Chantage en poste restante … Jean Louis Viot

Un début de livre calme ou l’on sent l’intrigue se « placer » … l’angoisse, l’incompréhension, le malaise … Une ambiance suspicieuse … et puis les choses
s’étirent, ça semble un peu long à démarrer !! Dommage !!

Enfin l’intrigue se corse et là ça part sur les chapeaux de roue
on est happé et transporté … Que se passe-t-il ?? Qui peut se cacher derrière ce maitre chanteur ?? On suspecte tout le monde !!
On pense avoir enfin compris … enfin avoir trouvé le maitre chanteur mais un nouveau rebondissement et peut être nous sommes nous trompé, ou pas ??
Mystère !! Il faudra lire pour savoir …

Philippe Raynaud l’enquêteur « se la joue » Columbo … toujours là au bon ou mauvais moment, suivant le côté ou l’on se place … Il rôde … insignifiant mais …
Une belle intrigue et un dénouement qui surprend !!
Une belle écriture, agréable … Un polar à découvrir !!

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p 15 « Karen sèche son épaisse chevelure en la froissant entre ses doigts. Un nuage de poudre, un trait discret au ras des cils, une légère couche de mascara,
un peu de rose aux lèvres, elle considère, satisfaite, ou presque, l’image que lui renvoie le miroir de sa coiffeuse. Elle ouvre son coffret à bijoux, en extrait
un collier en chute, chapelet de petites boules d’or poli. Un cadeau de Jérôme.« 

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p 34 « … elle fait semblant de boire comme elle fait semblant d’écouter. Elle s’égare sur des sentiers accidentés qui la ramènent vers Jacques, dont
elle se languit davantage encore lorsqu’elle est aux côtés de Jérôme. La désinvolture de son mari l’anéantit. Elle le sonde en secret. A-t-il jamais songé qu’elle pouvait le tromper ?
Quelle serait sa réaction si … Elle ne pense pas au futur mais au conditionnel. La tentation de partir est forte, mais rien n’est décidé. Son éternelle pusillanimité. Comment Jérôme prendrait-il la chose ? Elle
n’ose même pas l’imaginer. Elle le sent encore aimant. Elle souhaiterait le contraire. Le monde est mal fait. »

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p 59 « Le regard de Jérôme dans sa nuque l’agace. Elle le devine, là, planté derrière elle, prêt à lui enserrer la taille de ses bras qu’elle a, désormais, en aversion. Elle appréhende le moment où elle va
devoir se glisser dans leurs draps en éludant sinon les caresses, les simples effleurements. Elle cherche déjà des subterfuges, gagne du temps. »

p 141 « Karen enfouit ses mains dans les poches du ciré. Quelque chose roule au bout de ses doigts. Elle exhume précautionneusement sa découverte, ouvre son poing, reste
ébahie. Le pendant d’oreilles qui avait disparu de son écrin est là, sous ses yeux. Il ne manque que sa petite attache. Plus que le soulagement d’avoir retrouvé la seconde des boucles
que Jacques lui a offertes, c’est la question de savoir comment elle a pu arriver là qui la submerge. Le vieux ciré, toujours accroché dans la véranda, est utilisé par Julien, par Jérôme et parfois même Sophie. Karen se sent complètement perdue. Qui et
pourquoi ? Pourquoi avoir subtilisé l’un de ses pendants d’oreilles ? »

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p 215 « Elle tape rageusement sur son volant, démarre en trombe. La liste est longue des imprécations qu’elle se lance et qu’elle lance à l’adresse de sa naïveté, de son manque d’intuition. Elle roule droit devant,
dans la nuit tombante. Une conduite automatique, indifférente aux éclats diffractés des phares. Elle s’enfonce dans un tunnel qui se resserre sur ses tempes comme un étau. »

« Sonnée, assommée, Karen longe le bassin Duquesne où quelques bateaux à l’amarrage laissent faseyer mollement pavillons et cordages. Le soleil de treize heures s’insinue à travers
les nuages. Il fait bon.
Karen avance encore un peu, d’un pas sans énergie. Elle s’arrête, s’approche du bord, n’entend plus que le clapotement des vaguelettes contre le granit du quai.
Elle se penche. Le chatoiement de l’eau l’hypnotise, l’attire inexorablement. Le repos est là, cinq mètres plus bas.
Derrière elle, quelqu’un arrive à grandes enjambées.
Madame Dorval !
Elle se retourne. Philippe Raynaud reprend sa respiration.
– Je ne voulais pas vous laisser partir comme ça, bredouille-t-il.
-C’est étrange, dit-elle simplement.
-Qu’est-ce qui est étrange ?
Cette faculté que vous avez d’être toujours là au bon moment.
Raynaud se fend d’un sourire. »

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Première rencontre avec l’auteur … le 28 novembre 2015 à Dieppe

Édition : Esneval

Genre : Polar

Publié en 2015

 

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