En attendant Bojangles … Olivier Bourdeaut

Un premier roman émouvant, touchant, bouleversant et époustouflant ….
Un livre pétillant, drôle, triste, fou, fait de rêve, de réalité, d’illusion et de désillusion
Un livre aux milles émotions … avec ses « mensonges à l’endroit à l’envers » !!
La « folie maternelle » à travers les yeux d’un petit garçon et l’amour fou et sans limite d’un mari pour sa femme !!
On danse, on rit, on s’enthousiasme, et puis la réalité prend le dessus, le ton devient plus grave l’ambiance change … mais l’émotion est toujours aussi intense !!
Un beau livre d’amour et de tolérance …. à découvrir absolument !!

« Certains ne deviennent jamais fous…
Leurs vies doivent être bien ennuyeuses. »

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p 11 « Un jour par an seulement, ma mère possédait un prénom fixe. Le 15 février elle s’appelait Georgette. Ce n’était pas son
vrai prénom, mais la Sainte-Georgette avait lieu le lendemain de la Saint-Valentin. Mes parents trouvaient tellement peu
romantique de s’attabler dans un restaurant entourés d’amours forcés, en service commandé. Alors chaque année, ils fêtaient la
Sainte-Georgette en profitant d’un restaurant désert et d’un service à leur seule disposition. De toute manière,
Papa considérait qu’une fête romantique ne pouvait porter qu’un prénom féminin. »

« Mais je vous en prie, amusez-moi, faites-moi rire, Ici les gens sont tous parfumés à l »ennui. »

p 55 « Son comportement extravagant avait rempli toute ma vie, il était venu se nicher dans chaque recoin, il occupait tout le cadran de l’horloge,
y dévorant chaque instant. Cette folie, je l’avais accueillie à bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer fort et m’en imprégner, mais je craignais
qu’une telle folie douce ne soit pas éternelle. Pour elle, le réel n’existait pas. J’avais rencontré une Don Quichotte en jupe et en
bottes, qui, chaque matin, les yeux à peine ouverts et encore gonflés, sautait sur son canasson, frénétiquement lui
tapait les flancs, pour partir au galop à l’assaut de ses lointains moulins quotidiens.

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p 122 « Lorsque j’avais rencontré sa mère, j’avais tenté un pari, j’avais lu toutes les règles, j’avais signé le contrat, accepté les
conditions générales et pris connaissance des contre-parties. Je ne regrettais rien, je ne pouvais pas regretter cette douce
marginalité, ces pieds de nez perpétuels à la réalité, ces bras d’honneur
aux conventions, aux horloges, aux saisons, ces langues tirées aux qu’en-dira-t-on.

[…] le mariage étant le plus beau jour de la vie, nous avons décidé de nous marier tous les jours, ainsi notre vie est un perpétuel paradis.

Ils volaient, mes parents, ils volaient l’un autour de l’autre, ils volaient les pieds sur terre et la tête en l’air, ils volaient vraiment,
ils atterrissaient tout doucement puis redécollaient comme des tourbillons impatients et recommençaient à voler avec passion
dans une folie de mouvements incandescents. Jamais je ne les avais vus danser comme ça, ça ressemblait à une première danse,
à une dernière aussi. C’était une prière de mouvements, c’était le début et la fin en même temps. Ils dansaient à en
perdre le souffle, tandis que moi je retenais le mien pour ne rien rater, ne rien oublier et me souvenir de tous ces gestes fous.

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« De tout façon, j’ai toujours été un peu folle alors un peu plus, un peu moins, ça ne va pas changer l’amour que vous avez pour
moi, n’est-ce pas ? » Avec Papa nous nous
étions regardés en trouvant que cette remarque était frappée au coin du bon sens.

« … je l’avais envoyé à un éditeur. Il m’avait répondu que c’était drôle et bien écrit, que ça n’avait ni queue, ni tête, et que c’était
pour ça qu’il voulait l’éditer. Alors, le livre … , avec ses mensonges à l’endroit à l’envers, avait rempli toutes les librairies de la terre entière.
Les gens …, ils dansaient et riaient avec nous, pleuraient avec Maman, mentaient avec Papa et moi, … c’était vraiment n’importe quoi, parce que
la vie c’est souvent comme ça, et c’est très bien ainsi. »

Édition : Finitude

Genre : Roman

Publié en 2015

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