Le village des ténèbres … David Coulon

Un roman très sombre !! Un polar noir et oppressant !! Un thriller haletant !! Des disparitions inexpliquées !!! Une ambiance et des personnages
angoissants, sordides, inquiétants !!

Une première partie qui plante le décor, assez lente, pleine d’angoisse … on s’attend au pire !! Ensuite les choses s’accélèrent
et le pire arrive !!
On plonge dans l’horreur, le monstrueux, le sanglant et la violence … malgré tout on se laisse embarquer …
le visage se crispe et les frissons ne nous lâchent plus !!
On est happé par l’intrigue et impossible de lâcher !! Drôles d’impressions « morbides » !!
Puis en définitif on s’aperçoit que les personnages peuvent être « attachants » … ni vraiment méchants …
ni vraiment gentils … Juste une situation qui fait que ….
Une belle psychologie des personnages !!
Si vous aimez les sensations fortes … un livre qui vous « secoue » … c’est celui là !! A découvrir au crépuscule … au fond d’une forêt !!

Coup de cœur de Franck Thilliez, Président du jury Prix VSD 2015.

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« Les prédateurs dévoraient la ville.
Leur quartier général se situait le plus souvent en haut d’une tour. Immense. Une tour de verre, transparent, à travers laquelle on pouvait distinguer la circulation sanguine
dans le corps du prédateur. Des globules cravatés couraient dans les couloirs. Criaient. Téléphonaient.
Se défenestraient. Le corps vivait, grandissait, et se débarrassait de ses globules pourris.
Les prédateurs ne se craignaient pas entre eux. Ils n’étaient pas des proies les uns pour les autres. Ils étaient des chasseurs, et pas des chassés. Simplement, ils se battaient
les uns contre les autres pour trouver les meilleurs terrains de chasse. … « 

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« C’était un couloir sombre. L’archétype du couloir que craignent les petits enfants lorsqu’ils sont encore à l’âge auquel on croit
aux fantômes et aux sorcières. Un couloir de pierre, sans lumière, aux murs suintant l’humidité. Un couloir sans fenêtre, ne
menant que dans une seule direction. — Sorcières ou pas, il va bien falloir y aller, murmura Luc pour se donner du courage.
Il serra fort les manches du petit couteau et du hachoir qu’il tenait dans chaque main et avança dans le boyau étroit. Le couloir
semblait interminable. Le sang frais des deux clochardes coulait de son hachoir, il laissait des traces à chaque pas. Il serait
aisément repérable, mais il n’avait pas le choix, il fallait qu’il avance. Au bout d’une trentaine de mètres, le couloir faisait
comme un coude, sur la droite. Il y avait de la lumière. De la lumière et du bruit. Des voix. Il serra les deux armes un peu
plus fort, se plaqua contre le mur, et avança lentement, essayant de se faire le plus discret possible, tout en saisissant des
bribes de conversation. Mais les voix étaient lointaines. Il devait y avoir d’autres clochardes, comme celles qui l’avaient attaqué
au-dehors, et celles qui voulaient le découper. Il bondit dans le coude, les deux armes à la main, prêt à égorger quiconque se
trouverait face à lui. Personne. »

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« La guerre la plus importante, la nouvelle guerre mondiale est, disons, plus économique. Les Chinois, les Africains, les Indiens
font travailler leurs gamins pour très peu d’argent. Nous avons la chance d’avoir des centaines d’enfants qui ne sont recensés
nulle part, qui n’existent pas officiellement. Et nos militaires les forment à des travaux techniques, qui ne coûteront pas un
centime au pays. Ils seront des ouvriers dociles, des esclaves non répertoriés ! Ils seront les soldats du XXIe siècle, lieutenant.
Ils participeront à la grande guerre économique mondiale. »

« Désormais, il pouvait concevoir qu’on préfère vivre seul, éloigné de toutes et tous. Le sel de la vie était parfois violent,
surtout lorsqu’on l’étalait sur des plaies. À vif. »

« Ces gamins sont des poissons-chats beaucoup plus efficaces que nous, adultes, qui avons un passé, une éducation, des notions
de bien et de mal, et une existence réelle, répertoriée, qui font de nous des guerriers aisément repérables. Les enfants sont une
arme diablement efficace. »

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« Les viols en période de guerre ont toujours été un moyen d’asseoir la domination d’une armée sur l’autre. On ne compte plus
les agressions sexuelles perpétrées par les Hutus sur les Tutsis, ou par les Serbes sur les femmes croates, et inversement. »

« La neige déforme les paysages, les perspectives, mais aussi les comportements. Ceux des hommes, des animaux. Les animaux ont faim,
beaucoup plus faim lorsqu’il neige. Les animaux ont soif de sang.« 

« Encore une brebis égarée que le prédateur allait dévorer avec délectation.
Les prédateurs continueraient à dévorer la ville. Patiemment. Sans relâche.
Les prédateurs ne mouraient jamais.
Ils donnaient la mort.
Ils donnaient la vie. »

Première rencontre avec l’auteur … au salon du livre de Franqueville Saint Pierre … Novembre 2014

Edition : Les Nouveaux Auteurs

Genre : Thriller

Publié en 2015

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