Les saisons du mensonge … Karine Lebert

Un beau roman …Trois « histoires imbriquées » … dans le temps !! Une errance entre ces trois époques !!
Que s’est il passé pour ces sépultures d’enfants retrouvés non loin du cimetière ??? Que s’est il passé en Colombie ??? Pourquoi tant de mystères à Lyons la forêt ??
Au premier abord une histoire tranquille à Lyons la forêt mais très vite on sent le mystère … le calme n’est qu’illusoire …
on est embarqué dans une énigme qui nous laisse en alerte et aux aguets !!

Une belle histoire d’amour … d’amitié … de retrouvailles … de souvenirs Bons et moins bons !! De l’angoisse, de l’espoir et des désillusions !!

Une intrigue … un personnage clé qui apparait très tard dans le livre … un rebondissement … puis un dénouement sous forme de pirouette … Une jolie pirouette de l’auteur !!

Un très bon moment de lecture, le rythme est agréable !! Candice le personnage central est attachant … Un beau roman à découvrir !!

DSC_7942 final

p 20 « Jamais une personne en proie à la neurasthénie ne prendrait soin de se vernir les orteils ! se dit-elle … »

p 27 « Ma chemise me collait à la peau. La sueur dégoulinait entre mes omoplates comme un petit ruisseau ; … La chaleur moite m’enveloppait à la manière d’un linceul et mon
sentiment s’apparentait bien à celui d’être enterrée vivante dans une terre humide. Mes tempes battaient telles des cymbales. … Les premiers désagréments physiques n’étaient
rien en comparaison des malaises dont nous souffrions à présent, moi et mes compagnons d’infortune. Pour garder le contrôle, non plus de la situation mais de moi-même, je m’imposais des exercices de mémoire tous les jours. Dans mon esprit, l’organigramme de ce qui m’avait
amenée ici se dessinait d’une manière précise, bien loin de la confusion qui régnait alentour. Tous ces signaux que j’avais négligés, tous ces indices mis sur mon chemin dont je m’étais détournée avec la volonté et le courage qui me caractérisaient. Volonté et courage s’en étaient allés, remplacés par la terreur
et l’angoisse. Comme mon passé glorieux paraissait dérisoire maintenant que l’essentiel manquait à ma vie ! J’aurais tout donné pour … « 

DSC_7892 final

p 56 « Elle avança jusqu’à une première malle, qu’elle ouvrit. Des piles de livres d’Enid Blyton, les fameux Oui-Oui, sa lecture de prédilection naguère, des Martine, des Caroline, et la bibliothèque Verte qui indiquait qu’elle avait grandi : la détective Alice et Jeunes filles en blanc, des infirmières
qui menaient l’enquête. Elle en feuilleta quelques-uns, renouant avec l’émotion qui se saisissait d’elle quand elle dévorait ces histoires à rebondissements à huit, dix ou douze ans. »

p 134 « Je m’en voulais, et pire encore j’éprouvais à l’égard de mes compagnons un sentiment qui s’apparentait à de la haine. Nous ne nous supportions plus. Comment en étions-nous arrivés là ? Le confinement, en partie, qui faisait naître des disputes pour des
broutilles ayant valeur de trésors inestimables pour chacun d’entre nous. Néanmoins, nous aurions dû nous entraider, nous soutenir autant que nos forces le permettaient, nous empêchant les uns les autres de flancher, au lieu de quoi nous nous chamaillions, nous jalousions, nous accusions même
mutuellement, faisant le jeu des ravisseurs. Il n’y avait parmi nous aucun psychiatre qui aurait pu donner un nom à ce phénomène que nous ne parvenions plus à maitriser,
quand bien même nous en avions conscience et le regrettions. »

DSC_7885 2

p 218 « Mon histoire n’est pas banale, elle intéresse, elle peut même passionner. Il n’en reste pas moins qu’elle m’est personnelle et que je regrette qu’elle ait été étalée dans la presse. A présent,
je souhaite retomber dans l’anonymat si c’est possible. Et ce vœu de pair avec le silence que je me suis toujours imposé sur ce pan de ma vie. C’est mon choix et mon ultime liberté maintenant qu’un média s’est emparé de mon existence et l’a jeté en pâture à la nation. »

p 226 « Un matin, je fus soudain soulevée par une vague de nausée qui me plia en deux, et je régurgitai tout mon petit déjeuner. Les larmes aux yeux, la bouche souillée, désemparée, je me redressai et surpris le regard compatissant d’une gardienne sur moi.
Ada ressemblait à une enfant avec sa petite taille due à la malnutrition dont elle avait souffert durant ses jeunes années, ses membres grêlés, sa poitrine plate, son
minois toujours un peu étonné comme si elle se demandait si sa place était bien là – interrogation que je partageai quand j’appris qu’Ada avait à peine seize ans. »

DSC_7872 1

p 263 « La présence de clous corroborait encore leurs dires. Il était probable qu’ils provenaient de cercueils ou de coffres. Il s’agissait peut-être aussi d’un rite d’enclouage pour fixer l’âme du mort et lui interdire d’errer parmi les vivants. Certes, des interprétations
divergentes existaient sur ce point, comme d’ailleurs sur tout fait en rapport avec une époque si lointaine ayant laissé peu de témoignages de la vie quotidienne, mais après plusieurs mois passés à chercher une explication, Candice
estimait que ses déductions étaient plausibles. Même si elles pouvaient être débattues. »

DSC_7903 2

Edition : Presse de la cité

Genre : Roman

Publié en 2016

Publicités

Une réflexion sur “Les saisons du mensonge … Karine Lebert

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s