoine se réveille. Il garde les yeux fermés pour essayer de rattraper les dernières bribes d’un rêve mais c’est un rêve vif et lisse comme une loutre, il lui échappe, ne reste
dans sa main qu’une sensation de chaleur. »

p 196 « A la sortie du cimetière, frissonnant, il s’engouffre dans sa voiture mais ne se décide pas à démarrer. Aller où ? Chez lui, dans la grande maison vide ?
A Bordeaux où coule la Garonne qui emmène vers la mer tous les souvenirs, tristes et joyeux, vrais et faux ou inventés ?
Quand enfin il lance le moteur, c’est pour prendre la direction de la frontière belge. Filer vers la côte, retrouver La Panne, Coxyde, Oostduinkerke.
Marcher au bord de l’eau comme il le faisait enfant avec sa mère. Parfois, sans raison, sans explication, elle lui disait : « Viens, on s’en va, on va voir la mer. »
Il se souvient qu’elle marchait sans dire un mot, les pieds dans les vagues froides, et qu’il tournait autour d’elle, ramassant des coquillages aux reflets nacrés.« 

p 221 « – J’ai vécu si longtemps au royaume du silence ..., dit-il. Il y avait des mots, des phrases, mais la règle, c’était que le silence est d’or et qu’afficher ses sentiments
est une forme de faiblesse. Je sais à présent pourquoi c’était ainsi, tu connais toute l’histoire …
– Moi, je n’ai jamais oublié ce que mon père m’a dit un jour quand j’avais une quinzaine d’années ; les gens qui n’expriment pas leurs véritables sentiments mériteraient de
ne pas en avoir. Les mots, ce n’est pas facile, mais sans eux les gens ne seraient rien. Mieux vaut se tromper et recommencer que se taire. »

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Aquarelles de véronique Biefnot …

Édition : Le Castor Astral

Genre : Roman

Publié en 2016

 

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