2084 … La fin du monde … Boualem Sansal

Une très belle plume … Une fable, un roman, une fiction, … ??  terrifiant en tout cas … qui dérange … qui inquiète …avec une petite pointe d’humour … Noir.

Un début de prémonition ? ? « La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n’est plus fort qu’elle pour faire détester l’homme et haïr l’humanité »   et si c’était vrai !! Un AVERTISSEMENT !!!

Un Superbe livre … Un dénouement surprenant … Que de manipulations… Tout ceci nous laisse perplexe … Pas vraiment envie de ce monde Horrible et Formaté !!! Heureusement Fiction … « Dormez tranquilles, bonnes gens, tout est parfaitement faux et le reste est sous contrôle. «  ?? ??

A découvrir !!

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« Le lecteur se gardera de penser que cette histoire est vraie ou qu’elle emprunte à une quelconque réalité connue. Non, véritablement, tout est inventé, les personnages, les faits et le reste, et la preuve en est que le récit se déroule dans un
futur lointain dans un univers lointain qui ne ressemble en rien au nÔtre.
C’est une œuvre de pure invention, le monde de Bigaye que je décris dans ces pages n’existe pas et n’a aucune raison
d’exister à l’avenir, tout le monde de Big Brother imaginé par maître Orwell, et si merveilleusement conté dans son livre
blanc 1984, n’existait pas en son temps, n’existe pas dans le nôtre et n’a réellement aucune raison d’exister dans le futur. Dormez tranquilles, bonnes gens, tout est parfaitement faux et le reste est sous contrôle. « 

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Entrer une légende

P 28 « quel merveilleux moyen que l’espoir et le merveilleux pour enchaîner les peuples à leurs croyances, car qui croit a peur
et qui a peur croit aveuglément. Mais c’était là une réflexion qu’il se ferait plus tard, au cœur de la tourmente : il s’agirait
pour lui de briser la chaîne qui amarre la foi à la folie et la vérité à la peur, pour se sauver de l’anéantissement. »

P 55 « une nuit, il s’entendit murmurer sous la couverture. Les sons sortaient d’eux même, comme forçant le passage
entre ses lèvres pincées. Il résista, tenaillé par la peur, puis se relâcha et tendit l’oreille à ses mots. Une décharge électrique
le traversa. La respiration lui manquait, il s’entendait répéter ce mot qui le fascinait, qu’il n’avait jamais utilisé, qu’il ne
connaissait pas, il en hoquetait les syllabes : « Li…ber …té…li…ber…té… Li-ber-té… li-ber-té…liberté …liberté… » « 

P74 « C’est son regard qui attira celui d’Ati, c’était le regard d’un homme qui, comme lui, avait fait la perturbante
découverte que la religion peut se bâtir sur le contraire de la vérité et devenir de ce fait la gardienne acharnée de
mensonge originel. »

P 59 « C’était amusant de se poser la question qui rend fou : un homme continue-t-il d.exister si du monde réel on le
projette dans un monde virtuel ? Si oui, peut-il mourir ? De quoi ? Pas de temps dans le virtuel, donc pas d’ennui, pas
de vieillesse, pas de maladie, pas de mort. Avec quoi pourrait-il se suicider ? Deviendrait-il virtuel comme son nouveau monde ? Garderait-il la mémoire de l’autre monde, la vie, la mort, les gens qui vont et viennent, les jours qui passent ?
Un monde qui donne ces sensations est-il virtuel ? ... « 

P 150 « le bonheur serait toujours une aspiration irréalisable parmi les hommes, qu’ils soient anges ou démons.
Croire en Yolah dans ces conditions était plus que miraculeux, il fallait la force d’une fantastique publicité pour que  le rêve et la réalité se rejoignent et fassent un. Mais, une fois qu’on était pris dans le fantasmagorie, Qodsabad était
un foyer comme un autre, on pouvait s’y sentir un jour malheureux comme un rat et le lendemain heureux comme un
soleil, et de la sorte la vie passait sans totalement décevoir, chacun ayant une chance sur deux de mourir content. »

P 219 « La mer commençait à l’horizon, on aurait dit que c’était dans le ciel qu’elle prenait sa source et que de là elle
descendait vers la terre. Ce fut le premier constat que se fit Ati, et à mesure qu’il avançait vers elle, ce qui était une ligne d’horizon aérienne, indistincte et tremblante se matérialisait, s’étendait, devenait masse d’eau colossale et vibrante qui occupait
tout l’espace, le débordait et venait sur lui telle une marée montante pour s’arrêter in extremis à ses pieds; il se sentait cerné.
Impossible d’ échapper à la fascination et à la terreur, la mer était la somme de tous les contraires, il ne fallait que quelques
secondes pour s’en convaincre et l’on sentait alors très fort qu’elle pouvait en un instant basculer du tout au tout, du meilleur au pire, du plus beau au plus sinistre, de la vie à la mort. … Il s’avança courageusement vers elle, jusqu’au bord où elle
disparaissait dans le sable. Encore un pas et le contact miraculeux se fit. Sous la pression de son poids, l’eau et le sable
exsudaient entre ses orteils, les massant d’une façon plus que sensuelle.

Edition : Gallimard

Genre : Roman, Fiction, …

Publié en 2015

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